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Les contacts

Pour contacter Ségolène, vous pouvez le faire par le biais du mail de son association "Désirs d'avenir" : contact@desirsdavenir.com


Nous contacter : desirsdavenir17@laposte.net

 


 

 

LES CONTACTS DES COMITES 17

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Bernard LALANDE -
contact@desirsdavenir17.info 

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La Rochelle
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desirsdavenirlr@wanadoo.fr 

Montendre
Bernard LALANDE
contact@desirsdavenir17.info 

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Rochefort
Catherine DUPUIS
dupuis.catherine2@wanadoo.fr 

Royan
Régine JOLY

 reginejoly@wanadoo.fr 

Saint Jean D'Angely
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Saintes
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i.p.c@wanadoo.fr 

Saintonge Romane
Catherine QUERE
c.quere2@wanadoo.fr

Surgeres
Joseph GABORIT
gaboritjomy@wanadoo.fr 

 

Texte Libre



  1.   Ségolène Royal, la Rochelle Mai 2008 (Photo M.Marin) 

    Chères amies, Chers amis,
    Je vous prie de trouver ci-joint l'initiative que nous prenons, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, utile aux Français.
    Le texte en a été publié aujourd'hui.
    Je compte sur vous pour nous rejoindre et apporter vos idées sur le site qui sera spécialement créé pour vous accueillir. Elles nous permettront d'aboutir à une belle contribution dont nousseront toutes et tous coauteurs.

    Amitiés

     
    Signature Ségolène Royal
     
           
      

    CONSULTATION PARTICIPATIVE :

    COMMENT LE CONGRES DU PS PEUT-IL ETRE UTILE AUX FRANÇAIS ?

     Le texte 

     



    Si vous souhaitez adhérer en ligne à l'association  Désirs  d'avenir
    :
    http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=adhesion 

    Si vous souhaitez soutenir l'association Désirs d'avenir :

    http://www.desirsdavenir.org/pdf/bulletin.pdf
     
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  2. SIGNEZ L'APPEL LAÏQUE EN CLIQUANT  : http://www.appel-laique.org/ 

     

     
     

     

       

        

     

     

 
Mardi 30 mai 2006

Retrouvez l'intégralité du débat avec Ségolène Royal.
Au vu des sondages, Ségolène Royal serait la seule personnalité de gauche à pouvoir battre Nicolas Sarkozy lors de l'élection présidentielle de 2007. Mais, derrière le " phénomène Royal ", quelles idées, quel programme ? Emploi, fiscalité, pouvoir d'achat, compétitivité, innovation, patriotisme économique… sur quelle voie la candidate socialiste virtuelle entend-elle conduire les Français ?

ddussapt La seule rupture nécessaire et ambitieuse qui s'impose au pays depuis longtemps, c'est le plein emploi. Pensez - vous que des mesures revisitées comme l'amélioration du pouvoir d'achat, la relance des exportations, les incitations aux entreprises ou le développement de la recherche permettraient d'atteindre cet objectif ? 

 Ségolène_Royal D'abord bonjour à tous et merci d'être présents, nombreux, à ce dialogue en ligne.  Ce qui est évident, c'est que la plus forte attente des Français à l'égard des dirigeants, c'est la lutte contre le chômage. Cette exigence dépasse aujourd'hui toutes les autres. D'autres pays d'Europe ont réussi à baisser leur taux de chômage en dessous des 5 %. C'est donc possible d'y parvenir. Les leviers que vous évoquez doivent être tous utilisés. J'en vois un autre qui peut être très efficace, c'est la mobilisation des régions autour de l'effort de formation professionnelle et d'investissement dans les innovations. Le problème du chômage ne vient pas d'une stagnation de l'offre d'emplois, puisque 10.000 emplois nouveaux se créent chaque jour en France. Sans parler des départs à la retraite, qui libèrent des emplois. Ce qui empêche les chômeurs et les secteurs en pénurie de se rencontrer, c'est d'abord l'inadéquation de la qualification des chômeurs aux besoins des employeurs potentiels. Et ce problème ne peut se régler qu'en grande proximité avec les bassins d'emploi, donc au niveau des régions qui maîtrisent les financements de la formation professionnelle. 

 santiago Pensez vous, Madame, que le marché français du travail doit être flexibilisé ? Comment lutterez vous contre le chômage sans précariser l’emploi ? 

