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Chères amies, Chers amis,
Je vous prie de trouver ci-joint l'initiative que nous prenons, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, utile aux Français. Le texte en a été publié aujourd'hui.
Je compte sur vous pour nous rejoindre et apporter vos idées sur le site qui sera spécialement créé pour vous accueillir. Elles nous permettront d'aboutir à une belle contribution dont nousseront toutes et tous coauteurs.
Amitiés

CONSULTATION PARTICIPATIVE :
COMMENT LE CONGRES DU PS PEUT-IL ETRE UTILE AUX FRANÇAIS ?

Si vous souhaitez adhérer en ligne à l'association Désirs d'avenir :
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=adhesion
Si vous souhaitez soutenir l'association Désirs d'avenir :
http://www.desirsdavenir.org/pdf/bulletin.pdf
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SIGNEZ L'APPEL LAÏQUE EN CLIQUANT : http://www.appel-laique.org/
Ségolène Royal à La Rochelle le 07 mai RV sur le France 1 à 19 h 30
Vous lancez une consultation participative, est-ce une façon de passer à l'offensive ?
Une offensive pour être utile aux Français, oui. Ce qui nous intéresse, c'est de répondre à la déception profonde et à la colère, touchant même des catégories qui se croyaient jusqu'alors à l'abri. Il serait très dangereux pour la démocratie, la gauche et le PS que ce congrès ne serve à rien ou se résume à des conflits de personnes. C'est cela que je veux empêcher.
Etes-vous candidate au poste de premier secrétaire?
Ce n'est pas le problème pour l'instant. Mon souci, c'est d'élever le débat entre socialistes. L'époque où un petit nombre de gens pouvaient sur un coin de table écrire un texte et le soumettre au vote des militants est terminée. Les adhérents n'ont pas été réellement consultés depuis la campagne présidentielle. Je veux que ma contribution soit le fruit du plus grand nombre. D'ailleurs, si on regarde les programmes municipaux des candidats PS, tous ont eu une démarche participative. Une démarche dont Nicolas Sarkozy s'est gaussé pendant la présidentielle, mais on voit que j'avais raison: avec son pouvoir personnalisé, il échoue.
Vous pour suivez votre route malgré les tirs de barrage...
Ce sont des fétus de paille, par rapport aux difficultés que connaissent le pays, l'Europe et la planète. Je ne suis pas là pour me pousser en avant, mais pour me mettre au service de la gauche, de l'alternance, dans la continuité de la campagne présidentielle. Sinon, les militants et l'opinion pourraient me reprocher d'avoir laissé le débat s'enliser au PS. Je prends donc mes responsabilités, avec des hommes et des femmes de talent, pour que nous puissions collectivement présenter une offre politique qui incarne un idéal et un espoir.
Certains critiquent votre démarche participative, vous accusant de ne pas apporter d'idées...
D'abord, il y a beaucoup d'affirmations dans cette consultation. Nous exposons les raisons pour lesquelles il y a des inquiétudes profondes dans le pays: le capitalisme qui perd la tête, les doutes sur l'identité de la France, l'angoisse du déclassement... C'est le fruit d'un travail très approfondi. Les militants auront un mois pour s'exprimer sur le site internet qui ouvrira cette semaine, congresutileetserein.com. J'espère aussi que le texte sera publié dans L'Hebdo des socialistes, ce serait un signe de fonctionnement démocratique du parti. En attendant, il est déjà en ligne sur mon site Désirs d'avenir. Les débats vont se multiplier. Puis on présentera des pistes d'action politique crédibles.
Quelles sont les nouvelles règles communes à établir au PS?
Peut-être se taire plutôt que de critiquer les initiatives intéressantes, voilà une bonne règle.
Vous ne dites rien sur les alliances avec le centre?
J'ai dit ma position au moment des élections. Les faits m'ont donné raison. J'y reviendrai le moment venu, comptez sur moi.
