Texte Libre
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Ségolène Royal, la Rochelle Mai 2008 (Photo M.Marin)
Chères amies, Chers amis,
Je vous prie de trouver ci-joint l'initiative que nous prenons, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, utile aux Français. Le texte en a été publié aujourd'hui.
Je compte sur vous pour nous rejoindre et apporter vos idées sur le site qui sera spécialement créé pour vous accueillir. Elles nous permettront d'aboutir à une belle contribution dont nousseront toutes et tous coauteurs.
Amitiés

CONSULTATION PARTICIPATIVE :
COMMENT LE CONGRES DU PS PEUT-IL ETRE UTILE AUX FRANÇAIS ?

Si vous souhaitez adhérer en ligne à l'association Désirs d'avenir :
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=adhesion
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SIGNEZ L'APPEL LAÏQUE EN CLIQUANT : http://www.appel-laique.org/

- La protection de l’environnement doit être mise en œuvre par les habitants des territoires et non pas « dictée » par des urbains peu informés des réalités locales.
- L’environnement ne doit pas être un « gadget » et le ministère de l’environnement doit appliquer des programmes adaptés à la réalité, raisonnables : la concertation avec les élus locaux et les citoyens est indispensable
- En matière d’occupation des sols, et plus particulièrement pour le littoral, la réflexion doit être globale et prendre en compte à la fois la protection des paysages, la hausse du niveau de la mer (zones inondables) et la conservation du patrimoine humain (marais).
Politique énergétique
- Il est urgent de relancer la politique national d’économies d’énergies et de valorisation de nouvelles sources d’énergie en donnant les moyens nécessaires à l’ADEME.
- L’Espagne voisine apporte un exemple de la mise en œuvre réussie de l’énergie éolienne : il faut le courage politique de suivre cet exemple.
- Les carburants dits « propres » émettent la même quantité de CO2 dans l’atmosphère que les autres : il faut surtout modifier surtout nos modes de déplacement : proposition d’interdire les 4x4
Les transports
- Il faut faire du ferroutage une priorité pour le transport de marchandises ;
- il faut aussi développer l’offre de transport ferroviaire pour les particuliers, notamment en répondant aux besoins des personnes qui travaillent (horaires adaptés) pour les inciter à recourir aux transports collectifs.
- La SNCF doit rester un service public et mener une politique nationale de grands travaux pour s’adapter à ces besoins, et ce dans le cadre de la politique européenne (harmonisation).
Une société socialiste fondamentalement écologiste
- Les politiques actuellement menées sont soumises au « tout économie » : il faut changer de cap et raisonner maintenant en termes d’économies d’énergie et de sauvegarde de l’espèce humaine :
- intégrer l’environnement à l’éducation des enfants, par exemple dans l’instruction civique ; l’environnement doit être une matière transversale.
- besoin d’un état fort qui contrôle et réglemente : trop souvent la législation existe mais n’est pas appliquée (loi littoral, loi sur l’eau, etc.)
- crainte d’une société à deux vitesses : seules les collectivités qui en ont les moyens peuvent mener des politiques environnementales de qualité,
- la protection de l’environnement suppose des coûts supérieurs, et du courage politique pour les assumer
Politique étrangère
Notre future politique étrangère doit peser sur les Etats-Unis pour leur faire ratifier le protocole de Kyoto.
son arrivée au pouvoir, le gouvernement socialiste espagnol a régularisé les sans-papiers puis il s'est trouvé confronté à un afflux d'émigrants subsahariens. Quelles solutions novatrices préconisez-vous ?
Les régularisations massives en Espagne et en Italie, héritage des années Aznar et Berlusconi, résultent d'abord de l'absence de mécanisme efficace de gestion en continu de l'immigration.
En Europe, la France attire pourtant la plus faible proportion d'étrangers ayant une formation supérieure.
Pour les travailleurs qualifiés, la France était dotée de moyens réglementaires assez efficaces, avec une première circulaire de 1998 sur les informaticiens, puis une seconde en 2002 qui prévoyait l'accueil d'étudiants étrangers ayant achevé leur cursus et de salariés dont l'embauche s'inscrivait dans le cadre d'un projet de codéveloppement. La droite a abrogé le premier texte et négligé le second. Aujourd'hui, les entreprises et les laboratoires n'arrivent pas à recruter les salariés formés dont ils ont besoin.