 Ségolène_Royal Je pense que c'est la demande d'emploi qui doit faire preuve d'agilité, car c'est la rigidité de la formation initiale et continue, d'une part, et la rigidité du système d'accompagnement des demandeurs d'emploi, d'autre part, qui créent le chômage structurel. Je voudrais illustrer ce propos par 2 exemples : 1/ On compte aujourd'hui 246.000 étudiants dans la filière "sciences humaines", contre seulement 107.000 dans la filière "formation d'ingénieurs", dont l'industrie manque pourtant cruellement. 2/ Le budget annuel de l'ANPE est de 2 milliards d'euros, à comparer aux 800 millions de dollars par an (650 millions d'euros) que dépense le leader mondial des offres d'emploi par internet pour publier en ligne 46 millions de candidatures et collecter les offres d'emploi de 3 millions d'entreprises clientes. Donc il faut une réforme profonde de l'ANPE pour lui demander d'assurer une politique volontariste d'adaptation des qualifications aux besoins des entreprises, accompagnée d'un plan de formation obligatoire qui ouvre droit au maintien du salaire en cas de perte d'emploi. C'est ça, la sécurisation ! Il n'y a aucune fatalité à la puissance politique face au chômage. Je suis convaincue qu'un cercle vertueux est possible en France, au prix d'une mobilisation des collectivités locales, d'une refondation des services chargés de l'emploi et d'un renforcement d'un dialogue social par branche et par bassin d'emploi. 

 jmn 10.000 emplois nouveaux par jour... ? Combien en moins ??? 

 Ségolène_Royal A peu près autant. C'est bien le problème, car si les formations professionnelles et les compétences permettaient de raccourcir le délai du passage d'un emploi à un autre, le chômage baisserait. Avec un solde positif du fait des départs à la retraite. Et parce que la dynamique de l'emploi fait que, dès que les nouveaux emplois sont pourvus, il s'en crée automatiquement d'autres. 

 francoisegovare J'ai 50 ans, beaucoup de diplômes, une jolie carrière en France et à l'étranger dans le marketing… Mais, en France, je suis trop vieille, selon les chasseurs de tête. Comment lutter ? Légiférer, faire évoluer les mentalités, faire des contrats spécifiques ? Quelles sont vos idées, vous qui êtes dans cette tranche d'âge ? 

 Ségolène_Royal La France présente cette absurde caractéristique d'avoir le taux de chômage des jeunes le plus élevé et le taux des plus de 50 ans le plus élevé également, c'est à dire un immense gaspillage aux deux extrémités de la pyramide des âges. J'ai lancé, dans ma région, une action spécifique sur le chômage des femmes de plus de 50 ans, notamment pour les faire accéder à des métiers considérés comme non traditionnellement "féminins" grâce à un chèque formation de 1.000 euros par femme, qui leur permet de choisir les modules de formation correspondant à leur besoin plutôt que de les bloquer dans des filières toutes faites qui ne débouchent pas. Elles peuvent ainsi négocier avec l'entreprise, en fonction de leur bilan de compétences, ce dont elles ont besoin. C'est un travail de longue haleine mais qui porte ses fruits. Je les encourage à créer leur activité, en leur disant qu'à tout âge on peut réinventer sa vie. Elles peuvent avoir 10.000 euros pour créer une petite activité (commerce, artisanat, services, services à la personne, etc.) Et ça marche ! 

 Janine F. Quelles sont vos intentions concernant les jeunes : école, université, apprentissage, chômage… Pensez-vous que l’université prépare bien à la vie active ? 

 Ségolène_Royal Pour les jeunes, il faut développer les parcours d'accès à la vie active avec des contrats de professionnalisation, développer l'apprentissage pour les jeunes de l'enseignement supérieur qui se sont engagés dans des filières sans issue. 40 % des étudiants sortent de l'université sans diplôme : c'est un gâchis insupportable. Je crois qu'il faut être plus directif lors de l'orientation, car c'est dans l'intérêt même des jeunes de ne pas être "bernés" par des promesses sans lendemain. Pour les jeunes très défavorisés, la suppression des parcours TRACE a été une grave erreur. Il faudra rétablir quelque chose d'équivalent. Enfin, il faut régler le problème du logement des jeunes et développer massivement les cités universitaires ouvertes également aux jeunes travailleurs. Là aussi, je suis pour la décentralisation de ce chantier aux régions. 