Que répondez-vous aux reconstructeurs qui préconisent un premier secrétaire non présidentiable...
Dès que j'entends des attaques personnelles, je n'écoute plus. Je ne suis pas uniquement tournée vers l'intérieur du PS puisque j'ai mené une campagne présidentielle pour toute la gauche, ce qui me donne une responsabilité. Je n'ai pas l'intention de me laisser entraîner dans une bagarre d'appareil dont les Français, comme les militants, seraient vite dégoûtés.
Vous avez lancé un nouvel appel aux adhérents pour renouveler leurs cotisations, rencontré hier soir les animateurs de Désirs d'avenir, allez-vous créer votre courant?
Surtout pas un courant, ce sont les méthodes du passé! Mais je souhaite que le plus grand nombre possible de militants participent à l'élan que je veux pour mon parti. Le congrès du Mans s'était fixé pour objectif un parti de 700000 adhérents, on en est loin. Le PS doit devenir plus attractif. C'est possible comme le prouvent les pays voisins. En Italie, le parti démocrate compte 4 millions d'adhérents. En Allemagne et en Espagne, c'est plus de 700000 adhérents, ce sont des partis vivants, qui bougent, qui débattent. Là, je dis : "Venez tous, participez le plus possible, en liaison avec les associations, le mouvement social et syndical." Le parti doit s'ouvrir, trouver de nouvelles formes de militantisme.
Votre avis sur votre probable adversaire au poste de premier secrétaire, Bertrand Delanoë?
Je n'ai pas d'adversaire. Je ne suis contre personne, je suis pour que le congrès soit à la hauteur du défi historique qui est le sien aujourd'hui. J'ai rassemblé des équipes pour être avec elles en première ligne.
Nicolas Sarkozy a présenté des mesures pour réduire le déficit public, parlant de réforme plutôt que de rigueur, qu'en pensez-vous?
Il n'y a pas de réforme. C'est cela qui est dramatique. La seule réforme qui a eu lieu, c'est celle du bouclier fiscal, qui a vidé les caisses. Aujourd'hui, l'exercice consiste à reprendre dans la poche de tous les Français pour boucher le trou dû au cadeau fait à ceux qui en avaient le moins besoin. D'autant que ces mesures doivent servir à économiser 7 milliards alors que le paquet fiscal représente 15 milliards par an. Mais comme Sarkozy ne veut pas reconnaître son erreur, il va creuser des trous ailleurs. Il a déjà fait des impôts nouveaux : les franchises médicales, la TVA qui rapporte plus avec la hausse des prix alimentaires... La rigueur est déjà là : elle ralentit la croissance. Il faudrait remettre en cause le paquet fiscal, baisser la TVA, doubler la prime pour l'emploi, ce qui permettrait à 8 millions de salariés d'avoir un treizième mois, et d'investir très fortement dans le logement et l'innovation des entreprises.
Des badges "Pour un monde meilleur", une banderole sur l'Hôtel de Ville de Paris, cela vous parait suffisant pour manifester notre solidarité avec les Tibétains?
Non. Moi, j'ai toujours demandé que la France menace de boycotter les Jeux olympiques. Si le pays des droits de l'Homme avait eu le courage de parler haut et fort, en discutant avec ses athlètes, pour dire 'on ne va pas en Chine tant que le Tibet n'est pas respecté', on aurait entraîné d'autres pays. Les brassards, les drapeaux, les banderoles, c'est mieux que rien, mais c'est se donner bonne conscience à peu de frais. Le recul de l'appartheid en Afrique du sud a commencé quand on a menacé d'y boycotter les matchs de rugby. Quand on est très fort sur des valeurs, cela bouge. Quand on est fait preuve de lâcheté, la force va à la dictature.
Nicolas Sarkozy pourrait boycotter les cérémonies d'inauguration...
A quoi cela rime? On ne va pas aller à la cérémonie, puis participer aux compétitions sportives. Moi, je suis convaincue que le pic de la répression et des assassinats aura lieu pendant les J.O.
