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Quelques mots sur l'adhésion :
DESIRS D'AVENIR se propose de fédérer toutes celles et tous ceux qui trouvent que notre société devrait aller mieux et qui veulent pour s'en donner les moyens débattre et construire ensemble des propositions.
Elle s'est constituée autour d'un premier groupe de proches de SEGOLENE qui ont déjà travaillé ou milité avec elle, qui la connaissent et apprécient ses convictions et sa manière de se saisir à bras le corps des problèmes. Pour adhérer à DESIRS D'AVENIR il vous suffit de retourner le bulletin d'adhésion (cliquer sur ce lien).
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LES CONTACTS DES COMITES 17
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Coordination Charente-maritime |
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Aigrefeuille |
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La Rochelle |
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Montendre
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Rochefort |
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Royan |
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Saint Jean D'Angely
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Saintes
Catherine QUERE
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Surgeres |
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ANDRE BONNIN - SUZANNE TALLARD 2EME CIRCONSCRIPTION Aytré - salle Jules Ferry ROCHEFORT PALAIS DES CONGRES MAXIME BONO - BLANDINE HULIN 1ERE CIRCONSCRIPTION
14 juin
20 h 30
15 juin
20 h 30
POUR TOUTE INFO : CONTACTER LA PERMANENCE
CATHERINE QUERE - JAMES ROUGER 3ème CIRCONSCRIPTION
14 juin
21 h 00
St Jean d'Angély - salle Aliénor d'Aquitaine
15 juin
21 h 00
SAINTES - AUDITORIUM DE LA SALLE SAINTONGE
C´est un grand jour pour notre parti. C´était un moment délicat que ce processus que nous avions lancé pour la désignation militante de celui ou de celle qui devait être notre candidat(e). Ce fut en fait un moment heureux car nous l´avons franchi, et de quelle manière ! Nous en découvrons un autre, beaucoup plus suave encore : celui du rassemblement de tous les socialistes. C´est également un moment partagé avec beaucoup de Français qui attendent de nous une nouvelle donne démocratique, écologique, sociale, éducative, et qui se sont saisis de manière incroyable de nos débats, de ce que nous pensions être une chose interne, pour faire en sorte que cette candidature, celle de Ségolène, soit l´instrument de la rénovation de l´action politique. C´est donc un beau jour pour les socialistes d´avoir donné envie avant l´heure de participer à une consultation qui, au départ, n´était qu´entre nous et qui devenait ensuite, déjà, l´affaire des Français.
C´est un moment particulier de ce savoir observé, regardé, jalousé par les pays du monde. Merci à Georges Papandréou de venir ici, au nom de l´Internationale socialiste, nous dire que le combat que nous menons est aussi le vôtre. Merci Elio Di Rupo d´être là ; merci à tous ceux qui ont envoyé des messages ; merci à toutes celles qui, déjà Présidentes, veulent que d´autres rejoignent le « club »... C´est dire si, maintenant, partout dans le monde, la pression va être forte. Tant mieux. Car, ce regard porté sur nous, c´est le regard qu´ont toujours eu beaucoup d´amis de la France amie des droits de l´Homme, de la femme. Ils regardent maintenant vers nous pour savoir si nous aurons l´audace, l´envie, la capacité de faire qu´une femme socialiste soit élue présidente de la République en mai prochain. Nous devons leur donner ce message : OUI, nous le voulons ; OUI, cette victoire est possible ; OUI nous allons faire qu´elle soit la victoire de Ségolène, des femmes, mais aussi de tous les citoyens et citoyennes de la République française et, au-delà de la République, de l´Europe et du monde, fiers de nous regarder.
Nous avons contribué à cette novation démocratique à travers la démarche que nous avons engagée pour la désignation de notre candidat : la démocratie, le débat, la délibération, la décision, un vote clair, une participation exceptionnelle. Je l´avais dit avant le vote, je le dis après le vote : SOYEZ FIERS, socialistes, d´avoir pris votre part dans cette délibération et dans ce choix démocratique. Je salue Dominique, Laurent, les militants (anciens comme nouveaux), les cadres du parti qui ont toujours veillé, malgré les différences et les ambitions légitimes, à préserver l´unité de notre parti. Merci aux Radicaux de gauche, merci à Jean-Michel Baylet, d´avoir fait ce choix qui n´allait pas d´évidence. Mais, ce n´était pas simplement pour effacer 2002 -encore déjà, cet argument valait la peine ; c´était parce qu´ils sentaient bien, comme nous tous, que cette victoire devait être collective et ne pas être la propriété d´un seul parti... fût-il le nôtre.
Je ne veux pas, en ce moment de joie, qui donne une légitimité forte à notre candidate, tomber dans je ne sais quelle autocélébration de nous-mêmes, participer à un exercice de jubilation collective qui nous ferait oublier que la seule échéance qui compte n´est pas la sélection de notre candidate aujourd´hui, mais le choix de la prochaine présidente de la République en mai prochain.
En même temps, convenons-en, cette procédure -la nôtre, ce résultat -celui de Ségolène, notre calendrier -celui que nous avons fixé ensemble au congrès du Mans, cette alchimie étrange a tout bousculé. Et, aujourd´hui, c´est comme si après notre vote tout se précipitait, s´accélérait, s´anticipait.