 ASIC Bonjour, vous allez proposer de rendre obligatoire, pour un salarié, l'adhésion à un syndicat. Je comprends bien la finalité : donner plus de représentativité aux syndicats et apaiser le dialogue social. Cependant ne pensez-vous que cette obligation soit anti-démocratique voir dictatoriale ? Sinon, pourquoi ne pas imposer d'adhérer à un parti politique (certainement plus représentatifs de la diversité d'opinion que les syndicats) ? Ou alors, pourquoi ne pas créer un syndicat neutre, qui s'engagerait à n'avoir aucun avis et qui accepterait les adhésions de tous ceux qui ne souhaitent pas adhérer aux autres syndicats ? 

 Ségolène_Royal Il y a deux problèmes auxquels il faut répondre : si l'on veut que le contrat entre les salariés, les entreprises et l'Etat prenne le pas sur la loi, alors il faut des syndicats qui ont de nombreux adhérents pour peser dans la négociation et pour permettre, quand c'est nécessaire, des convergences. C'est l'intérêt de la France. Cela éviterait de s'enliser dans des conflits tels que le CPE, car, avec un syndicalisme fort, jamais le gouvernement ne se serait obstiné de cette façon. Dans certains pays, l'adhésion est quasi obligatoire, au sens où elle est couplée avec l'assurance chômage ou l'assurance sur les accidents du travail. C'est ainsi qu'en Suède, le taux de syndicalisation est de 80 %. Contre 8 % en France. Et le chômage y est inférieur à 5 % ! Je crois que c'est lié... et que les entreprises ont compris qu'un syndicalisme fort permettait aussi d'établir des accords intelligents, permettant aux entreprises d'aller de l'avant tout en étant responsables socialement. Le débat est ouvert. Il faudra le traiter avec les organisations syndicales, qui estiment que c'est aussi en donnant plus d'utilité au syndicalisme qu'on développera les adhésions. Il faut aussi regarder la légitimité électorale, qui est plus importante que le taux de syndicalisation. Et, en effet, on se rend compte que lorsqu'il y a un enjeu, les salariés viennent voter. Il faut donc renforcer les obligations annuelles de négocier dans les entreprises. 

 raymond :  Dans le programme socialiste, j'entends parler ici ou là d'une augmentation de la CSG ou de l’impôt sur le revenu. Qu’en est-il exactement ? Etes-vous pour une fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG ? Peut-on les augmenter sans risque pour l’économie ? 

 Ségolène_Royal Le projet du PS prévoit la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG pour donner de la visibilité et de la cohérence au prélèvement fiscal. Ce n'est pas une réforme facile à faire, puisque l'avantage de l'impôt sur le revenu, c'est qu'il est progressif. Je pense qu'il faudra surtout transférer de l'impôt national vers les régions et les départements, en leur demandant de rendre des comptes sur les services rendus. Il y a là, à mon avis, une source importante de lutte contre les gaspillages, les double-emplois, les circuits de financement opaques. 1 euro dépensé doit être 1 euro utile. Des plans de lutte contre les gaspillages doivent être réalisés tous les ans. Enfin, si l'on veut que les citoyens acceptent mieux l'impôt, il faut faire du budget participatif. C'est à dire faire voter sur une partie de l'utilisation de l'impôt. Je le fais dans les lycées de la région : les gens sont à la fois économes, judicieux dans le choix de la dépense, et généreux quand il le faut. 

 andré beltran La loi Fillon prévoit un " rendez-vous " sur les retraites en 2008. Comment un gouvernement de "gauche" y ira-t-il ? Durée de cotisation à revoir ? Négociation pour les métiers pénibles ? Suppression de la décote ? Pour le privé, peut-on revenir sur la réforme Balladur ? 

 Ségolène_Royal La mise à jour de la réforme des retraites doit se faire en tout état de cause avec le maintien du système par répartition. Des injustices ont été commises par la réforme "Raffarin", notamment à l'égard des femmes et des salariés qui ont eu des interruptions d'activité. Vous avez vu que les pays voisins allongent les durées de cotisation de façon très inquiétante, notamment en Grande-Bretagne, où l'on parle de cotisations allant jusqu'à 46 ou 47 ans de durée : c'est à cause de l'effondrement du système des fonds de pension anglais. C'est dire à quel point notre système par répartition est précieux et qu'il faut l'aménager à la marge pour le préserver ! Il faudra intégrer la pénibilité et l'espérance de vie comme critères pour moduler la durée de cotisation. Là aussi, c'est un débat constructif avec les représentants des salariés qui permettra, j'en suis sûre, de déboucher sur des solutions solides. 