Les Chinois vont aller jusqu'à narguer les démocraties. Tout le cinéma, les tigres de papier agités avant, paraîtront alors totalement dérisoires. Il est encore temps de menacer de boycotter les
JO.
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L'économie chinoise est totalement dépendante des exportations 'Made in China' que nous achetons et le gouvernement veut absolument faire des Jeux Olympiques à Pékin cet été une célébration de la nouvelle Chine, respectée comme un pouvoir mondial. La Chine est aussi un pays très divers avec un passé brutal et a des raisons d'être inquiète à propos de sa stabilité. Certains des émeutiers tibétains ont tué des gens innocents. Mais le Président Hu doit reconnaître que le plus grand danger pour la stabilité chinoise et son développement vient des jusqu'au-boutistes qui conseillent l'escalade de la répression et non pas des tibétains qui recherchent le dialogue et la réforme.
Cette pétition sera délivrée directement aux officiels chinois à Londres, New York et Pékin mais il faut un nombre massif avant de pouvoir donner la pétition.
Pétition au Président Hu Jintao :
En tant que citoyens du monde entier, nous vous demandons de montrer de la mesure et du respect pour les droits de l'homme dans votre réponse aux protestations au Tibet, et de prendre en consideration les préoccupations de tous les tibétains en ouvrant un dialogue pertinent avec le Dalai Lama. Seul le dialogue et la réforme apporteront une stabilité durable. Le futur le plus lumineux de la Chine et ses relations les plus positives avec le monde sont liés à un développement harmonieux, au dialogue et au respect.
Signer la pétition
Le calendrier du Congrès au cours duquel le Parti socialiste arrêtera ses orientations politiques et désignera sa future direction ainsi que ses cadres aux différents échelons de son organisation est maintenant connu.
Il s'agit d'un temps fort dans la vie du grand parti démocratique qu'est le Parti socialiste car ce processus conduira, par les contributions des militants, les débats dans les sections et fédérations puis le vote des adhérents, à la rénovation et la clarification que les Français sont nombreux à attendre de nous. Ils seront nombreux à suivre nos débats : les socialistes doivent être très nombreux à y participer.Ce sera une condition du rayonnement du PS et de la force de son projet.
Si vous souhaitez être acteurs de ce temps fort, vous le pouvez. En adhérant à Désirs d'avenir, vous avez manifesté votre volonté d'être partie prenante d'un mouvement d'espoir : vous pouvez aller au-delà aujourd'hui en rejoignant le Parti socialiste.
Pour pouvoir se prononcer le 23 octobre sur les différents projets qui seront soumis aux militants, il faudra avoir adhéré avant le 31 mars 2008, n'attendez pas pour le faire en ligne à l'adresse
Je compte sur vous pour apporter votre pierre à la vitalité démocratique du Parti socialiste et à la construction d'une alternative politique forte et crédible et, au terme du processus, pour exprimer vos choix.
Jean-Pierre Mignard
A noter: Si vous aviez déjà adhéré en 2006 ou 2007, vous pourrez participer aux débats et au vote en vous mettant à jour de cotisation d'ici là.
La bataille du congrès socialiste, qui se tiendra du 6 au 9 novembre, est ouverte. Ségolène Royal lance la première salve en présentant, vendredi 4 avril, aux 160 000 adhérents du PS, un texte intitulé "Comment le congrès du PS peut-il être utile aux Français ?".
L'ex-candidate à l'élection présidentielle n'a pas perdu de temps pour engager une démarche qui devra, in fine, porter sa candidature au poste de premier secrétaire, laissé vacant par François Hollande. Deux raisons l'ont incitée à presser le pas : la nécessité d'organiser l'action de ses partisans, qu'elle n'a, jusqu'alors, pas souhaité regrouper dans un courant classique même si elle dispose, à l'extérieur du parti, des réseaux Désirs d'avenir; et le souhait de tirer profit d'une popularité qui reste élevée. Le processus lancé vendredi aboutira, cet été, au dépôt d'une contribution puis d'une motion soumise au vote.