Voilà Nicolas Sarkozy qui, l´autre soir au journal de 20 heures et encore hier goguenard à notre endroit, satisfait de lui-même -mais c´est son tempérament ; c´est sa nature profonde- annonçait fébrilement qu´il allait être candidat. Il ne pouvait pas le dire dès jeudi, nous en doutions tellement ! Il annonçait qu´il le serait et rapidement. Notre procédure n´est sans doute pas étrangère à cette précipitation. Mais, il allait plus loin : il convoquait ses concurrents, même contre leur gré, à participer à une primaire ; il préparait lui aussi des forums régionaux entre Noël et Jour de l´An, pour un vote le 14 janvier qui ne règlera rien puisque ses concurrents réels n´excluent pas de se présenter au nom d´une conception gaulliste en dehors de l´UMP.
Puisque nous sommes socialistes, nous sommes généreux : alors souhaitons leur bon courage, bonne chance dans cette procédure. Mais, surtout, ne les attendons pas, menons campagne, soutenons Ségolène dès aujourd´hui, inscrivons-nous déjà dans la perspective de victoire. Mais, au moins, nous aurons eu la satisfaction d´obliger Nicolas Sarkozy, pour une fois, à la clarté. Il sera donc officiellement candidat, puisqu´il l´est officieusement depuis 5 ans. Mais, cela ne suffit pas que d´avoir rempli cette obligation ; il faut, maintenant, qu´il en remplisse une autre, car l´exigence morale voudrait qu´il ne reste pas plus longtemps Ministre de l´Intérieur. Il ne s´agit pas là de je ne sais quelle polémique ; il s´agit d´un principe essentiel : éviter que l´organisateur du scrutin qu´est le Ministre de l´Intérieur en soit un protagoniste, de prévenir toute confusion des genres et des budgets car il serait paradoxal que ce soit le contribuable français qui paye la campagne de Nicolas Sarkozy ! Mais, j´ajoute un dernier argument au nom même de l´intérêt du pays : il faut permettre à la France de disposer d´un Ministre de l´Intérieur à plein temps. Car, en ces temps d´insécurité et de violence, ce ne serait pas superflu.
Revenons à l´enjeu même de l´élection présidentielle :
Il ne s´agit pas de nous-mêmes, de nos destins, de nos personnes, de nos familles politiques, mais de la France elle-même. 5 ans après avoir gouverné le pays, à partir d´une élection dont on sait le caractère exceptionnel, ayant tous les pouvoirs à sa disposition, la droite a affaibli la France. La France est aujourd´hui appauvrie : 7 millions de pauvres vivent avec moins de 800 euros par mois et il y a un Français sur quatre touché pas les phénomènes de pauvreté quand, dans le même temps, la répartition des richesses est devenue plus inégale encore : 10 % de la population la plus fortunée détient la moitié des patrimoines dans notre pays. Voilà la France dont nous allons hériter. Une France aussi amoindrie, une croissance désespérément faible, un investissement ralenti, une vie chère qui empêche beaucoup d´accéder aux biens de consommation courante, un commerce extérieur profondément déséquilibré, une Recherche sacrifiée...
La France est abîmée par un endettement trop lourd, une fiscalité injuste et une opacité des comptes publics qui fait que la Cour des comptes, aujourd´hui, hésite à certifier les comptes du gouvernement.
La France est apeurée par une mondialisation sans contrôle, une Europe en panne ; la France est apeurée par les violences, les insécurités de toute nature. Et il y a de quoi d´ailleurs quand on sent une société qui se délite, quand dans les banlieues, on s´interroge toujours pour savoir s´il ne va pas y avoir une nouvelle explosion, quand tant de faits-divers frappent l´inconscient collectif.
C´est le sens du projet socialiste et des propositions que portera Ségolène. Il s´agit d´abord de répondre à l´urgence : le chômage, le pouvoir d´achat, la précarité, le logement, la jeunesse qui a droit enfin à pouvoir espérer dans l´avenir et à son autonomie.
Répondre à l´urgence et préparer l´avenir : l´Education, l´environnement, la Recherche, faire le choix de la démocratie comme nous l´avons fait dans nos villes, démocratie sous toutes ses formes : nouvelle République, décentralisation, démocratie sociale, nouvelle donne aussi fondatrice que celle de 1981, et peut-être encore plus ambitieuse. Il faudra aussi relancer l´Europe en lui redonnant son sens, son projet, ses frontières. Son sens car ce n´est pas seulement pour faire une monnaie, pour organiser un marché que les socialistes européens ont fait ce qu´est aujourd´hui ce continent organisé. Nous voulons promouvoir un modèle de développement non pas pour nous-mêmes, mais pour le monde entier. Il ne s´agit pas aujourd´hui d´exister comme puissance et de vouloir un environnement maîtrisé, mais de peser sur le destin du monde, et notamment sur la paix. C´est effectivement en Palestine, en Irak, en Iran et au Liban qu´il faut porter attention. Et il faudra que les socialistes, là aussi, avec leur candidate puissent montrer qu´il y a des solutions pour régler les différends, les conflits, les tragédies de la planète.
Nous mesurons l´ampleur des défis qui nous attendent. Ils sont considérables ; il faudra les maîtriser. Promettre ce que nous serons capables de tenir, donner un calendrier de réformes, fixer le rythme et la méthode de l´action future.