 Rahamia :  Quelle serait la politique du logement d'une Ségolène présidente ? 

 Ségolène_Royal :  Le projet du Parti Socialiste est très précis sur cette question cruciale : un "bouclier logement" sera institué pour limiter le coût des loyers à 25% des revenus des ménages modestes et moyens, grâce à la revalorisation des aides et à la création d'un vaste secteur privé subventionné. J'ai parlé plus haut du chantier concernant le logement des jeunes, que l'on pourrait confier aux régions. Il faut aussi maîtriser la spéculation sur le foncier. Je le fais dans ma région, en ayant mis en place avec la Caisse des Dépôts un fonds qui permet aux communes d'acheter des terrains pour construire des logements locatifs : la région paye les taux d'intérêts. Les terrains peuvent être gelés pendant 4 ans. C'est efficace. 

 Elie Arié Avant la mondialisation, la social-démocratie fonctionnait par la redistribution des richesses ( impôts et sécurité sociale, essentiellement). Aujourd’hui, le pouvoir d'achat de tous les Européens est voué à diminuer rapidement : nos grandes entreprises sont destinées à être rachetées par la Chine et l' Inde, avec qui nous ne pourrons jamais être compétitifs. À partir de là, quel socialisme, quelle social-démocratie, quelle redistribution des revenus dans un contexte d'appauvrissement général ? Quelle marge de manoeuvre pour le politique, à part la répartition de l’appauvrissement de façon plus ou moins égalitaire ?  

 Ségolène_Royal :  Mais pourquoi ce fatalisme ?! Nous avons la capacité non seulement à résister, mais aussi à conquérir. Il faut d'abord créer des pôles industriels à taille européenne. Il faut développer les pôles de compétitivité. Enfin, il faut investir massivement dans l'innovation et dans la recherche. Nous avons la capacité de relever tous ces défis, de réconcilier les Français avec les entreprises, de développer l'esprit de conquête et celui d'entreprendre. Un exemple qui va vous amuser, mais qui est très sérieux : la charentaise, fabriquée dans ma région, a failli être totalement délocalisée en Chine. J'ai réuni les 5 dernières entreprises qui la fabriquaient en leur disant qu'il n'en était pas question. Elles se sont secouées, ont relooké leur charentaise… qui désormais s'exporte au Japon ! Pour les encourager, j'ai passé un marché pour équiper tous les élèves des internats de la région, à la prochaine rentrée, pour un montant de 80.000 euros. Je ne désespère pas d'équiper les élèves de toutes les régions de France et, pourquoi pas, de toute l'Europe. Et après... les Chinois ! ;-)  Ségolène_Royal Je vous remercie tous pour ce dialogue. Venez le poursuivre sur www.desirsdavenir.org. A bientôt.

 

par desirsdavenir17 publié dans : Infos du jour
Mercredi 24 mai 2006

L'Express du 25/05/2006 / Les secrets de Ségolène Royal

Ségolène Royal en images  



Cliquez sur l'image pour voir les photographies de la députée des Deux-Sèvres

Premiers pas en politique
Son image: reine des icônes
Ses idées: le ton plus que le fond
François et elle : un couple en équilibre 


par Élise Karlin

La fulgurance de sa réussite a pétrifié ses adversaires. Ségolène Royal, nouvelle favorite des sondages, prend les «éléphants» à contre-pied: jamais d'offensive sur leur terrain, toujours à la manœuvre sur le sien… De Trouville-sur-Mer, où elle fit ses premiers pas en politique, à la présidence de Poitou-Charentes, qu'elle conquit vingt ans plus tard, elle s'est imposée, autant soutenue par certains socialistes que détestée par d'autres. Si elle forme avec François Hollande un couple en équilibre, c'est seule qu'elle phagocyte l'espace médiatique, véritable reine des icônes. Mais le monde tel qu'elle le voit reste obscur: le ton l'emporte sur le fond. Radiographie d'une femme et de sa stratégie 

Ce jour-là, Jean-Marie Le Pen est d'humeur badine. Il y a environ un mois, il affrontait Jacques Chirac au second tour de l'élection présidentielle… Attablé entre deux journalistes, il revient sur le séisme du 21 avril 2002, évoque l'échec de Lionel Jospin et la déroute des socialistes. «Vous verrez, lance-t-il, soudain sérieux, à des interlocuteurs un peu déconcertés. Dans cinq ans, le candidat socialiste à l'élection présidentielle, ce sera Ségolène Royal!»  

