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Chères amies, Chers amis,
Je vous prie de trouver ci-joint l'initiative que nous prenons, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, utile aux Français. Le texte en a été publié aujourd'hui.
Je compte sur vous pour nous rejoindre et apporter vos idées sur le site qui sera spécialement créé pour vous accueillir. Elles nous permettront d'aboutir à une belle contribution dont nousseront toutes et tous coauteurs.
Amitiés

CONSULTATION PARTICIPATIVE :
COMMENT LE CONGRES DU PS PEUT-IL ETRE UTILE AUX FRANÇAIS ?

Si vous souhaitez adhérer en ligne à l'association Désirs d'avenir :
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=adhesion
Si vous souhaitez soutenir l'association Désirs d'avenir :
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SIGNEZ L'APPEL LAÏQUE EN CLIQUANT : http://www.appel-laique.org/
Ségolène Royal à La Rochelle le 07 mai RV sur le France 1 à 19 h 30

Les deux premiers volets de la coopération décentralisée de la Région Poitou-Charentes en Inde et la préparation d'une rencontre avec un représentant du Dalaï Lama
Dans l'Etat du Tamil Nadu (sud de l'Inde), j'ai constaté de visu ce qu'a apporté à la population notre partenariat. J'ai souhaité que notre intervention soit mise en œuvre par des ONG sérieuses : Intercultural Network for Developpement and Peace (INDP) et ORCADES
Les différents volets de notre coopération nous ont été présenté par M. Augustin Brutus, le très compétent et impliqué responsable d'INDP, qui œuvre quotidiennement pour aider des indiens « intouchables » à assurer leur subsistance.
1er volet : la reforestation de zones inondées par le tsunami
La politique nationale de reforestation permet aux panchayats (équivalents des communes) de mettre des terres de la communauté à disposition de groupes d'habitants, à charge pour eux de les nettoyer et d'y planter des arbres. Une somme d'argent est allouée au début de l'opération, mais elle ne permet pas aux populations d'assurer l'entretien des plantations. Au bout d'une période de dix ou quinze ans, le produit de la coupe des arbres est réparti entre le panchayat et les habitants (généralement sur une base 60-40). Le bois est utilisé comme combustible ou comme matière première.
Ces projets génèrent des ressources financières et du travail, mais de façon discontinue, faute d'accompagnement des populations concernées. En l'absence d'entretien, les revenus générés par la coupe restent en effet très faibles. Le projet mené consiste donc à construire une action durable de développement, en permettant aux populations d'assurer la plantation et l'entretien des parcelles.
Grâce à des actions spécifiques comme l'organisation de la collecte de graines dans la forêt, l'irrigation du terrain, la protection des espaces les plus fragiles, l'assurance de revenus réguliers avant la production des premières parcelles, la formation et l'accompagnement des personnes concernées, etc., elles auront ainsi du travail et disposeront d'un revenu régulier, permettant d'assurer à terme leur autonomie grâce au développement de productions connexes. A l'issue du projet (coupe des arbres), elles disposeront d'un capital qui constituera leur épargne. Il est prévu également de développer un système de micro crédit dont l'objectif est d'assurer le remboursement des investissements réalisés.
A ce jour, 25 familles ont été mobilisées pour la plantation d'une parcelle de 8 hectares à l'aide d'essences dont les fruits et la coupe apporteront des revenus au bout de 5 ans. Au mois de novembre 2007, l'ensemble des arbres était planté et deux autres unités de reforestation étaient identifiées.
2ème volet : l’élevage caprin
Les populations dalits (intouchables) sont encore dépendantes des castes supérieures et tirent l'essentiel de leur revenu de travaux agricoles saisonniers. L'acquisition de terres, au même titre que l'investissement dans des moyens de productions autonomes reste impossible, les revenus dégagés de leur travail leur permettant à peine de subvenir à leurs besoins de base.
L'action que nous avons mené consiste à expérimenter, à l'aide du micro-crédit, une activité d'élevage de chèvres. Le système de crédit est adapté car les revenus ne sont générés qu'à l'issue de 6 mois par la vente des chevreaux. Ce sont donc les chevreaux qui permettent le remboursement du micro-crédit. Ce système permet de responsabiliser pleinement les personnes concernées, ce qui assure la pertinence et la pérennité du système.
A ce jour, ce sont 540 chèvres qui ont été achetées, permettant de faire vivre 70 familles dont nous avons pu constater le dénuement absolu des conditions de vie.
Le centre de formation de Kalangium
A une vingtaine de kilomètres de Pondichéry, l'INDP a construit ce centre dédié à l'éducation. Il abrite aujourd'hui plusieurs activités : crèche, cours du soir de soutien scolaire, activités éducatives autour de l'éducation à l'environnement. Une attention particulière a été portée à sa construction (production de brique en terre crue), il abrite également une installation de potabilisation de l'eau et de traitement des eaux usées par dégradation naturelle.
Les enfants qui y sont scolarisés sont des filles et fils de dalits victimes du tsunami. Leur accueil et la démonstration qu'ils firent des enseignements reçus, furent particulièrement émouvant.
La rencontre avec les Français de Pondichéry et la perspective d'une rencontre avec un représentant du Dalaï-Lama
