Texte Libre
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Ségolène Royal, la Rochelle Mai 2008 (Photo M.Marin)
Chères amies, Chers amis,
Je vous prie de trouver ci-joint l'initiative que nous prenons, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, utile aux Français. Le texte en a été publié aujourd'hui.
Je compte sur vous pour nous rejoindre et apporter vos idées sur le site qui sera spécialement créé pour vous accueillir. Elles nous permettront d'aboutir à une belle contribution dont nousseront toutes et tous coauteurs.
Amitiés

CONSULTATION PARTICIPATIVE :
COMMENT LE CONGRES DU PS PEUT-IL ETRE UTILE AUX FRANÇAIS ?

Si vous souhaitez adhérer en ligne à l'association Désirs d'avenir :
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=adhesion
Si vous souhaitez soutenir l'association Désirs d'avenir :
http://www.desirsdavenir.org/pdf/bulletin.pdf
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SIGNEZ L'APPEL LAÏQUE EN CLIQUANT : http://www.appel-laique.org/
Chers tous,
Ségolène Royal avait annoncé l’ouverture de trois grands débats participatifs.
Le premier, consacré au syndicalisme, “Comment donner envie à tous les salariés d’adhérer à un syndicat ? est ouvert depuis un mois. Premiers résultats : plus de 800 contributions sur le site et une centaine de réunions-débats à l’initiative de comités locaux Désirs d’avenir.
Comme le premier, ces deux débats participatifs se déroulent en ligne, sur le site Désirs d’avenir, mais aussi dans les comités locaux Désirs d’avenir, avec les élus et militants socialistes. Citoyens et associations sont invités à y participer.
En conséquence, l’important travail commencé doit se poursuivre. La mise en œuvre et l’animation de ces débats sont essentielles pour permettre de creuser plus profondément encore le sillon de la démocratie participative.
Chaque débat dure quelques semaines.
A l’issue de ces débats, il vous appartient de faire remonter par retour d’email ou sur comites@desirsdavenir.com le compte-rendu (date et lieu du débat, nombre de participants, qualité des intervenants…) et les contributions issues de vos travaux. Ces débats donneront également lieu à des synthèses publiques.
En cours de débat, ou à leur fin, Ségolène Royal exposera ce qu’elle a retenu du débat (« ce que je retiens »).
Nous continuons à développer, partout en France, cette importante phase de concertation qui demande la mobilisation de tous.
Je reste, le cas échéant, à votre entière disposition.
Jean-Pierre Le Gendre Responsable des comités locaux
Ségolène Royal : « Ma démarche, c’est de regarder les réalités en face »
Les deux autres candidats pointent leurs divergences avec vous. Qu’est-ce qui vous différencie d’eux, de votre point de vue ?
Ségolène Royal. Dans le débat démocratique pour la désignation du candidat ou de la candidate socialiste, je ne recherche pas les divergences, car ce débat doit servir la gauche. Et puis le projet socialiste, qui trace les axes de notre politique pour la France est notre bien commun, nous l’avons débattu et adopté ensemble. Ma démarche, c’est de regarder en face les réalités dans lesquelles se débattent nos concitoyens. Être de gauche, c’est répondre aux problèmes des gens qui souffrent. Où sont les principales souffrances aujourd’hui ? C’est la précarité que la politique de la droite a installée partout, les fins de mois difficiles, l’école qui n’a plus les moyens de tenir, pour tous les élèves, la promesse républicaine de réussite, la pénurie de logements, la dégradation de l’environnement et du cadre de vie, et les phénomènes de violence dont nos concitoyens les plus démunis sont les principales victimes. Ce sont ces difficultés quotidiennes que je dénonce, et auxquelles je veux porter remède.
Votre approche est très sociétale. Sur la carte scolaire, ou l’encadrement militaire des primo-délinquants qui ont fait couler beaucoup d’encre en raison d’une certaine porosité, disent certains, avec les thèmes de Nicolas Sarkozy. « Tout se tient », dîtes-vous. L’emploi, le pouvoir d’achat, le logement, ne sont-ils pas des préoccupations centrales ?