Le leader de l'extrême droite aura donc, le premier, anticipé l'engouement de l'opinion pour l'élue des Deux-Sèvres et l'opiniâtreté de la députée PS à aller au bout de l'aventure. Jean-Marie Le Pen ne la connaît pas - il l'a juste observée à la télévision. Il l'a regardée fonctionner avec les médias, il a écouté avec attention ses interventions, ministérielles ou non: il est désormais persuadé d'avoir raison. Le 14 juin, ce n'est plus une intuition, c'est une conviction.
par desirsdavenir17 publié dans : Infos du jour
Mercredi 24 mai 2006

 

J'estime, malgré mon attachement profond à ce mandat de député, que les électeurs m'ont renouvelé sans discontinuer dans les Deux-Sèvres depuis 1988, qu'il faut à un moment être cohérent entre ce que l'on s'apprête à dire et ce que l'on fait. J'ai donc décidé de respecter avant l'heure ce principe du non-cumul et de transmettre le flambeau de ma circonscription en continuant à y veiller de très près depuis la région, qui est le mandat que je garde. Je crois que la cohérence est une valeur politique de première importance et c'est pourquoi je le fais.

par desirsdavenir17 publié dans : Infos du jour
Vendredi 19 mai 2006
Vendredi 19 Mai 2006
Plus de performance économique mais plus de justice sociale : c'est l'accord gagnant-gagnant entre les entreprises et la collectivité que prône Ségolène Royal. Pour « Les Echos », la « candidate probable » à l'investiture socialiste pour 2007 parle sans tabou de la flexibilité, des 35 heures, du coût du travail. Sa conviction : le vieil antagonisme capital/travail peut être dépassé.
Depuis 2002, les crises s'enchaînent : le 21 avril, le « non » au référendum, la crise des banlieues, le CPE, l'affaire Clear- stream. Ont-elles un point commun ?

Elles expriment toutes une forme de révolte, le sentiment que les politiques n'assument plus leurs responsabilités, qu'ils sont impuissants à donner des perspectives. C'est extrêmement dangereux. Quand il n'y a plus ce désir d'avenir, la machine à dépression économique s'installe.

Comment rétablir la confiance ?

En commençant par faire confiance à l'intelligence collective des citoyens et des territoires ! Et en ne leur infligeant pas le spectacle d'une fin de règne qui démoralise, abaisse l'image de la France et porte préjudice à son économie. L'optimisme individuel des Français s'accompagne d'un fort pessimisme collectif : ils doutent des capacités et du talent de leur pays.

Ces crises ne traduisent-elles pas la difficulté à accepter un monde qui change de plus en plus vite ?

Accepter n'est pas subir. Chaque révolution industrielle a fini, non sans luttes, par déboucher sur sa contrepartie sociale. Celle du charbon et de la machine à vapeur a apporté les premières lois sociales et la reconnaissance des syndicats. Celle de l'électricité et de l'automobile a conduit à un système global de protection sociale et à une amélioration du pouvoir d'achat des salariés. Nous vivons aujourd'hui la troisième, celle des technologies de l'information et de la communication sur fond de mondialisation accélérée : le vieux compromis fordien est mort mais aucun « bon deal », aucune « nouvelle donne », ne l'a encore remplacé. D'où ce déséquilibre ravageur entre le capital et le travail. Tant que nous n'aurons pas réussi à mettre en place les nouvelles sécurités adaptées aux mutations de notre monde, la peur et la méfiance l'emporteront. Le discours sur le CPE a été d'autant plus mal ressenti qu'il a été porté par ceux qui ne connaissent pas la précarité. Il faut arrêter de donner des leçons qu'on ne s'applique pas à soi-même ou dont on ne voudrait pas pour ses enfants. Sinon le gouffre entre gouvernants et gouvernés se creuse.