Nous mesurons aussi les attentes qui sont portées sur nous et sur Ségolène. Il y a aujourd´hui beaucoup d´espoir, beaucoup d´exigence. Il y a un mouvement qui s´est levé. Et Ségolène a su lui donner un visage. Mais, pour autant, rien n´est joué.
Nous avons un devoir de victoire ; mais la victoire pose ses conditions :
o Première condition : savoir quels adversaires nous allons affronter.
- Le premier, nous le connaissons bien, c´est la droite. Elle fera comme d´habitude : fuira devant ses responsabilités, fera même comme si elle n´avait jamais gouverné et même depuis 2002, comme si elle n´était comptable de rien, comme si elle n´était pas libérale ; elle empruntera notre vocabulaire, n´hésitera pas à se caricaturer elle-même, dénoncera les patrons voyous, voudra des protections aux frontières, fustigera les délocalisations... Voilà ce que fera la droite, comme toujours ! La confusion des esprits, l´indifférenciation des programmes. Nous sommes devant cette droite qui ne s´assume pas en tant que telle au moment des campagnes électorales, mais fait une politique bien à droite une fois qu´elle a eu ce qu´elle voulait, c´est-à-dire le pouvoir, toujours le pouvoir, encore le pouvoir. La droite voudra aussi faire de l´élection présidentielle une affaire de personnes, une joute entre l´un, l´autre, elle essaiera d´effacer les clivages et elle voudra se parer, une nouvelle fois, du manteau de protectrice ou de sauveuse. Elle n´hésitera pas à utiliser les peurs qui seront pour son candidat une justification de son engagement. Il faut dénoncer le bilan, celui de la droite, dévoiler les intentions : le libéralisme jusqu´au bout et démystifier la méthode : le mensonge une nouvelle fois. Il faudra nous aussi utiliser la peur à son détriment, car c´est aujourd´hui la droite et son candidat qui inquiètent et c´est la gauche et sa candidate qui rassurent. Là est le paradoxe de la situation !
- Le deuxième adversaire, l´extrême droite, est un adversaire qui s´est se faire oublier à chaque scrutin, pour mieux surprendre, surgir ; un adversaire qui a pris, avec l´âge et le temps, une apparence plus débonnaire, presque banale pour cacher une identité qui ne change pas, qui reste toujours la stigmatisation de l´étranger et la diabolisation de l´immigration. Et, comme la droite lui sert d´agent d´ambiance, cette extrême droite n´a pas besoin de faire campagne pour trouver, hélas, ses électeurs. Là est le danger et il faudra de nouveau démasquer l´imposture, évoquer le risque toujours possible d´un 21 avril et conjurer la menace qui pourrait être celle de la tentation de beaucoup de ceux qui n´ont rien -et auxquels Ségolène s´adresse- qui, se désespérant de tout, choisissent cette extrême-là pour envoyer un message. Je dis à ces électeurs troublés, à ces pauvres, ces exclus, que le seul message qu´ils doivent envoyer est le message de l´espoir et non pas du refus, du repli, de la résignation. Aujourd´hui, ils doivent envoyer le message qu´il faut battre la droite et donner à la gauche les moyens d´agir.
- Il y a un dernier adversaire, plus anonyme, moins belliqueux, plus découragé : le retrait civique, l´abstention, l´indifférence, le scepticisme, la résignation. Il faudra donc, face à cet adversaire-là, pour en faire un allié, lancer une grande campagne pour la participation civique et pour l´inscription sur les listes électorales. Il faudra donner les éléments qui justifient cet engagement.
o Deuxième condition : imposer nous-mêmes les thèmes de la confrontation.
- La droite voudrait nous entraîner sur ce qu´elle suppose être son terrain, celui de l´insécurité. Nous ne nous déroberons pas devant ce défi-là et nous dénoncerons les échecs de la droite et l´augmentation des violences aux personnes, les méthodes et l´inflation législative avec le 6ème texte en 5 ans de la législature non pas pour prévenir la délinquance, mais pour renforcer encore des mesures pénales inutiles puisque les précédentes n´ont même pas été appliquées. Il faudra dénoncer ses fautes, la première ayant été de supprimer la police de proximité que Lionel Jospin avait mise en oeuvre. Il faudra donc être sur ce terrain parce que, si la politique de Nicolas Sarkozy marchait, cela se saurait dans les élections professionnelles de la police ! Nicolas Sarkozy vient de perdre une première bataille électorale, elle est d´importance car si ceux qui ont en charge d´approuver ou d´appliquer la politique de Nicolas Sarkozy l´avaient manifesté, cela ce serait vu dans les urnes, or ils s´en sont détournés... de Nicolas Sarkozy et ils ont eu raison. Cette compétition démocratique doit se faire également sur ces questions de sécurité et de violence.
- Il faudra revenir à ce qu´est l´essentiel de notre message dans cette bataille électorale qui s´annonce : le social, l´Education, le service public, la laïcité et là, je ne crains rien, Ségolène ne craint rien de ce qui peut se produire. Le clivage est là, visible.
o Troisième condition : mobiliser le Parti socialiste. Le Parti socialiste est un atout formidable. Pierre Mauroy a bien voulu rappeler que j´en étais le Premier secrétaire depuis près de 10 ans. Je le connais bien le Parti socialiste. J´en connais toute la richesse (pas seulement) ; ce gisement formidable de dévouement, d´engagement, de solidarité, de générosité que portent les militants, mais aussi les élus, les dirigeants qui ont subi des échecs et se sont toujours relevés. Je salue les adhérents anciens du Parti socialiste qui sont restés : quel courage ! Quelle confiance ! Quel espoir ! Je sais de quelle fidélité ce parti est capable pour les uns, pour les autres et de quel esprit d´unité il est aussi capable quand il faut se rassembler pour la victoire, et il le fera. Il le fera parce que Ségolène fera confiance à son parti dont elle procède, parce que ce parti est une force collective sans laquelle rien n´est possible, et parce que ce parti aujourd´hui fera tout ce qu´il est possible de faire pour la victoire de Ségolène ROYAL, c´est-à-dire la victoire de tous.