Ségolène Royal. Bien sûr, je viens de vous le dire. Et tout se tient en effet, car une famille frappée par le chômage ou une famille dont le pouvoir d’achat se dégrade parce que les salaires ne suivent plus, une famille mal logée, c’est une famille fragilisée, avec souvent des conséquences pour la réussite scolaire des enfants. Il est insupportable que de si nombreuses familles n’aient plus les moyens de transmettre à leurs enfants la confiance dans l’avenir. Il est là le combat pour toute la gauche.
Sur la carte scolaire, il faut dire la vérité : elle aboutit aujourd’hui, trop souvent, à des réserves pour les riches et à des ghettos pour les pauvres. C’est une hypocrisie qui est dénoncée, par exemple, par Fadela Amara, du mouvement Ni putes ni soumises. Et là où Nicolas Sarkozy veut supprimer la carte scolaire et mettre en concurrence les établissements, c’est-à-dire introduire le libéralisme à l’école, j’ai dit qu’il faudrait l’assouplir, en donnant le choix entre deux ou trois établissements. Et surtout, nous devrons réaliser l’excellence scolaire partout, y compris dans les établissements aujourd’hui à la peine.
Quant à la sécurité, ce n’est pas un problème de droite ou un problème de gauche. C’est une préoccupation des Français, en particulier des couches populaires. Mais pour y faire face, il existe une réponse de droite et une réponse de gauche. La réponse de droite consiste à supprimer la police de proximité, à tenter de dresser les Français contre les jeunes ou les immigrés, à multiplier les opérations-spectacle menées devant les caméras, comme aux Mureaux. Et il y a une réponse de gauche : nous devons être lucides et fermes contre toutes les délinquances et contre toutes les causes - qui conduisent aux comportements délinquants (chômage, précarité, pauvreté, ghettos urbains).
Les partis politiques doivent-ils se réformer ?
Ségolène Royal. Il n’y a pas de démocratie sociale vivante sans des syndicats forts et respectés. Il n’y a pas non plus de démocratie politique vivante sans partis politiques vivants. Je connais nos militants et je sais le coeur qu’ils mettent dans leur engagement. Si les partis politiques doivent se réformer, c’est pour mettre les militants à la première place et pour s’ouvrir davantage aux préoccupations et aux attentes des Françaises et des Français. Le Parti socialiste vient de le faire, en s’ouvrant aux nouveaux adhérents qui sont venus nombreux nous rejoindre. C’est le signe d’une soif de politique de nos concitoyens. À nous de ne pas les décevoir.
Pendant la campagne référendaire, vous indiquiez que les couches populaires seraient les premières victimes du rejet du TCE. Quel serait le rôle d’un président de gauche en 2008, au moment où la présidence française de l’UE aura à renégocier le traité ?
Ségolène Royal. Je suis plus que jamais pour une France forte qui retrouve sa place dans une Europe politique. Le rejet du traité a été clair et net. Ce traité est donc caduc. Mais l’Europe est bloquée, nous le voyons tous. Les peuples ont découvert qu’une partie de - construction européenne s’était faite en dehors d’eux, qu’on les avait peu ou mal associés. Ils ont aussi perçu qu’il n’y avait pas ou plus de consensus sur le modèle européen, sur l’Europe que l’on veut, l’Europe dont on rêve. Je veux débloquer l’Europe et sortir la France de l’isolement. Oui, il faut relancer l’Europe à travers la politique, mais la politique ne se réduit pas aux institutions. Les institutions doivent être au service des objectifs politiques, pas l’inverse. Il faut d’abord réaliser l’Europe par la preuve et redonner aux citoyens une envie d’Europe. Je propose d’abord une refondation des objectifs européens, pour construire une Europe qui protège les salariés des délocalisations et du dumping social, une Europe de l’environnement, une Europe qui prépare notre futur commun par un investissement massif dans la recherche.