Pondichéry compte environ 6500 personnes de nationalité française, fruit du passé français de cette ville jusqu'en 1954. La rencontre fut chaleureuse avec ces français qui habitent à près de 10 000 km. Ils font beaucoup pour les liens entre la France et l'Inde, oeuvrant tous les jours dans le sens de la formule de Nehru : « Pondichéry est une fenêtre ouverte de l'Inde sur la France ».
Pour finir cette longue journée, un premier contact a été établi pour une rencontre vendredi avec le représentant du Dalaï Lama en Inde. Les évènements qui ont secoué Paris sur le parcours de la flamme olympique ont une résonance aussi ici.
Ségolène Royal
Madame Royal,
Les municipales ont révélé la nécessité pour notre famille politique, d'un positionnement plus clair. En tant que simples militants, nous avons observé votre appel, au soir du premier tour des municipales, à une alliance générale avec les socialistes et les démocrates.
Votre parti et le notre sont face à un problème commun : comment envisager son voisin politique ? Méfiance, défiance et rejet ou séduction, alliance et partenariat ? Nous pensons que cette question ne peut pas être, sans arrêt repoussée par les dirigeants du Mouvement Démocrate. Elle est devenue pour nous nécessaire. Notre identité est liée à tout cela. En tant que simples militants nous souhaiterions avancer sur ce sujet.
Depuis plusieurs mois déjà, nous observons le respect que vous avez à l'égard de notre formation politique, pour nos valeurs et pour notre leader, alors que bon nombre de personnalités politiques s'empressent de délégitimer notre existence même. Pour beaucoup, notre présence est condamnable. Vous avez le mérite de considérer notre démarche comme nécessaire et utile. Beaucoup d'électeurs de François Bayrou vous ont fait confiance au second tour de l'élection présidentielle. Nous en faisons partie.
Depuis mai 2007, nous continuons à construire notre voie, la troisième voie, sans relâche. Nous ne renonçons pas. Notre combat est juste. Mais, le centre ne signifie pas pour nous le sectarisme. Bien au contraire. « Travailler avec des gens de sensibilités différentes » : telle est notre ambition. Pourquoi ne pas commencer tout de suite ? Nous avons conscience que par une telle démarche, nous allons choquer, au sein même de notre propre « camp ». Mais nous avons soif de dialogue, de débat et de partage avec les autres familles politiques. La démarche nouvelle que vous inaugurez dans Le Monde, cette après midi, fait preuve d'ouverture : "La consultation s'adresse aux militants du PS, en lien avec les sympathisants et les forces vives qui attendent beaucoup de nous face aux dégradations de toutes sortes commises par la droite".
Aujourd'hui, nous pensons utile d'engager une discussion avec vous. Pourquoi un partenariat PS-Modem à l'avenir ? Pour aller où ? Sur quel projet ? Sur quelle conception de la politique ? Notre combat a été de sortir du giron d'un appareil politique, en l'occurrence, le RPR-UMP. Et nous ne souhaitons nullement retourner sous un régime de domination avec le PS. Alors, comment réfléchir à un nouveau type de partenariat, capable de respecter nos idées, et notre indépendance ? Toutes ces questions, nous souhaiterions en débattre. Nous aimons le Modem. Nous y sommes bien. Nous sommes fiers de notre parcours politique.
Dans le texte que vous venez de publier, vous vous intéressez à ce qui fait la force d'une formation politique : les adhérents, les militants avant tout. Ce respect du militant : nous l'admirons.
Nous entamons maintenant la quête de notre projet. Nos aventures se suivent en parallèle. Nous avons observé beaucoup d'idées communes : refus de la loi de rétention de sûeré, des tests ADN, de la réforme de la justice, collusion entre puissances économiques et puissances médiatiques, la quête d'un état impartial etc... Dans le Monde d'aujourd'hui : vous lancez 10 questions : ce sont les mêmes que nous partageons, et qui font débat auprès des militants.
Nous savons déjà que la ligne de partage au prochain congrès socialiste sera celle entre ceux qui sont capable de travailler avec le Modem et construire des majorités d'idées nouvelles, et ceux qui refusent le dialogue.
Le Modem ne peut plus prétendre engager le dialogue comme on l'a fait à Paris pour les municipales, simplement pour des intérêts électoraux. Le Modem a tendu la main aux socialistes entre les deux tours. C'était trop tard, trop précipité. Nous pensons que des majorités nouvelles peuvent se dégager lors d'accords. Mais aussi sur les idées, en ANTICIPANT. Il doit y avoir un dialogue permanent. Le Modem doit en prendre la tête. C'est ausi ça réinventer la politique.
On ne peut pas rester sans arrêt en dehors de l'action politique, dans notre coin, en attendant le jour J, en attendant la sentance du premier tour. Et oui, nous pouvons peser dans les débats actuels historiques. Nous ne pouvons pas regarder le train passer. Il se passe quelque chose au PS. Le Modem est au coeur de cette ligne de fracture. A nous Modem de peser dans ce débat. A vous de nous aider à tisser des passerelles novatrices en prônant des valeurs communes : respect du militant, valorisation de l'engagement citoyen, état impartial. A nous de faire enfin bouger les lignes politiques.
Des militants MoDem libres, et indépendants qui ont soif de dialogue et d'innovation.
Retrouvez et commentez la lettre ouverte sur le blog de Benoît Charvet