Pour préparer un « bon deal », il faut s'entendre sur le diagnostic. La gauche a du mal avec le libéralisme... Et vous ?

Si le libéralisme est ce que Maurice Allais, prix Nobel d'économie, a appelé en termes crus la « chienlit laisser-fairiste », je n'en veux pas. Il peut y avoir dans la libre concurrence des facteurs de progrès si elle est corrigée énergiquement dans ses effets pervers et régulée pour être mise au service du progrès. C'est la mission de la gauche.

Quelles formes doivent prendre les nouvelles sécurités dont vous parlez ?

Elles doivent conjuguer deux formes d'efficacité : économique et sociale. Les entreprises ont d'autant plus besoin d'agilité et de réactivité qu'elles sont directement exposées à la compétition internationale. Les salariés, eux, ont besoin que la transition d'un emploi à un autre soit correctement sécurisée sur le plan financier, avec des formations adaptées et un accompagnement personnalisé. Pourquoi les salariés scandinaves vivent-ils sans drame leur mobilité professionnelle ? Parce qu'ils ont confiance dans l'efficacité de leur service public de l'emploi. Plutôt que l'obsession de démanteler le droit du travail, voilà le type de nouvelle donne dont nous pourrions nous inspirer.

La discussion peut-elle porter sur le contrat de travail ?

A une condition : le CDI doit rester la base, car une société qui se précarise dans ses principes fondamentaux va à la dérive. Le CDI, c'est le droit - fondamental pour tout être humain - à la sécurité d'un salaire et à la dignité d'un métier. Il doit être la colonne vertébrale, et c'est par le dialogue social qu'il faut définir ce qui doit être assoupli, en tenant compte de manière équilibrée des besoins des entreprises, en particulier de celles qui innovent et prennent des risques, et de la dignité des salariés, qui ne sont pas une variable d'ajustement jetable.

Faut-il encourager ces entreprises par des mesures fiscales ?

La première mesure à prendre de manière massive, c'est un statut fiscal très incitatif pour les investissements dans la recherche et l'innovation. Et dans l'environnement, poour toutes les éco-industries.

Quand Peugeot a récemment annoncé la fermeture d'une usine de 2.300 salariés en Grande-Bretagne, Tony Blair n'a absolument rien dit...

Cette absence de réaction fait peur. La parole politique doit être utilisée : elle peut être dissuasive et préventive. Les entreprises ont une responsabilité à l'égard des territoires.

L'Etat doit-il défendre une entreprise lorsqu'elle est menacée ?

Oui. Les Etats-Unis ne s'en privent d'ailleurs pas. Mais il faut être honnête et ne pas interdire ce que nos entreprises s'autorisent à l'étranger. Une OPA peut être positive à condition de correspondre à une synergie et à un projet industriel cohérent.

Que pensez-vous du « patriotisme économique » ?

C'est le détournement d'un mot qui signifie aimer et servir son pays. Pour le gouvernement, qui ne s'alarme guère de la présence massive de fonds anglo-saxons au capital des entreprises françaises, c'est un gadget langagier qui couvre la privatisation de Gaz de France et tourne le dos à la constitution nécessaire de champions européens.

Faut-il s'opposer aux délocalisations ?

Il ne faut jamais s'y résigner.

Approuvez-vous l'attitude du député UDF Jean Lassalle qui a fait une grève de la faim pour empêcher une délocalisation à moins de 100 kilomètres de sa commune ?

Non. C'est un dévoiement de l'action parlementaire et le plus baroque, ce sont les ministres qui y cèdent, même si je ne mets pas en cause la sincérité de Jean Lassalle.

Comment lutter contre la sinistrose ?

Il faut réconcilier les Français avec l'entreprise, en finir avec l'archaïsme des relations sociales. Les entreprises qui défraient la chronique sont celles dont les patrons se comportent de façon scandaleuse. Et puis il y a une confusion malheureuse entre la financiarisation de l'économie et l'entreprise. Quand on parle aux Français des fonds de pension, des masses d'argent volatiles qui se déplacent à la recherche du profit maximum de façon totalement déconnectée de la vraie valeur de l'entreprise, c'est l'image de toutes les entreprises qui en souffre.

Vous pensez que les responsables d'entreprise sont trop payés ?