Ce parti a pris une nouvelle dimension avec les nouveaux adhérents -220 000 votants, 270 000 inscrits ; il faut aller plus loin. Il n´y a pas de risque, il n´y a pas de crainte. Il n´y a pas d´un côté le vieux parti et le nouveau, c´est le même. Ce parti n´a pas changé de culture, il a changé de mesure, il a changé de dimension, il a changé de force. Nous ne sommes pas trop nombreux au Parti socialiste, et s´il ne s´agissait que d´argent, je serai prêt à mettre la cotisation à 10 ; il ne s´agit donc pas de cela, il s´agit d´être plus forts ensemble, tous ensemble. C´est pourquoi, j´ai demandé à Jack Lang qui a déjà fait la démonstration de son talent pour la première campagne d´adhésion de nous permettre de dépasser les 300 000 adhérents. Pourquoi ? Pas simplement pour gagner la bataille présidentielle, mais parce qu´après la victoire de Ségolène, il en faudra du courage, il en faudra de l´abnégation, il en faudra du soutien de la part de ce parti -de la critique aussi sans division ou surenchère- car, il est dur de gagner une élection présidentielle, c´est dur de gagner des élections législatives, mais c´est au moins aussi dur de réussir au gouvernement et même à la présidence de la République. Et notre engagement n´est pas simplement une victoire en 2007, mais d´en avoir une autre en 2012 et pourquoi aussi pour les années qui viennent.
Il faut aussi se tourner vers les autres. Il n´y a pas que les socialistes en France. C´est bien là le problème. C´est comme en Europe, il n´y a pas que des Français ! Puisqu´il n´y a pas que des socialistes, il faut aller vers les autres : ceux qui ne le sont pas encore, ceux qui le sont déjà sans le savoir et tous ceux qui ont besoin de s´exprimer par un vote clair au premier tour comme au second de l´élection. Ségolène a raison : tournons-nous vers les Français, dialoguons avec eux, faisons les participer à notre projet en l´améliorant et non en le dénaturant (n´ayons d´ailleurs aucune crainte, ils ont souvent plus d´imagination que nous). Nous avons une contrainte qu´ils n´ont pas : nous devons gouverner le pays et dire ce qu´il est possible ou non de faire.
CONCLUSION
Le rassemblement de la gauche est la dernière condition de la victoire. Et pourtant, cette vérité simple à posteriori n´est jamais une évidence a priori. Il faut quelques fois que la victoire consacre le rassemblement pour qu´il existe. Je suggère que nous ayons une méthode plus originale : faisons le rassemblement avant pour faire l´union après.
Mais, il en est toujours au sein de la gauche qui, par pureté, par calcul souvent dans l´impureté, ou par réflexe identitaire, pensent que l´essentiel est dans la différence, la surenchère voire même le combat. Par exemple : je suis toujours surpris qu´à chaque élection présidentielle il y ait trois candidats trotskistes ; j´ai beaucoup de respect pour Trotski, je sais le rôle majeur qu´il a joué pour le socialisme dans le monde et même en France. Mais, pourquoi trois ? Etait-il inscrit dans les textes qu´il en fallait forcément trois à chaque élection présidentielle ?
C´est contre cette tentation-là qu´il faut lutter. Nous sommes les plus forts à gauche. Nous devons donc être les plus humbles pour revendiquer l´union et le rassemblement tout simplement parce que nous ne gagnerons pas seuls l´élection présidentielle et que nous ne gouvernerons pas seuls le pays. Nous avons besoin de toute la gauche, de celle qui veut avec nous agir, réformer, transformer.
Jusqu´au bout, nous ne ménagerons pas notre peine pour convaincre de ce rassemblement comme nous l´avons fait avec le Parti Radical de Gauche qui s´est associé à nous et je ne désespère pas d´en convaincre d´autres, même s´ils ont déjà annoncé leur candidature.
Nous, dès lors que nous aurons fait l´effort de rassembler, nous ferons tout pour que la candidate, la nôtre, puisse être au plus haut le soir du premier tour de l´élection présidentielle. Pas seulement pour être qualifiée pour le second ; il faut créer une dynamique de victoire et elle se crée dès le premier tour. Nous le faisons dans l´intérêt de la gauche car il s´agit de faire la différence avec la droite et l´extrême droite dès le premier tour. Il faut aussi donner une légitimité à la future Présidente de la République car il faut avoir le meilleur résultat au premier tour pour avoir la force ensuite de diriger le pays.