Dépasser l’antagonisme capital-travail (le Parisien du 23 février), réconcilier les Français et l’entreprise : vos thèmes sont ceux d’une vieille chimère centriste. Quelle est votre conception du rassemblement de la gauche ?
Ségolène Royal. Mais croyez-vous que les salariés aient envie d’être brouillés avec leur entreprise ? Croyez-vous qu’ils n’aspirent pas à se sentir bien dans leur travail, sécurisés dans leur emploi, bien rémunérés, avec des conditions de travail dignes ? Pourquoi se battent-ils lors- que leur entreprise est menacée ? Ce n’est pas l’entreprise qui est en cause, c’est le rapport entre les salariés et le patronat. C’est pourquoi il est indispensable de mettre tout en oeuvre pour que les syndicats soient puissants. Aujourd’hui, le déséquilibre est en défaveur des salariés, et la droite a beau jeu de mépriser la démocratie sociale.
Le rassemblement de la gauche suppose un respect mutuel, une clarté sur les objectifs, et un accord sur les priorités. Il suppose aussi une volonté partagée et une dynamique de rassemblement. Sans le rassemblement de la gauche, rien n’est possible.
Entretien réalisé par D. B.


Merci Jack pour cette leçon de militantisme et ce sens des responsabilités collectives.
TOUS UNIS ET RASSEMBLES POUR BATTRE LA DROITE doit être dès à présent le slogan de tous les socialistes.
Claudie
ça y est ! c’est fait ! c’est annoncé ! « Oui j'accepte d'assumer cette mission de conquête pour la France et les épreuves qui vont avec -et dont je veux protéger ma famille- et donc de me présenter au vote des socialistes, puis je l'espère, au jugement des Français, en gagnant par le mérite leur confiance en avril 2007 »
« Accomplir les changements profonds espérés, incarner la nation puis bien faire fonctionner l'Etat, telle est la tâche qui nous attend »
merci Ségolène
et maintenant une femme PRESIDENTE, vite ...
La région Poitou-Charentes, c'est un bilan positif élaboré collectivement
Communiqué de presse - Région Poitou-Charentes
Dès notre élection, en mars 2004, nous avons engagé avec la présidente Ségolène Royal, la mise en Oeuvre de notre projet, élaboré en concertation avec les citoyens de notre région. Deux ans plus tard, malgré les transferts de charges effectués par l'Etat et la réduction des moyens financiers en direction des régions, les résultats sont là, incontestables.
En voici quelques exemples :
- Emploi : plus de 2000 bourses tremplins pour l'emploi (créations et reprises d'entreprises), plus de 1800 emplois tremplins pour les associations
- Environnement : 1055 chauffe-eau solaires installés en 2006, 8742 récupérateurs d'eau, lancement du premier lycée « autonome en énergie » de France, premiers TER fonctionnant aux agro carburants, emplois tremplins
- Lycées : aide significative à l'acquisition des manuels et de l'équipement professionnel, budget participatif, fonds social renforcé pour venir en aide aux familles en difficultés.
- Transports : achat de matériel ferroviaire neuf, développement de dessertes, augmentation du trafic usager de 20%,
- Maîtrise foncière en faveur du logement social avec la mise en place d'un établissement public foncier.
La logique de « projets » est une voie exigeante, plus difficile que celle des « guichets ». Nous continuerons à tracer la route autour des priorités qui ont été définies et partagées par les électeurs de la Région Poitou-Charentes. C'est tous ensemble, que nous oeuvrons chaque jour, pour et avec les picto-charentais, dans une coopération constructive nous permettant aujourd'hui de porter haut notre bilan.
C'est notre seule et unique préoccupation.

Pour contacter Ségolène, vous pouvez le faire par le biais du mail de son association "Désirs d'avenir" :