Il y a des excès, des dérives. Les Français sont choqués quand ils apprennent le montant des stock-options, des indemnités de départ et des retraites chapeaux de certains dirigeants. Ils découvrent qu'à une certaine altitude, l'échec paye, alors qu'ils peuvent, eux, perdre leur emploi sans avoir commis une faute.

Les 35 heures sont-elles pour quelque chose dans la dépréciation du travail ?

Ceux qui disent cela se trompent de diagnostic. Ce n'est pas un peu de temps libre en plus qui détourne du travail, mais plutôt un malaise au travail qui conduit à s'investir ailleurs. Voyez la démotivation des cadres. Elle est liée à l'instabilité, à la pression. La politique de la droite a été profondément destructrice de la valeur travail car elle a érigé en norme la précarité pour le plus grand nombre.

Faut-il assouplir encore les 35 heures pour redonner du pouvoir d'achat ?

Des assouplissements ont déjà été apportés. Peut-être faut-il aller au-delà pour que ceux qui veulent travailler plus puissent le faire, mais je trouve scandaleux les chantages à l'emploi auxquels des entreprises se livrent pour remettre en cause des accords de RTT. Le vrai sujet serait de pouvoir moduler le temps de travail selon les étapes de la vie. Je ne crois pas aux réponses rigides une fois pour toutes mais aux évolutions négociées.

Ce « deal », qui doit le passer ?

Les partenaires sociaux, avec l'aide de l'Etat, garant de l'intérêt général. Cela suppose une plus grande représentativité des organisations syndicales et patronales. Il faudra créer en France un syndicalisme de masse, pourquoi pas par une adhésion obligatoire au syndicat de son choix. Mais on pourrait aussi, selon les sujets, élargir le nombre des interlocuteurs.

Vous voulez passer par-dessus les corps intermédiaires ?

Non, car ils sont indispensables. Mais il faut pouvoir associer les citoyens aux grands choix qui les concernent. Je le fais en Poitou-Charentes lors de forums participatifs sur les grands problèmes de la région.

Les syndicats ne sont pas très chauds.

Ils se méfient du consensus à tout prix, c'est-à-dire souvent à bas prix. Moi aussi. Si je souhaite qu'un syndicalisme de masse se développe, c'est précisément pour rééquilibrer un rapport de forces aujourd'hui très défavorable aux salariés. Mais à une partie de l'antagonisme traditionnel entre le capital et le travail, je crois qu'il est possible de substituer un nouvel équilibre dynamique alliant la performance économique et la justice sociale. Je suis sûre qu'il existe un patronat éclairé prêt à accepter ça.

Laurence Parisot fait-elle partie de ce patronat éclairé ?

Je ne crois pas que le Medef ou la CGPME aient cette réputation ! Je vois beaucoup de chefs d'entreprise qui ne s'y reconnaissent pas. Ils ne font pas d'idéologie, ils se battent et ont compris que des salariés heureux sont productifs.

Y a-t-il un problème de coût du travail ?

Oui, mais pas à cause des salaires, à cause des charges. Il faudrait transférer les cotisations maladie et famille sur la fiscalité. Car la couverture de ces risques relève de la solidarité nationale.

Faut-il augmenter le SMIC ?

Je ne veux pas tomber dans la facilité du « demain, on rase gratis », mais la France des « mille euristes » a beaucoup de mal à joindre les deux bouts. Et avec la hausse des charges il y a de plus en plus de travailleurs pauvres et de familles surendettées. Donc oui, il faut le faire.

Vous avez dit récemment : « Personne ne doit être payé à ne rien faire. »

C'est une façon de rappeler que le travail est le facteur premier d'intégration sociale et qu'en être privé, c'est aussi perdre un sentiment fondamental d'appartenance et, parfois, jusqu'à l'estime de soi. Ceux qui se situent en bas de l'échelle des salaires ont souvent le sentiment qu'il n'est pas juste que d'autres touchent autant avec des revenus d'assistance ; cela nourrit le rejet de l'autre et la hantise du déclassement. Il ne faut pas ignorer cette question par angélisme. Il est exclu de revoir nos solidarités à la baisse ou de se résigner au nombre croissant de travailleurs pauvres, mais il faut dire clairement qu'en contrepartie de toute ressource, il y a un travail ou une formation utile, ce qui est d'ailleurs prévu dans les textes.