Mme Royal sait qu'elle prend le risque d'apparaître comme mettant à mal l'unité des socialistes. Au lendemain de son succès aux municipales et aux cantonales, le PS avait adopté un calendrier destiné à différer l'ouverture des hostilités : la révision des statuts, en juin, précédera l'ouverture officielle de la phase active du congrès.
Pour désamorcer ces accusations, la présidente de la région Poitou-Charentes a choisi une méthode – un questionnaire interactif – qui lui permet de se démarquer de la démarche pyramidale classique d'une contribution d'avant-congrès rédigée en petit comité. Cette "consultation participative" est fondée sur un texte volontairement court, qui prend soin de saluer les "forums de la rénovation" organisés fin 2007 par la direction du PS, met en évidence "les sources des inquiétudes des Français" et rappelle "les valeurs" du PS, avant de formuler "dix questions à trancher".
Cette base de discussion, présentée sous forme de questions, est appelée à être modifiée et complétée d'ici un mois à partir des propositions des militants. Un site Internet sera mis à leur disposition dans les prochains jours.
Les débats seront relayés dans les fédérations par les partisans de Mme Royal, qui trouve ainsi un moyen de mettre en mouvement ceux qui se reconnaissent à travers son action. Elle compte créer une dynamique comparable à celle qui, en 2006, avait fait basculer en sa faveur l'appareil du parti, lui permettant de remporter les primaires.
Pour y parvenir, la présidente de la région Poitou-Charentes devra s'assurer du soutien du plus grand nombre de fédérations, en particulier des plus puissantes comme celles du Nord, des Bouches-du-Rhône et de l'Hérault. "Ce n'est pas un courant mais un élan à vocation majoritaire", dit-on dans son entourage, où l'on refuse de se situer "dans une logique d'addition ou d'agrégats", c'est-à-dire de négociations entre courants.
"DISCIPLINE COLLECTIVE"
Mme Royal revendique une "volonté d'élever le débat" en mettant en évidence, à travers les questions adressées aux militants, autant de "lignes de force qui préfigurent une ligne politique". Elle entend notamment "sortir du fossé entre un discours pseudo révolutionnaire dans l'opposition et un conformisme économique au pouvoir", promouvoir "le goût du risque et l'esprit d'entreprendre", et moderniser l'Etat-providence.
Pas question, toutefois, de cerner de trop près les sujets qui fâchent. Il n'est question ni des alliances, ni de l'organisation de "primaires" pour désigner le candidat à la présidentielle. Rien non plus sur la réforme des institutions, des 35 heures ou des retraites. Là n'est pas encore la question, considère Mme Royal. "C'est un premier pas; je ne contourne pas l'obstacle", assure-t-elle.
Le PS fait l'objet de la dixième question de ce premier document. La nécessité de "parvenir sereinement à décider efficacement, avec le sens de la discipline collective" est mise en exergue. Mme Royal a pris soin d'associer des "coauteurs" qui donnent à sa démarche une dimension collégiale et, surtout, politique.
Dans ce premier cercle figurent notamment le numéro deux du PS, François Rebsamen, les députés Manuel Valls, Michel Sapin et Pascal Terrasse, le député européen
Vincent Peillon, mais aussi Gilles Pargneaux, premier secrétaire de la fédération du Nord, Jean Guerard, premier secrétaire de la fédération du Lot-et-Garonne, Guillaume Garot, nouveau maire de
Laval, ainsi que les présidents de région Jean-Jacques Queyranne (Rhône-Alpes) et Jacques Auxiette (Pays de la Loire). Selon Mme Royal, cette première liste devrait vite s'étoffer.
Jean-Michel Normand - Le Monde

Pour contacter Ségolène, vous pouvez le faire par le biais du mail de son association "Désirs d'avenir" :