Quant au second tour, chacun à gauche sera devant ses responsabilités. Et notamment ceux qui veulent être plus anti-libéraux que nous. Nous sommes des anti-libéraux, mais il y en a qui veulent être plus anti-libéraux encore. Ils en ont le droit, mais ils seront devant ce choix simple : est-ce qu´ils prennent le risque de laisser les vrais libéraux cinq ans de plus au pouvoir ou nous donneront-ils à nous qui voulons maîtriser le capitalisme, dominer le capitalisme, les moyens d´agir. Il faudra leur rappeler cette leçon simple : si l´on veut battre la droite, c´est avec la gauche que l´on peut le faire.
En ce 26 novembre, nous lançons un formidable pari à notre peuple. Nous nous lançons nous-mêmes dans une grande aventure humaine et politique. Nous sommes les héritiers d´une grande histoire. Nous portons un idéal intact dans un monde qui change et que nous devons changer. Nous proposons d´ouvrir un nouveau temps de progrès et de conquêtes.
Nous sommes conscients de nos devoirs. Le premier est de réussir. Ségolène, tu incarnes aujourd´hui cette formidable espérance ; tu as su nous convaincre. Il s´agit aujourd´hui de convaincre les Français.
Ton parti est là rassemblé. Il sera là derrière toi pendant les cinq mois qui nous séparent de l´élection présidentielle. Il sera là pendant les cinq ans de ton mandat pour traduire en acte notre politique, si les Français nous accordent leur confiance.
Nous partageons tous avec toi cette aventure démocratique. Nous sentons bien confusément que l´élection qui vient n´est pas un rendez-vous comme les autres et qu´elle sera fondatrice, comme celle de 1981 avec François Mitterrand. Nous mesurons aussi nos responsabilités avec toi et me revient une formule de Léon Blum à la fin de sa vie : « Le socialisme est le maître de l´heure. Je n´ai pas d´autre voeu à faire et vous, vous n´avez pas d´autre devoir à remplir : le Parti socialiste doit digne du socialisme ».
Alors, Cher(e)s Camarades, Chère Ségolène, soyons dignes de ce combat-là, de ce combat pour la justice, pour la liberté, pour l´égalité. C´est en servant nos idées, c´est en poursuivant ce combat que nous servirons la France.

Parti socialiste - Débat participatif du 25/01/2007 sur la culture
Du mécénat d'ancien régime au ministère des Affaires culturelles créé en 1959 par la Vè République, l'intervention de l'État dans le domaine de l'art et de la culture a toujours été très forte en France. Après l'action de la direction générale des Beaux-arts de la 3ème République, l'introduction de l'éducation culturelle et artistique durant le Front Populaire, les débuts de la décentralisation théâtrale sous la 4ème République, cette intervention s'est effectuée, dans la seconde moitié du xxème siècle, au travers de politiques culturelles diverses.
Le champ d'action, les objectifs, les moyens et les méthodes ont beaucoup varié. Cependant, les dernières décennies ont permis de préciser un champ d'action spécifique dont les contours, délimités par les attributions des différents départements d'intervention du ministère, conduisent à une définition politico-administrative assez précise du domaine artistique et culturel qui recouvre aujourd'hui:
L'architecture, l'urbanisme et l'environnement, l'archéologie, les archives, les arts plastiques et la photographie, le cinéma, les arts numériques et le multimédia, la langue française et les langues régionales, le livre et la lecture, les musées, le patrimoine, le spectacle vivant (théâtre, musique, danse, cirque, marionnettes, arts de la rue, ... ).
La politique culturelle comprend également plusieurs axes transversaux: culture et handicap, culture et justice, culture à l'hôpital, culture et recherche, culture et éducation populaire, ainsi que l'emploi culturel, l'éducation artistique et culturelle et la création en direction de l'enfance et de la jeunesse, la culture scientifique et technique, le mécénat et les industries culturelles.
Il est évident que devant l'étendue du domaine et des enjeux qui lui sont liés, il paraît souhaitable d'enrichir les trente lignes que lui consacre le programme du parti socialiste. Le débat d'aujourd'hui peut y contribuer en soulignant plusieurs urgences et en suggérant un certain nombre de propositions.
Pour ma part, il me semble d'abord indispensable de réaffirmer quelques principes et de tenter ainsi d'échapper au "ronron technocratique" qui brouille, depuis une vingtaine d'années, la perception de la spécificité d'une politique culturelle de gauche,et j'insiste sur « de gauche ». Sur ce terrain, je me permets de soumettre à votre réflexion et au débat 5 questions.
Première question : Après deux décennies de décentrali-sation administrative, le temps n'est-il pas venu de redéfinir les rôles respectifs de l'administration centrale et des collectivités locales et territoriales; redéfinition sur la base d'une politique culturelle nationale, dotée d'un budget suffisamment important pour lui permettre de conserver, au niveau de l'État des moyens réels d'incitation et d'intervention Oe parle ici de l'État républicain qu'il ne faut pas confondre, bien entendu, avec tel ou tel gouvernement) ?
Dans ce cadre, les collectivités locales et territoriales devraient, naturellement, conserver ou obtenir la responsabilité complète et la disponibilité réelle des moyens leur permettant de définir et mettre en œuvre les déclinaisons spécifiques à leur territoire. De plus, une péréquation entre les régions serait indispensable pour aider celles disposant des moyens les plus faibles, et offrir ainsi à tous les Français les mêmes moyens d'accès à la culture.
Deuxième question : Une politique culturelle républicaine peut-elle, comme c'est aujourd'hui le cas, donner dans les faits la priorité - voire se réduire - au soutien. des industries culturelles, soutien par ailleurs indispensable dans certains cas et sous certaines conditions?