Le bilan de la droite, c'est une baisse de l'immigration de travail, notamment qualifiée, de 88 000 en 2001 à 67 000, et une augmentation de l'immigration à vocation permanente. La fébrilité législative de Nicolas Sarkozy est l'aveu d'une faillite. La France n'a pas besoin de loi supplémentaire. Des instructions claires, des services renforcés, des procédures qui fonctionnent vite et bien, cela suffirait. Au Royaume-Uni, l'Etat répond en quinze jours aux dossiers de demandes des entreprises. On pourrait aussi imaginer que les autorisations de travail soient gérées par les préfets de région en concertation avec les régions qui sont responsables du développement économique et en contact avec les entreprises.
La gauche doit-elle poursuivre la pratique des charters ?
La question n'est pas celle du moyen de transport mais des critères de reconduite à la frontière et du respect de la dignité des personnes dans l'application des décisions de justice. Plutôt que de s'attaquer aux familles et aux enfants - je veux d'ailleurs rendre ici hommage à la mobilisation des parents et des enseignants contre les expulsions d'enfants scolarisés -, il vaudrait mieux être beaucoup plus ferme contre les trafiquants et les employeurs de clandestins. Et reconduire systématiquement hors de France, à leur sortie de prison, les délinquants dangereux.
Vous rétablissez la double peine ?
Absolument pas, car je ne parle pas de ceux qui ont grandi en France mais des auteurs de crimes ou de délits arrivés depuis peu.
ne nouvelle génération arrivera au pouvoir en 2007. Y a-t-il encore un message français à l'international ?
Non, hélas. La France est inaudible parce qu'elle ne met en oeuvre ni chez elle ni dans sa politique étrangère ce qu'elle proclame à l'extérieur. Les beaux discours de Jacques Chirac sur les droits de l'homme ou sur l'environnement ne sont pas appliqués. Cela ridiculise notre pays et ruine sa crédibilité. Avec François Mitterrand, la France tenait son rang parce qu'on la créditait encore d'une vision en phase avec son histoire et avec l'état du monde. Il faut redonner à la France une voix qui porte. Elle l'aura si elle est capable d'éclairer sans passéisme les transformations que nous vivons, si elle affirme une ambition sans arrogance et y conforme ses actes. Il faut redéfinir tous ces enjeux de façon plus démocratique. Aujourd'hui, le Parlement est très peu associé à la politique étrangère. Les Français sont passionnés de politique. Ils ne sont, contrairement à ce qu'on dit, pas indifférents aux questions internationales. Les grands choix diplomatiques, ça les regarde.
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Au lendemain de la présidentielle, la réforme des institutions européennes sera à l'ordre du jour. Faut-il renégocier la composition de la Commission, le droit de vote des Etats ?
Il faudra un nouveau traité et surtout un traité social. L'Europe actuelle n'a qu'une jambe économique. Sans sa deuxième jambe sociale, rien n'est possible. Mais je crois surtout qu'il faut donner à l'Europe du souffle et du sens. Il lui faut une idée aussi forte que le fut, du temps de ses fondateurs, l'Europe de la paix. On n'avancera réellement que si l'Europe prouve sa capacité à protéger, à faire reculer le chômage de masse, à incarner un avenir plus heureux. Plus encore que de règles techniques, c'est d'une vraie volonté politique dont nous avons besoin pour construire ce que j'appelle l'Europe par la preuve, qui conjugue l'émulation (stimulante), l'harmonisation (sociale et fiscale) et la mutualisation (champions industriels, programmes de recherche, bonnes pratiques managériales et sociales). L'autre sujet, pour moi, c'est la visibilité de l'Europe, qui n'a pas d'incarnation, pas de président, ni de ministre des affaires étrangères, ni de porte-parole et ne pèse pas sur l'évolution du monde. C'est à l'Europe réelle de rejoindre l'Europe de l'utopie.
Nicolas Sarkozy est pour un directoire à six pour gouverner l'Europe. C'est une bonne ou une mauvaise idée ?
Je me méfie de la domination de quelques-uns sur tous les autres. On a beaucoup heurté par certaines déclarations sur les prétendus petits pays. Regardez les dommages causés par Jacques Chirac dans les pays de l'Est...
Si vous êtes élue, allez-vous respecter les contraintes du pacte de stabilité ?
