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Ségolène Royal, la Rochelle Mai 2008 (Photo M.Marin)
Chères amies, Chers amis,
Je vous prie de trouver ci-joint l'initiative que nous prenons, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, utile aux Français. Le texte en a été publié aujourd'hui.
Je compte sur vous pour nous rejoindre et apporter vos idées sur le site qui sera spécialement créé pour vous accueillir. Elles nous permettront d'aboutir à une belle contribution dont nousseront toutes et tous coauteurs.
Amitiés

CONSULTATION PARTICIPATIVE :
COMMENT LE CONGRES DU PS PEUT-IL ETRE UTILE AUX FRANÇAIS ?

Si vous souhaitez adhérer en ligne à l'association Désirs d'avenir :
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SIGNEZ L'APPEL LAÏQUE EN CLIQUANT : http://www.appel-laique.org/
Merci d'apporter votre soutien en signant cette pétition et en diffusant ce message largement autour de vous.
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- THIONVILLE (AFP) - Ségolène Royal a accusé mercredi à Thionville Nicolas Sarkozy de vouloir "vider de son contenu le sens des élections municipales", avec ses propos sur le niveau d'abstention, en conseil des ministres, rapportés par le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez.
"Nicolas Sarkozy nous dit finalement que cette élection n'est qu'une péripétie, elle ne vaut rien parce qu'il y a beaucoup d'abstentions, il n'a pas compris la leçon du premier tour et donc il faut refaire la leçon", a-t-elle déclaré devant une salle de 400 personnes.
Mme Royal est venue à Thionville soutenir le candidat socialiste à la mairie, Bertrand Mertz, bien placé à l'issue du premier tour pour ravir la mairie à l'UMP.
La présidente de Poitou-Charentes a appelé les électeurs à "renforcer, approfondir, et élargir le vote sanction (...) pour que ça change, pour que les engagements soient tenus".
Elle a demandé à "sanctionner ce nouvel accroc à la démocratie que constitue l'appel d'un président de la République à l'abstention, du jamais vu dans l'histoire de la République".
Nicolas Sarkozy a "insisté" mercredi sur le faible taux de participation au premier tour des municipales, signe qu'il ne pouvait être "visiblement" question de "vote sanction", a rapporté le porte-parole du gouvernement.
Se rendant ensuite à Longwy (Meurthe-et-Moselle), pour soutenir le maire sortant socialiste, Jean-Marc Fournel, Mme Royal est revenue, devant quelque 200 personnes, sur les propos de Nicolas Sarkozy: "ce sont des déclarations scandaleuses c'est la première fois qu'on entend un président de la République se réjouir de l'abstention. Il n'est pas tout à fait à la hauteur de sa fonction, une fois de plus", a-t-elle dit. "Il n'en est pas à piétiner une valeur républicaine près, c'est incroyable!", s'est-elle exclamée.
Dans ce contexte, Ségolène Royal a appelé à "voter massivement dimanche prochain", présentant le scrutin comme un "vote moral, un vote d'espoir, un vote d'avenir", mais aussi "un vote sanction".
Après 6 mois où tout allait bien, le gouvernement
Sarkozy-Fillon semble découvrir que les prix flambent pour le "commun des mortels".Mais rappelons au préalable que sur plusieurs gammes de produits (MDD, premiers prix), surconsommés par les plus modestes, le débat sur les marges arrières est inopérant.
Ensuite, certains évoquent la piste d'une hausse de la concurrence dans la distribution via des ouvertures de points de vente. Or a priori La France n'est pas "sous dotée" en matière de distribution alimentaire si on compare avec nos voisins européens en ce qui concerne la distribution "classique" (hyper, supers, centre ville).
Seuls 2 types de réseaux semble avoir le potentiel d'un meilleur maillage qui soit générateur de concurrence :
- La distribution de produits biologiques : Mais l'absence de prise de position de la part des grands groupes limite les possibilités d'un essor rapide
- La distribution "bas coût" (hard discount): Cependant la hausse de concurrence se ferait alors au détriment du nombre d'emplois au M2 et de la qualité des salaires
En résumé, si il faut se réjouir d'une action sur ce chapitre, on constate que nombre de solutions avancées tiennent plus de l'amateurisme que d'une vraie vision sur ce chapitre.
Publié par Désirs d'entreprendre
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"Le dérapage de Nicolas Sarkozy serait passé inaperçu s'il y avait des résultats" |
| Ségolène Royal sur RTL |
Dans une démocratie où le gardien des principes viole lui-même les principes, l’Etat de droit en prend un coup. Un point de vue de l’avocat William Bourdon, président de l’association Sherpa et ami de « Bakchich » après plusieurs décisions controversées du Conseil constitutionnel.
Le Conseil Constitutionnel est sans doute l’un des piliers de l’état de droit en France. Il l’est parce qu’il garantit aux citoyens qu’une instance judiciaire suprême peut imposer aux pouvoirs publics, quel que soit son rang et son statut, une décision déclarant anticonstitutionnelle une loi votée par le Parlement.
La nature exceptionnelle du Conseil constitutionnel, c’est de prévaloir sur tous les autres pouvoirs. La légitimité de cette primauté n’existe que si les sages s’imposent d’une façon acharnée et intransigeante d’être les gardiens des principes constitutionnels et, par conséquent, de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.
Or, cette légitimité, le Conseil constitutionnel est en train de la dynamiter, touche par touche. Dans sa décision du 15 novembre 2007 par laquelle avait été validée la loi relative à la maîtrise de l’immigration, à l’intégration et à l’asile, il avait fait fi du principe d’égalité (l’article 1 de la déclaration de 1789) du droit au respect de la vie privée, afin de valider le fait de rechercher la filiation d’enfants étrangers par des tests ADN.
L’une des pires ignominies qui a été acceptée par le législateur depuis des décennies
Un pas de plus est franchi avec la décision du 21 février 2008. Il faudrait être bien myope et naïf pour penser que les sages ont sauvé la mise en refusant au président Sarkozy de donner à la loi un caractère rétroactif.
Si les sages l’avaient fait, cela ce serait appelé un « suicide collectif ». En s’y refusant, le Conseil constitutionnel ne fait pas oublier qu’il a validé l’une des pires ignominies qui a été acceptée par le législateur depuis des décennies.
Il faut lire cette décision qui ose affirmer que la rétention de sûreté et la surveillance de sûreté ne portent pas atteinte à la présomption d’innocence et ne seraient pas, en elles-même, une peine.
Dès lors, tranquilles, les Sages affirment que cette loi ne méconnaîtrait pas l’article 8 de la déclaration de 1789 qui affirme le principe de la légalité des délits et des peines, principe qui est au cœur du système de garantie de nos droits et libertés fondamentaux.
Affirmer qu’enfermer pour une durée qui pourrait être perpétuelle un détenu eu égard à la seule probabilité de sa dangerosité ne serait pas une peine est contraire à tous les principes de droit international et à la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme.
Comment imaginer que le Conseil ne l’a pas vu ? Il le sait très bien mais se laisse irriguer par le venin de la peur, celle qui escorte la pensée sécuritaire. Il n’est plus le bouclier qu’il doit être, mais son propre fossoyeur.
Si dans une démocratie, le gardien des principes viole lui-même les principes, c’est évidemment l’État de droit qui s’effrite.
Publication : Bakchich

Pour contacter Ségolène, vous pouvez le faire par le biais du mail de son association "Désirs d'avenir" :