Après avoir souvent basculé entre politique des publics et politique des artistes, le ministère s'est orienté, ces dernières années, non seulement vers une politique des industries culturelles, mais aussi vers une politique industrielle des établissements culturels en leur demandant de se comporter comme des entreprises. Ce basculement progressif avance masqué, notamment derrière le concept, apparemment positif et séduisant, de l'aide à « l'attractivité culturelle du territoire» .
Dès que l'on parle des principes, il est difficile d'éviter les sujets qui fâchent. Il faut pourtant parler ici de la création, de la liberté de l'artiste et de l'insertion sociale de l'art qui, me semble-t-il, sont indissociables. Il s'agit, en particulier, de la manière dont s'établit l'échange entre, d'une part, les formes proposées par l'artiste et, d'autre part, la sensibilité, l'imaginaire et les perceptions, éduquées ou non, des différents publics.
Sur cette question (élément central d'une réflexion sur la démocratisation de l'accès à l'art et à la culture), vous me permettrez de rappeler quelques chiffres concernant les pratiques culturelles des Français (chiffres extraits d'une enquête réalisée en 2000 par l'Insee auprès des personnes de 15 ans et plus).
Au cours des 12 mois précédant l'enquête:
42 % des personnes de 15 ans et plus n'ont lu aucun livre, 50 % ne sont pas allés, même une seule fois, au cinéma,
55 % n'ont visité ni musée, ni exposition, ni monument historique,
71 % ne sont pas allés, même une seule fois, au théâtre ou au concert,
76 % ont écouté de la musique enregistrée avec une moyenne de 5 h par semaine, 86 % n'ont eu aucune pratique artistique en amateur,
77 % ont regardé la TV avec une moyenne de 3 h par jour
C'est cette réalité qui doit être au centre du débat lorsqu'on parle de l'écart entre le travail des créateurs et la majorité de la population. À cet égard, comme dirait Chirac, ceux qui pensent résoudre les problèmes en les nommant, pourraient, après la fracture sociale et la fracture numérique, lancer le concept de fracture culturelle!
Les artistes ne sont évidemment pas (bien qu'on ait parfois tenté de le leur faire croire !) les seuls responsables de cette situation et personne n'a le droit de leur demander de subordonner leurs choix de création à de soi-disant besoins ou goûts du public, définis par on ne sait quelle instance. En revanche, le souci élémentaire de solidarité avec la société dans laquelle ils travaillent implique, de leur part, une prise de conscience qui devrait les conduire à ne pas opposer, au prix d'une négation de toute responsabilité civique, la liberté de création et la réalité incontournable de l'écart.
Hubert Gignoux, metteur en scène et comédien, directeur du Centre Dramatique de l'Ouest puis du Théâtre national de Strasbourg, interrogé il ya quelques années sur la liberté de création par la revue Théâtre Public, répondait: « Je m'inquiète qu'on se donne J'air de revendiquer un privilège mal défini pour une fonction indéfinissable )J.
Certains s'étonneront de cette réponse, inhabituelle de la part d'un artiste. De même, la liberté de création étant depuis des années la tarte à la crème de tous les discours sur la culture, il ne viendrait, à l'esprit d'aucun (ou d'aucune) responsable politique de s'interroger sur ce point. Hubert Gignoux, pionnier de la décentralisation théâtrale, savait, lui (comme beaucoup d'autres professionnels), que le problème n'est pas la liberté d'expression de l'artiste, qui n'est plus en danger dans la société libérale, celle-ci étant maintenant capable de récupérer - et même de subventionner - sa propre contestation.
Le vrai problème est que cette société enlève, physiquement et intellectuellement, la possibilité de bénéficier de ce qu'apportent l'art et la culture, à ceux qui sont réduits, par sa logique mercantile et médiatique, à n'accéder qu'aux «détentes », à «l'entertainment» (comme disent les anglosaxons), offerts à domicile par la société de consommation médiatique. Or, il faut toujours avoir présent à l'esprit que, parmi les besoins fondamentaux de l'homme, le besoin culturel est le seul qui diminue lorsqu'il n'est pas satisfait.
Bien entendu, le fait de mettre en rapport la liberté de l'artiste et le souci élémentaire de solidarité avec la société dans laquelle il veut concrétiser son désir de création, ne doit évidemment pas être compris comme la volonté de limiter administrativement ou idéologiquement sa liberté.
Il s'agit, au contraire, de tenir compte de l'exigence éthique de l'artiste et de sa volonté de maintenir l'oscillation et « la contradiction dialectique entre la fidélité à soi et la fidélité au Monde ». C'est en particulier, au-delà du contenu de l'œuvre, le souci de sa médiation, c'est-à-dire la façon dont s'effectuera la rencontre avec les publics, prioritairement avec ceux qui sont les plus éloignés de la possibilité réelle d'un accès à la culture.
Il faut souligner, à ce sujet, que nombreux sont les artistes et les professionnels qui ont fait, de longue date, le choix de s'interroger sur l'écart. Ceux-là continuent, chacun à sa façon, de se battre sur ce terrain, malgré les immenses difficultés qu'ils rencontrent, très rarement cités ou mis en valeur par les grands médias, fabricant de la notoriété qui conditionne souvent la manne indispensable des subventions.