SONDAGE : Nicolas Sarkozy perd 1 point soit 40% - François Fillon chute de 7 points avec 52% d'avis favorables, selon le baromètre mensuel Ipsos-Le Point, à paraître
jeudi.
En mars, ce baromètre avait enregistré une légère remontée de la cote du président de la République, avec 41% d'opinions "favorables" à son action, contre 39% en février.

Le président Nicolas Sarkozy a affirmé lundi que le candidat républicain à la Maison blanche John McCain était "quelqu'un de bien, très droit, très direct", avec "une bonne image", lors d'un
petit-déjeuner avec des ministres, a rapporté l'un d'entre eux.
"Le président nous a dit que John McCain était quelqu'un de bien", un homme "très droit, très direct", qui a "une bonne image", a affirmé ce ministre.
Le chef de l'Etat, qui avait reçu M. McCain à l'Elysée le 21 mars, a également affirmé avoir senti chez le candidat républicain à la Maison Blanche "un fort écho" concernant les questions environnementales.
A l'Elysée, M. McCain avait évoqué avec M. Sarkozy "le changement climatique" ainsi que "notre lutte contre l'extrémisme radical islamiste". Il s'était félicité de l'"ère d'amitié et de coopération" entre la France et les Etats-Unis, qui, avait-il ajouté, va "continuer à s'améliorer".
Nicolas Sarkozy a partagé lundi un petit-déjeuner, organisé par le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux, avec une dizaine de ministres et secrétaires d'Etat, à qui il a demandé de communiquer de façon plus "harmonieuse".
La Région Poitou-Charentes, parce qu’elle travaillait sur d’autres projets avec deux ONG (INDP et ORCADES) menant des actions dans le sud de l’Inde, a décidé de porter son effort de solidarité dans l’Etat du Tamil Nadu, situé sur la côte sud-est de l’Inde, et dont les deux villes les plus importantes sont Chennaï et Pondichéry.
Deux objectifs motivent mon déplacement sur place :
- évaluer l’efficacité des actions mises en œuvre depuis 3 ans ;
- continuer nos apprentissages réciproques : nous avons en effet donné, mais nous avons aussi beaucoup reçu ;
C’est ainsi que nous avons créé en Poitou-Charentes le micro crédit social universel : il permet à des personnes exclues des prêts bancaires de pouvoir emprunter pour un projet de vie, par exemple, la création de son entreprise, l’achat d’une voiture pour aller travailler, etc.
Nous avons à apprendre de l’Inde dans bien d’autres domaines ! Je serai ainsi particulièrement attentive à comprendre les ressorts de la réussite de ce pays, dans les secteurs de l’économie de la connaissance, des hautes technologies, de l’innovation, et des relations performantes entre entreprises et universités. J’essaierai aussi de comprendre pourquoi une partie si importante de la population indienne vit encore dans la pauvreté, sans profiter de ce dynamisme économique.
Le programme
Une première halte à Chennaï pour visiter une unité de WIPRO, une SS2I indienne de plus de 70 000 salariés, ingénieurs de très haut niveau pour la plupart. Puis Pondichéry qui fut française jusqu’en 1954 et qui compte encore près de 7 000 ressortissants français, dont une minorité seulement parle encore notre langue. C’est autour de Pondichéry que se concentrent beaucoup des actions menées par la Région Poitou-Charentes : plantations forestières aux endroits où les vagues du tsunami n’ont laissé pendant longtemps que du sel : dans quelques années, l’activité de coupe donnera des revenus aux habitants ; soutien à l’élevage caprin ; apprentissage du traitement des eaux usées ; développement du micro-crédit à destination particulièrement des femmes défavorisées.
A sa demande, je me rends spécialement à Delhi pour déjeuner avec le Premier ministre indien, Manmohan Singh, avec qui j’évoquerai les sujets de politique internationale, d’échanges éducatifs et universitaires (en 1998, j’étais à Delhi pour créer l’agence de mobilité internationale des étudiants, EduFrance, devenue depuis CampusFrance). J’aborderai aussi bien sûr la question d’Arcelor et de Gandrange. Une solution industrielle existe, défendue par les salariés. La fermeture du site est intolérable, à un moment où la demande d’acier est au plus haut, tout comme les profits de l’entreprise.
Une rencontre est également prévue avec le professeur Swaminathan, personnalité scientifique agronome de renommée mondiale, et père de la « révolution verte » en Inde. Je suis bien sûr en contact avec Sonia Gandhi, qui ne sera pas à Delhi ce jour là : nous sommes convenues de nous rencontrer prochainement.

Pour contacter Ségolène, vous pouvez le faire par le biais du mail de son association "Désirs d'avenir" :