Il faut desserrer le carcan budgétaire pour que les investissements qui préparent l'avenir n'entrent pas dans le calcul des déficits. Quand la Suède, dans les années 1990, était en pleine crise avec un chômage massif, elle a investi dans la recherche et le développement. Pendant deux ans, cela a fait des déficits provisoires, mais ils sont sortis de la crise et ont maintenant moins de 5 % de chômage.
Sur la mondialisation, Lionel Jospin avait dit "l'Etat ne peut pas tout" à propos de Michelin. Le reprenez-vous à votre compte ?
La mondialisation ne prive pas l'Etat de sa responsabilité. Au contraire ! Pour que la France n'ait plus peur de la mondialisation et même en tire parti, il faut renforcer le rôle de la puissance publique pour lutter contre les précarités et inventer de nouvelles sécurités, empêcher les délocalisations purement financières, anticiper et accompagner les mutations, et aider les entreprises à innover et à créer les emplois de demain.
Quel rôle joue cet Etat ? Quelle forme prend sa protection ?
L'Etat a un rôle déterminant. Même dans les pays qui se disent libéraux, il intervient plus qu'on ne croit. Aux Etats-Unis, la recherche et l'innovation bénéficient d'investissements publics importants, civils et militaires. Lors de la crise financière asiatique, ceux qui ont tiré leur épingle du jeu sont ceux qui, comme la Malaisie, ont opposé aux règles du FMI une politique où l'Etat garde le contrôle du calendrier et des modalités d'ouverture au marché mondial. En Grande-Bretagne, Tony Blair a investi dans les services publics. En Suède, si à l'aise avec la mondialisation, le modèle d'Etat est très poussé, modernisateur, redistributeur, solidaire, financeur actif de la recherche. Et l'un des obstacles majeurs au développement africain, c'est l'absence d'Etat solide et non corrompu. Chaque fois que l'Etat est faible, les pays ont du mal à décoller ou à faire face.
On ne reproche pas tant à l'Etat de ne pas être fort mais d'être inefficace...
L'Etat, lui aussi, doit accomplir une mutation et vivre avec son temps. Il faut redéfinir sa mission, c'est ce que l'opinion réclame. Et donner aux services publics les moyens humains et matériels de faire correctement leur travail. Il doit investir beaucoup plus dans la recherche et l'innovation pour préparer l'avenir puisque le fonctionnement à court terme du marché ne permet pas les choix à long terme.
Sans l'Etat, il ne sera pas possible de préparer l'après-pétrole. Mais il doit aussi libérer les énergies, encourager le goût d'entreprendre, pousser les entreprises à faire preuve d'audace et de créativité. Le service public doit apporter les formations professionnelles qui permettront de changer d'emploi sans dommage, de rebondir ou de se reconvertir avec l'assurance d'un filet de sécurité et d'un accompagnement individuel de qualité. Il faut mutualiser les risques entre les salariés et les entreprises. La droite a estimé qu'en précarisant le contrat de travail, on aurait moins de chômage et plus d'efficacité économique. L'échec est là. Avec 10 % d'emplois réellement créés, le CNE (contrat nouvelles embauches) a surtout abouti à des effets d'aubaine et de substitution.
Face à l'émergence de la Chine et de l'Inde, faut-il ériger des barrières douanières pour faire une forteresse de l'Europe ?
Les meilleures forteresses ont toujours été investies. L'Europe ne doit pas être sur la défensive mais offensive. Elle en a les moyens. Je déplore le discours défaitiste de certaines élites. A les entendre, la France est en déclin. C'est faux : elle reste un pays attractif pour les investissements internationaux, elle a de belles réussites à son actif et beaucoup de talents. Elle doit reprendre confiance en elle, avoir une posture conquérante mais sans arrogance, être au clair sur ses valeurs, ses atouts, et oser les affirmer.
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L'Europe doit peser pour introduire dans le commerce international des critères sociaux et environnementaux. Elle doit assumer la compétition tout en protégeant son industrie contre la concurrence abusive. Il ne s'agit pas de revenir à un modèle protectionniste mais de faire émerger des filières industrielles à dimension européenne. Ce n'est pas parce qu'EADS connaît des difficultés qu'il faut renoncer aux grands projets dans des domaines comme l'aéronautique, les transports, l'énergie et la santé. En politique nationale comme à l'échelle européenne, le volontarisme industriel a un sens et il faut l'incarner.
Certains pays investissent dans la high-tech. Mais, en France, les réticences sont grandes sur les nanotechnologies, la recherche sur les cellules souches, les OGM... pro-science ou principe de précaution, comment choisir ?
