Synthèse de la réunion du Comité Local « Désirs d’Avenir » des Vals de Saintonge
Saint-Hilaire-de-Villefranche – 20 avril 2006
« Donner à chacun les moyens de réussir sa vie »
Innover pour que le système éducatif permette à ce que chacun trouve sa place dans notre société. Le rôle du politique c’est de (re)donner à l’Education Nationale des missions claires, établir une feuille de route lorsque l’école ne fait que reproduire les inégalités. Car, que demande-t-on à l’éducation : à ce que chacun ait une formation ? à ce que chacun soit citoyen ? ou bien tout à la fois ? Rendre impossible l’apprentissage dès 14 ans, réinstaurer l’engagement de l’Etat sur la scolarisation dès 2-3 ans, permettre la poursuite des études en repensant le système des bourses.
Revoir la formation des enseignants car elle n’est actuellement pas lisible. Peu confrontés aux élèves durant leur formation, les enseignants peu expérimentés se retrouvent parachutés dans des postes pour lesquels ils ne sont pas préparés, ce qui entraîne un turn-over trop important pour s’installer dans la durée.
Intégration des handicaps au niveau scolaire. La loi de février 2005 n’affecte pas de moyens suffisants (suppressions de CLIS ou disparitions de SEGPA). La redéfinition de la notion d’handicap est nécessaire car elle ignore de nouveaux handicaps sociaux tels que le développement de carences d’éducation (liée à la maltraitance ou à l’abandon du rôle parental) ou bien la mise en place de moyens qui n’existent qu’à un échelon très localisé.
La laïcité comme principe phare de l’intégration. Abroger la participation des communes aux frais de scolarité des élèves du privé.
Lutter contre l’insupportable. Face à la dégradation de la situation des salariés, à la baisse dramatique du pouvoir d’achat, aux fausses informations véhiculées par les médias, aux baisses du financement de la prise en charge sociale des individus (CAF, CRAMCO, CPAM,…), il faut dénoncer ce qui se pratique afin de mettre à jour la réalité.
Repenser la distribution des richesses. Celle-ci a subi une baisse de 10 points en 20 ans. La question de l’impôts est posée : faut-il les baisser ou bien faire des choix afin de permettre une meilleure redistribution ? Une taxation sur les automates doit être mise en place afin que chaque emploi perdu soit compensé. Faire la chasse la chasse au travail au noir en axant sur les risques pris par les salariés et sur l’approche anti-sociale qu’elle représente. Supprimer le RMI afin de donner véritablement à chacun les moyens d’accéder à l’emploi, car le rôle du politique est de soutenir ceux qui sont désorganisés pour les aider à s’insérer. La pauvreté n’est pas un choix et elle coupe de l’accès à l’éducation ou à la culture.
Redonner sa place à la jeunesse dans notre société. Fondement de l’avenir notre société, les jeunes ont été très nombreux à lutter contre la suppression du code du travail. Une nouvelle relation s’est établie entre les jeunes et leurs parents ouvrant des pistes de réflexion commune.
Avoir la possibilité de choisir là où l’on veut vivre. L’emploi, la présence de services publics et la qualité de vie, souvent liée à la question de la santé, doivent nous permettre de vivre dans un lieu que l’on ne subit pas.
Soutenir le monde agricole. En maintenant les petites exploitations, en facilitant l’installation des jeunes agriculteurs, en réformant le fonctionnement d’organismes tels que la SAFER. Cyril Chappet et Françoise Mesnard
Synthèse de la réunion du Comité Local « Désirs d’Avenir » des Vals de Saintonge
MATHA- 9 mai 2006
Développement Durable et Ruralité
*****
L’énergie :
L’énergie nucléaire fait peur.
Il faut programmer une sortie progressive du nucléaire, développer les énergies renouvelables, inciter à l’installation de chauffages moins coûteux en fonctionnement, veiller à ce que les fabricants n’augmentent pas les prix des systèmes aidés par les collectivités, inciter à l’utilisation d’isolants respectueux de l’environnement…
Les collectivités doivent montrer l’exemple. La loi doit les obliger à respecter certaines normes plutôt que de choisir systématiquement le moins disant au niveau des investissements. La norme HQE doit devenir un impératif ainsi que la lutte contre le gaspillage.
Gestion des déchets :
Elle devrait être obligatoire et intégrée à tout projet.
Il faut penser à la fin de vie des équipements et imposer une dépollution éventuelle du site et une remise en l’état d’origine.
Revoir la politique du logement :
Certaines petites communes deviennent des communes dortoirs alors que les services publics disparaissent.
Attention aux effets pervers des lois de défiscalisation comme la loi De Robien et à la spéculation immobilière qui entraîne les gens à vivre loin de leur lieu de travail alors que les frais de déplacement et la pollution qui en découlent, augmentent sans cesse et que les transports en commun disparaissent.
L’eau et l’agriculture :
L’irrigation et l’arrosage sont abusifs et inutiles dans certaines zones.
On note les effets pervers de certains principes de subvention (primes PAC supérieures pour les cultures irriguées)
L’ostréiculture manque d’eau douce à cause des prélèvements importants de l’agriculture.
Envisageons un service public de l’eau.
Il faudrait obliger l’installation d’un récupérateur d’eau de pluie sur toutes les nouvelles constructions.
La politique agricole :
La PAC dans l’ensemble a été profitable mais beaucoup plus aux grandes exploitations.
La gauche doit tracer une voie vers une politique agricole favorisant le maintien des petites exploitations, une politique créatrice d’emplois et respectueuse de l’environnement.
Les obstacles :
On note l’effet pervers des subventions lorsqu’elles deviennent électoralistes. Elles s’éparpillent et empêchent quelquefois de mettre davantage l’accent sur les priorités et domaines essentiels que sont les 5 piliers représentant de vraies valeurs pour la gauche :
-la santé
-l’éducation
-l’environnement
-la justice
-les solidarités
Les subventions doivent être conçues en terme de redistribution. La source en reste l’impôt qui est juste quand il permet à tous de mieux vivre.