Dans votre région, vous conditionnez l'attribution d'aides publiques à divers critères comme la qualité de l'emploi. Cette logique est-elle transposable au niveau national ?

Lorsque je gère les impôts payés par les citoyens, j'ai le souci de ne pas gaspiller. Donc c'est une logique du gagnant pour l'entreprise-gagnant pour la région. Je constate qu'après une période d'étonnement les entreprises jouent le jeu. Au niveau national, c'est parfaitement transposable, cela fait partie de la bonne gouvernance.

D'autres économies sont-elles possibles, compte tenu du poids de la dette ?

Oui. La gauche doit se donner pour objectif de réduire les déficits. Une politique favorable à la croissance l'y aidera, mais l'Etat doit réduire son train de vie, ses gaspillages et ses doublons en misant notamment sur une vraie décentralisation. Un Etat fort qui organise la redistribution est parfaitement compatible avec une décentralisation qui va jusqu'au bout.

Le « royalisme », pour le moment, c'est davantage une méthode que des propositions précises.

Le « royalisme », franchement, ce n'est pas un slogan que je revendique. Je préfère parler de « ségolisme ». Mais chaque chose en son temps. Nous sommes en train de finaliser le projet des socialistes et je ne vois pas pourquoi je devrais aujourd'hui brandir mon propre catalogue. La méthode, c'est essentiel. Voyez le contre-exemple du CPE. Je crois à la nécessité d'un diagnostic partagé avec les Français : cela mérite du temps avant de décider et de passer à l'acte. Il faut ensuite évaluer lucidement, corriger au besoin, admettre qu'une décision politique interagit avec le corps social et que des ajustements sont nécessaires. La rigidité, c'est le meilleur moyen de ne rien changer.

Vos valeurs : travail, famille, patrie...

(Rires). L'association de ces trois mots est choquante et de sinistre mémoire ! Mais revaloriser le travail, défendre les familles dans leur diversité, nucléaire, recomposée, monoparentale, homoparentale, et savoir ce qui nous fait tenir debout dans une même nation, oui, c'est important. Plus la justice et les solidarités, tout se tient.

L'« ordre juste » que vous défendez n'est-il pas un thème de droite ?

Absolument pas. La droite, c'est l'autoritarisme, l'injustice et le désordre qui en résulte. Je défends, moi, un ordre qui procède de la justice et une autorité fondée sur des valeurs partageables. Les règles respectées sont les règles respectables : celles qui s'imposent à tous et pas seulement aux uns pendant que les autres s'en affranchissent.

Ordre juste, sécurité durable, Nicolas Sarkozy utilise les mêmes termes.

Pas vraiment ! Dans les cités où le désespoir et la colère s'accumulent, dans le monde du travail où règne la peur d'être débarqué du jour au lendemain, dans l'ensemble de la société où le « descenseur » social semble inexorablement en marche, à la tête de l'Etat : partout, la droite sème l'injustice et crée le désordre.
par desirsdavenir17 publié dans : Infos du jour
Jeudi 18 mai 2006

 Ségolène Royal continue de bénéficier d’une dynamique d’opinion favorable. Le Ministre de l’Intérieur gagne 3 points de popularité auprès des Français (58%) et 4 auprès des sympathisants de droite (90%). Les intentions de vote au premier tour en sa faveur progressent de deux points (35%). Et 25% des Français -et, on l’a vu 62% des électeurs UMP- se disent aujourd’hui certains de voter pour lui au premier tour. Pour l’opinion, Nicolas Sarkozy n’a plus de rival à droite. Il lui en reste toutefois une à gauche, qui elle aussi consolide ses positions. La popularité de Ségolène Royal progresse de 7 points auprès des Français (65%) et de 4 points auprès des électeurs de gauche (86%). Les intentions de vote en sa faveur sont en hausse de deux points (30%). De son côté, elle écrase la concurrence au sein de son camp : 41% des sympathisants PS déclarent aujourd’hui être certains de voter pour elle en 2007 quand Lionel Jospin ne réunit que 16% de sympathisants "sûrs", Jack Lang 12% et les autres moins de 10%.

source : lettre des amis de Ségolène - les élu(e)s avec Ségolène

par desirsdavenir17 publié dans : Infos du jour
 

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