Si de nombreux chercheurs s'installent aux Etats-Unis, c'est parce qu'on leur donne là-bas les moyens de travailler dans de bonnes conditions. Notre recherche est aujourd'hui asphyxiée : elle devra être, après 2007, une vraie priorité nationale. La liberté et l'indépendance du chercheur sont essentielles. Ce qui ne signifie pas, bien sûr, qu'il n'y a pas une éthique de la recherche. Mais les citoyens ont le droit de connaître les enjeux des découvertes et des innovations qui affectent leur vie : quand ils sont confisqués, la peur peut l'emporter et le principe de précaution s'appliquer de manière excessive.
Il y a eu beaucoup de mensonges : sur le nuage de Tchernobyl, sur l'amiante, les pesticides et la question des cancers, l'impact des OGM. En France, un tournant a été pris avec le sida : les associations de malades ont exigé de savoir. Le patient qui subit l'injonction scientifique, ça ne passe plus. Mais il reste beaucoup à faire pour que les citoyens, qui se posent des questions légitimes, ne subissent plus les diktats d'experts décidant à leur place des risques et des choix qui concernent l'ensemble de la société.
Attac est en crise. Que faut-il retenir de l'altermondialisme ?
Beaucoup de bonnes questions et des mobilisations qui ont forcé à se les poser. Ils ont réussi à bousculer les choses sur la liberté d'accès à des biens partageables. L'idée qu'un autre monde est possible est quand même plus stimulante que l'injonction de se résigner au désordre des choses !
Etes-vous favorable à la taxation sur les avions de Jacques Chirac ou les aides privées à la Bill Gates sont-elles plus efficaces ?
On ne fera pas l'économie d'une fiscalité mondiale. Sur les avions, pourquoi pas ? Ou avec une taxe de type Tobin ou une taxation écologique sur les émissions de carbone, par exemple, qui permettrait de financer les biens publics mondiaux. Ce qui est important, c'est l'utilisation de ce qu'on collecte.
Il faut repenser de fond en comble la coopération et l'aide au développement, en se concentrant sur quatre enjeux majeurs : l'eau, l'école, l'environnement, la santé, et en favorisant les micros-crédits. Les femmes sont aux avant-postes de ces sujets. En Afrique, elles assurent 98 % du travail de la terre mais bénéficient seulement de 5 % des aides. Quand j'étais ministre de l'environnement, je suis allée voir où était passée l'aide. Elle n'était jamais arrivée jusqu'à ses destinataires. Au Mali, j'ai donc fait un chèque sur place directement à des associations. Il faut court-circuiter les Etats corrompus et aller directement vers les sociétés, notamment les réseaux de femmes. C'est une utopie réalisable.
Une quinzaine de débats Désirs d?Avenir se sont déjà tenus en Charente-Maritime (Aulnay, La Rochelle, Saintes, Rochefort, Ile de Ré, Montendre?), réunissant au total plusieurs centaines de citoyens.
Des citoyens avides de parole, avides d?écoute, qui font des propositions concrètes pour que leur quotidien et celui de leurs concitoyens s'améliore.
Il y a un véritable souci exprimé de proximité, pas exclusivement pour recevoir mais aussi pour donner. Les structures, qu'elles soient politiques ou administratives apparaissent très éloignées du quotidien et l'on sent une certaine révolte devant cet état de fait.
C'est pour cela qu'il y a une si grande participation à ces débats : leur avantage, c'est qu'ouverts à tous, ils ne donnent pas l?impression d'être dans un parti politique. Au contraire, les participants n'ont plus de retenue pour exprimer une opinion ou donner une idée, comme s'ils avaient compris que la seule condition pour adhérer à Désirs d'Avenir c'était « si je ne suis pas d?accord avec toi, cela ne signifie pas que tu as tort », et il y a effectivement une grande tolérance dans les propos.
Sur les thèmes abordés et dans leur ordre d'importance, on ressent un double souci :
F Un souci d'égalité : questions de la santé et de la solidarité
F Mais en même temps un souci de responsabilité vis à vis des générations futures pour les questions d'éducation et l?environnement. La synthèse de ces deux exigences fondamentales, c'est un véritable besoin de justice, c'est la demande de cet ordre juste », contraction qui résume sans doute le mieux ces attentes.
