Dans un contexte marqué par les premiers échanges directs entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy et les débats sur l’insécurité et l’immigration, la nouvelle vague du baromètre de l’action politique et du potentiel électoral IPSOS/Le Point met en évidence une baisse générale des cotes de popularité. Seules trois personnalités politiques échappent à cette tendance : la présidente du Conseil régional Poitou-Charentes, le Ministre de l’intérieur et… Jean-Marie Le Pen.
Déclarations polémiques de Ségolène Royal sur la délinquance, réactions au sein du Parti socialiste, conférence de presse du Ministre de l'intérieur sur les évolutions en matière de sécurité, régularisation d'élèves sans papiers scolarisés, votes à l'Assemblée nationale… : la maîtrise de l'immigration et, surtout, la lutte contre l'insécurité ont clairement dominé le débat politique et, plus largement, l'agenda médiatique au cours des dernières semaines. Les premières prises de position fortes de Ségolène Royal ont par ailleurs donné lieu aux premiers échanges directs entre la présidente du Conseil régional Poitou-Charentes et Nicolas Sarkozy, et marqué ainsi le lancement de la pré-campagne électorale en vue de l'élection présidentielle de 2007.
Dans ce contexte, alors que l'image de la quasi-totalité des leaders politiques testées dans le Baromètre Ipsos / Le Point se dégrade, trois personnalités voient en revanche leur cote de popularité progresser et atteindre même des valeurs records : il s'agit justement de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy mais aussi, de Jean-Marie Le Pen.
En effet, la popularité de la présidente du Conseil général Poitou-Charentes atteint des sommets. Avec 67% d'opinions favorables et une progression de 2 points par rapport à mai dernier, Ségolène Royal bat des records de popularité et conserve la tête du classement du palmarès des personnalités politiques préférées des Français.
Ces déclarations polémiques, qui ont suscité de vives réactions au sein de son parti et l'opposition d'une partie des sympathisants socialistes (selon le sondage Ipsos / Le Monde / la Chaîne Parlementaire-Assemblée Nationale) ne semblent donc pas pour autant avoir terni son image. Elles ont peut être en revanche permis de contrer un argument maintes fois avancé par ses détracteurs, celui de son manque de programme… Dans le détail, si sa popularité est en baisse auprès des personnes se déclarant proches du PC et des Verts, elle enregistre même une légère progression chez les sympathisants du PS (90% de jugements positifs, +2 points).
par desirsdavenir17
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