Cette volonté d'insertion sociale de la création implique aussi, pour ceux qui ont la rrussion d'élaborer, ou de mettre en œuvre, une politique culturelle et artistique, la nécessité d'abandonner les recettes toutes faites et d'engager une véritable réflexion sur les choix qu'ils sont conduits à effectuer.
Sans oublier puisqu'il s'agit de création artistique que, tant du point de vue de l'artiste que de celui qui rencontre l'œuvre, nous sommes d'abord dans le domaine du désir et du plaisir, et y compris dans celui du divertissement de qualité.
Cela nous conduit à la troisième question: N'est-il pas indispensable, aujourd'hui, d'affirmer, par une augmentation substantielle des moyens, l'importance de la création artistique dans toutes les disciplines; et ce avec une priorité donnée
1. à la rencontre avec l'œuvre artistique,
2. à son appropriation par les couches sociales plus larges que celles de l'élite culturelle et des couches moyennes,
3. à l'insertion de l'art dans la réalité sociale, en insistant sur la nécessaire relation entre la responsabilité civique de l'artiste et sa liberté d'expression?
Par ailleurs, je pense qu'il faut encourager, sur tous les terrains, dans toutes les disciplines et pour tous les secteurs d'intervention du ministère, la mise en œuvre d'un développement culturel durable considéré comme un service public et un investissement. Ceci implique naturellement des actions de médiation (ou d'animation, ou d'action culturelle, ou d'éducation populaire, à votre convenance) à propos desquelles il faut remettre les choses à l'endroit. En effet, comme le souligne Jean Caune', « la médiation vit, depuis, des années, une période difficile sur le mode du paradoxe. En effet:
elle se veut médiation, on lui demande d'être médiatique;
elle se projette au service des transformations sociales, on souhaite qu'elle fasse preuve d'esprit d'entreprise;
elle a l'ambition de favoriser l'appropriation de l'art par le plus grand nombre, on lui suggère de s'insérer dans le champ des industries culturelles;
elle se propose de jouer un rôle dans une stratégie de réduction de l'écart entre l'art et la population, on lui fait comprendre qu'entre la création et les publics il n'est nul besoin d'intermédiaire. »
1 Jean Caune est professeur à l'Université de Grenoble, docteur de 3ème cycle en esthétique et science de l'art, et docteur d'État en sciences de la communication. Après avoir été comédien et metteur en scène, il a mis en place le centre d'action culturelle de la Villeneuve de Grenoble et dirigé la maison de la culture de Chambéry. Fondant sa recherche théorique sur une pratique réelle, il est, selon moi, de ceux qui ont une véritable légitimité - tant de chercheur que de praticien - pour proposer une analyse des fondements idéologiques et artistiques de la médiation.
J'ajouterai que la culture peut, certes, être émancipatrice, mais surtout lorsqu'étant dans son rôle, elle questionne la société, interroge chacun, dénonce et choque, alors que, l'heure étant au consensus et au consumérisme, on lui répète qu'elle serait plus utile si elle se consacrait prioritairement à la reconstruction d'un mythique lien social perdu ou, pourquoi pas, à la lutte contre l'exclusion.
Et c'est encore à Jean Caune que j'emprunterai la
quatrième question: Là où l'immédiateté devient valeur, quelle place reste-t-i1 à la médiation et à la transmission? Là où l'image se remplit d'elle-même, quelle place reste-t-i1 pour les apprentissages de la réception esthétique?
Enfin, la cinquième question qui, je pense, n'a pas besoin d'être commentée, pourrait être la suivante:
N'est-il pas temps d'en finir avec les études, les colloques et les déclarations sans suite, dans deux domaines où l'urgence est grande de donner, dans la France entière, l'impulsion et les moyens, budgétaires et humains, d'un développement véritable; je veux parler, d'une part, de l'éducation artistique et de la création en direction de l'enfance et de la jeunesse et, d'autre part, de l'encouragement réel des pratiques amateurs dans toutes les disciplines artistiques, en liaison étroite avec les acteurs professionnels de l'activité artistique et culturelle?
Abordons pour terminer le problème du développement de l'emploi culturel. Je ne parlerai pas du problème connexe du régime des intermittents qui est abordé dans le programme du PS et que d'autres évoqueront certainement ce soir.
À mon sens, la première mesure d'urgence à prendre pour créer des emplois dans ce secteur, est d'accroître très sensiblement les aides financières aux structures artistiques et culturelles. Elles ont, pratiquement toutes, besoin de renforcer les équipes, d'autant que leurs subventions ont, bien souvent, été rognées voire même supprimées et que nombre de postes aidés ont disparu.
Il conviendra, par ailleurs, dans un second temps, de mettre l'ensemble du territoire national à niveau en ce qui concerne le parc des équipements artistiques et culturels, qui est loin d'être satisfaisant. En attendant, il faut surtout être conscient que la grande majorité des entreprises culturelles fonctionnent dans des conditions de survie et au prix de choix qui pèsent lourdement sur les conditions, et parfois la qualité, de leur travail.