Sur les propositions :

1. 1 - LA SANTE
- Il ressort des débats un profond malaise : on est arrivé à mettre dans l'esprit de chacun que la médecine privée exercée par des spécialistes dans des cliniques était meilleure que celle de l'hôpital public. Car chacun a compris que cette volonté de privatisation de la santé se fera au détriment des citoyens les moins fortunés. Il y a une véritable demande pour remettre l'hôpital public au c?ur du dispositif de santé en France, en lui accordant les moyens nécessaires. La politique de santé doit apparaître comme un vrai choix de société et non pas comme aujourd'hui dictée par des choix comptables.
- Le second constat est celui de l'inégalité territoriale face aux interventions d'urgence et en particulier pour la gestion des gardes de médecins et pharmacies les week-end et jours fériés, tout particulièrement en milieu rural.
- On observe aussi une réelle incompréhension face au fait que le médicament générique ne soit pas imposé ainsi qu'une forte demande pour que l'Etat finance une véritable recherche publique. La crainte exprimée est la suivante : devant certaines maladies, l'inégalité financière entraînera à terme une inégalité de traitement?
- Une politique de santé digne ce nom ne peut passer que par une réforme de l?assurance maladie : il faut arrêter de culpabiliser les malades sur le coût de leur santé ! S'il est juste d'éviter les gaspillages, il est profondément injuste de différencier le traitement de la santé en fonction des revenus.
2. 2 - EDUCATION
- Le constat a été fait que l'organisation du système éducatif français est toujours basé sur une culture datant des années 70 /80. Les participants aux débats ont compris que la société a évolué et que ce système doit prendre en compte tous ces nouveaux éléments.
- Ils ont exprimé leur crainte devant la privatisation de l?éducation sous toutes ses formes : crèches, écoles, lycées, universités? Si des mesures strictes ne sont pas prises pour une nouvelle définition des responsabilité éducatives dans notre pays, il y aura un accroissement rapide de l'inégalité des traitements et donc une amplification de la ruptures entre deux sociétés, deux mondes.
- La principale demande est celle d'un vrai service de la petite enfance de proximité, égalitaire, « agile », souple, pour pouvoir répondre aux attentes des familles. Celles-ci ont besoin de participer, elles ne cherchent pas à « se débarrasser » de leurs enfants mais à s'engager dans une démarche de co-éducation.
- Les débats ont traduit un impératif de socle commun en matière d'instruction dès le primaire. Chaque enfant doit savoir lire, écrire et compter. C'est le minimum que la société doit à ses citoyens. Le rôle de l'enseignant est de transmettre des savoirs, d'instruire, mais pas d'éduquer les jeunes qui lui sont confiés. Pour tenir compte de l'évolution de nos sociétés, l?éducation doit être un ensemble, ce qui suppose l'ouverture des structures scolaires et que l'école ne soit que l'un des éléments de cette organisation éducative.
- L'apprentissage, lui, ne doit pas être appréhendé comme une sanction, ni en termes péjoratifs, mais comme une méthode éducative noble.
- D'autre part, il est clair que les interventions de Ségolène sur l'encadrement des jeunes primo délinquants répond parfaitement à l'attente des participants qui ont bien fait la distinction entre mesure éducative préventive et répression, la répression ne créant que la révolte et l'incompréhension !
- Enfin, la particularité française qu?est la laïcité constitue le socle incontournable d?une véritable politique éducative

3. 3- ENVIRONNEMENT
- Comme pour l'éducation, la nécessité première est le rétablissement de la confiance entre les générations : les craintes exprimées par les participants sur l'environnement sont importantes.
- il se dégage l'impression générale d?une volonté des élus de toujours chercher le compromis en matière d'environnement, plutôt que de définir des règles strictes dans les domaines tels que l'eau (cette eau, source de vie, qu'on achète aujourd'hui en bouteilles, ne sera-t-elle pas demain taxée comme les carburants ?).
En ce qui concerne les énergies, l'exigence est claire : la production d'énergie (comme le nucléaire) ne doit pas être livrée au privé, qui ferait ses prix et provoquerait une rupture de l'égalité de traitement des citoyens sur notre territoire.
- On constate aussi une grand incompréhension face au transport routier : l'Etat construit des routes alors qu?il pourrait faire du rail? le camion est subi comme un « envahisseur », avec derrière la crainte qu'une puissance marchande serait capable de bloquer l'ensemble du pays.