À partir du début des années 80, face au manque de lieux de formation qui constituait un frein réel au développement de l'emploi culturel (entre autres dans le domaine de l'administration et de la gestion) un effort important a été réalisé. Aujourd'hui, la machine s'est emballée et l'on arrive à la situation suivante: Environ 5000 étudiants sortent chaque année de 270 formations initiales généralistes, avec un DUT, un DU, une licence professionnelle ou disciplinaire, ou encore un mastère professionnel (sachez qu'il existe plus de 80 mastères 'culture' en France !). Par ailleurs, l'enseignement supérieur Culture comprend 120 établissements spécialisés, délivrant 40 diplômes différents et regroupant quelques 35 000 étudiants. Or, le marché de l'emploi culturel est évalué à environ 4000 offres d'emploi annuelles, tous secteurs confondus ...
Il est, de plus, évident que ces fomlations ne se valent pas toutes: certaines sont excellentes, se caractérisant par une implication forte des professionnels, ainsi que par des partenariats noués avec les Drac et les collectivités territoriales. D'autres conduisent malheureusement à des impasses, ou à l'Anpe, et je me garderai de donner des pourcentages ...
Il est urgent de prendre deux mesures:
Mettre en place une véritable évaluation à l'échelle nationale, permettant de juger les modalités de recrutement, d'organisation pédagogique et de contenus d'enseignement, de ces formations supérieures;
lancer des études sur l'état et l'évolution probable du marché de l'emploi culturel (et pas uniquement dans le secteur du spectacle vivant comme c'est le plus souvent le cas aujourd'hui), ces études étant prises en charge par des observatoires nationaux, ou régionaux là où ils existent.
Pour finir - et afin qu'on ne me reproche pas d'avoir fait l'impasse sur la télévision -, je terminerai par une citation de Marx ... Groucho Marx bien sûr, le dernier des Marx Brothers disparu il ya une dizaine d'années, qui, dans ses 'Mémoires d'un Amant Lamentable', écrivait: « Je trouve que la télévision est très favorable à la culture. Chaque fois que quelqu'un l'allume chez moi, je vais dans la pièce à côté et je lis ».
Je vous remercie pour votre patience.
Claude-Olivier Stern
Malgré le retour de Lionel Jospin sur le devant de la scène, Ségolène Royal reste la candidate préférée pour le PS en vue de l'élection présidentielle 2007 pour 42% des Français, devant l'ancien Premier ministre (22%), selon un sondage CSA pour "Le Parisien" et i-Télé, rendu public vendredi.
La présidente de la région Poitou-Charentes gagne un point par rapport à avril dernier, tout comme Lionel Jospin qui conserve sa deuxième place...
COMPTE RENDU DE LA RÉUNION DU MARDI 6 JUIN 2006
Thème choisi : « Construire sa vie »
Sous-thèmes traités : La Santé et le logement

SANTE
Interventions des personnes présentes sur le thème de la santé :
Organiser la proximité de soins de la personne âgée.
Organiser autrement les besoins de la personnes âgée.
Organiser les tâches des intervenants (médecin, infirmière….) et leur rôle. En exemple : Est-ce normal qu’une infirmière soit chargée de la toilette ?
Prévention : Elle devrait être assurée par le médecin traitant.
-Prévenir le suicide de l’adolescent.
-Éduquer les parents. (Bronchiolite du nourrisson)
-Mettre en place des réseaux de proximité et faire des délégations de tâches en responsabilisant le médecin du secteur.Proposition : Comment trouver plus de bénévoles pour intervenir auprès des personnes âgées.
Penser à la proximité :
-Lycée, collège, écoles pour les ados et les enfants.
-Lieu de travail.
-Faire un lien avec l’école et la maison.
Changer le nom de CPAM en caisse primaire d’assurance santé.
Arrêter la course aux médicaments.
Utilisation des médicaments génériques.
Faire une prévention plus importante et être ferme.
Redonner sa place et son sens à l’assurance obligatoire.
Renforcer l’hôpital public car il y a de bons médecins. La clinique privée est cependant complémentaire.
Développement des alternatives d’hospitalisation.
Transformer les vieux hôpitaux ruraux pour y installer un service public autour d’un médecin généraliste.
Réapprendre les règles d’hygiène et de diététique.
Retisser le lien social pour atténuer le mal-être des personnes âgées et des enfants.
La sécurité sociale doit être un système de solidarité devant la maladie.
Dissocier prévention et soin.
Il faut créer un cadre de médecine préventive.
Lutter contre les maladies nosocomiales.
En psychiatrie les centres de consultations décentralisées ont été transformés en consultations de secteur : On a détourné leur fondement.
Remettre en cause les études médicales. (bachotage, cours payants…)
Permettre aux étudiants de s’ouvrir vers le monde dans lequel ils vont exercer et leur apprendre ce qu’est la sécurité sociale.
Le médecin devrait parler de ses patients et non de ses clients.
Conventionner les médecins et renforcer le service public.
La médecine du travail ne devrait pas être basée sur la vie associative.
Pouvoir aller voir le médecin du travail quand c’est nécessaire et non pas seulement pour la visite annuelle.
Il y a une absence de pédagogie : responsabiliser les médecins et les patients.
Préservation de l’égalité des droits du patient :
-Question de choix de société.
-Refondre le système de Sécurité Sociale.
-Réduire l’inégalité dans les soins dentaires et l’ophtalmologie.
-Prendre le soin dans sa globalité.
-Problèmes des dépassements d’honoraires des médecins.
Notre pays avait le meilleur système de santé au monde, mais nous n’avons pas su le faire évoluer eu égard aux besoins de notre société, il est urgent de prendre le problème à bras le corps.