- Dans un autre domaine, on constate que le monde rural, qui aujourd?hui entretient les paysages, est largement aidé dans son activité (agriculteurs très subventionnés). Dans le même temps, on constate la disparition progressive de ces professions. La question est : qui entretiendra nos paysages ? On va assister à l?industrialisation massive de l?agriculture et dans le même temps au développement de zones de jachères non entretenues? Pourquoi ne pas créer, dans le cadre des actions de réinsertion, une véritable politique nationale de l’entretien de nos paysages ? Celle-ci aurait un double effet : maintenir un environnement entretenu, par l’intégration d’hommes et de femmes qui deviendraient des agents économiques comme les autres.
4. solidarité
- La première des solidarités est la définition du socle commun entre les individus : la même santé, la même éducation, le même environnement…
- De nombreuses propositions ont été faites sur des thématiques spécifiques comme le logement, la réorganisation des services, ASSEDIC et ANPE, les 35 heures?
- Il en ressort que la solidarité doit être considérée comme interactive : chacun doit comprendre que même si la solidarité est exercée individuellement, elle doit être restituée sous une autre forme car l'objectif moral d'un société ce n'est pas d'entretenir des bénéficiaires de solidarité. Le respect de la dignité humaine passe par une obligation d?intégration permanente des individus. C'est pourquoi, à tous les niveaux (Etat, région, département, communes?), il doit être mis en place une politique d'intégration collective plutôt qu?une politique de solidarité différenciée.
Je vous confirme que ma femme et moi avons beaucoup apprécié la prestation de SEGOLENE du 16 Juin à LA ROCHELLE . Je voulais intervenir sur un sujet que je considère comme capital , celui de l’endettement de la France .
SEGOLENE a eu raison de dire que la droite était mauvaise sur l’économie , mais elle est tout aussi nulle sur la gestion de l’état . J’ai en mémoire que sous le gouvernement BALLADUR , notre endettement avait déjà considérablement augmenté malgré les nombreuses privatisations . Sous le gouvernement JOSPIN , nous avons eu grâce à une croissance supérieure aux prévisions une fameuse cagnotte que D.S.K. voulait affecter au remboursement de la dette . Il faut se rappeler le tollé de la droite avec Mr. SARKOZY en tête demandant que cet argent soit dépensé ! Sous RAFFARIN il n’y a pas si longtemps j’entends le même SARKOZY déclarer que l’endettement allait approcher les 1.000 milliards d’EURO et que l’on ne pouvait pas continuer ainsi . Aujourd’hui nous avons dépassé le cap des 1.100 milliards d’EURO ! On voit bien que ce Monsieur n’est fort qu’en paroles et qu’il sait brasser de l’air , mais qu’il n’a aucune compétence dans le domaine financier ! Ce que la droite a réussi c’est de diminuer considérablement les impôts pour les plus riches et très peu ou pas du tout pour les classes moyennes .

Une entreprise qui serait gérée comme la maison France serait pratiquement en faillite quand on sait que l’impôt sur le revenu ne suffit même pas à payer les intérêts de la dette !
Croyez moi ce sujet alimente les conversations et je suis convaincu qu’il faut avoir l’audace de le placer au cœur de la prochaine campagne Présidentielle et nous comptons beaucoup sur SEGOLENE pour cela car si nous continuons ainsi nous allons droit dans le mur .L’inquiétude est grandissante chez les jeunes qui devront bien payer un jour les dettes de la maison France . Comment en effet dégager un budget pour des réalisations sociales avec un tel endettement .
Il faudrait à mon humble avis commencer par voter des budgets équilibrés pour éviter d’aggraver la dette encore plus en pratiquant des économies rigoureuses dans le budget de l’état . Les dépenses de l’Elysée qui sous la Présidence de CHIRAC ont augmentées de 850% pourraient être considérablement réduites et l’on pourrait sans doute trouver bien d’autres économies à réaliser .
Ensuite il faudra trouver des recettes supplémentaires à affecter au remboursement de la dette . Il est difficile d’aggraver la fiscalité déjà très élevée , mais ces recettes pourraient provenir des produits des privatisations et de la vente de bâtiments publics et de terrains sans affectation . Pourquoi aussi ne pas étudier l’instauration d’une taxe sur les transactions boursières de 0,25 à 0,50 % qui pourrait s’éteindre une fois la dette remboursée , mais il faudra du temps pour cela …
Bernard HUET , FOURAS

Pour contacter Ségolène, vous pouvez le faire par le biais du mail de son association "Désirs d'avenir" : 

