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Ségolène Royal, la Rochelle Mai 2008 (Photo M.Marin)
Chères amies, Chers amis,
Je vous prie de trouver ci-joint l'initiative que nous prenons, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, utile aux Français. Le texte en a été publié aujourd'hui.
Je compte sur vous pour nous rejoindre et apporter vos idées sur le site qui sera spécialement créé pour vous accueillir. Elles nous permettront d'aboutir à une belle contribution dont nousseront toutes et tous coauteurs.
Amitiés

CONSULTATION PARTICIPATIVE :
COMMENT LE CONGRES DU PS PEUT-IL ETRE UTILE AUX FRANÇAIS ?

Si vous souhaitez adhérer en ligne à l'association Désirs d'avenir :
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=adhesion
Si vous souhaitez soutenir l'association Désirs d'avenir :
http://www.desirsdavenir.org/pdf/bulletin.pdf
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SIGNEZ L'APPEL LAÏQUE EN CLIQUANT : http://www.appel-laique.org/
Merci d'apporter votre soutien en signant cette pétition et en diffusant ce message largement autour de vous.
http://www.servicedroitsdesfemmesendanger.org
C'est un verdict sévère qui vient d'être rendu sur les huit premiers mois de la présidence Sarkozy : en janvier, le moral des ménages a atteint un minimum historique. Stagnation des salaires, croissance faible, hausse des prix, déficits publics, absence de perspectives pour les jeunes, dont le pessimisme est plus fort que partout ailleurs : l'inquiétude est vive.
Malgré les promesses inconsidérées, nous savions bien que tous les problèmes ne seraient pas résolus en un an. Mais nous étions au moins en droit d'attendre que la situation ne s'aggrave pas. Aujourd'hui, règne la brutalité d'un système où l'argent fou fait la loi, où les valeurs humaines reculent chaque jour un peu plus, où le plus grand nombre paient pour des puissants dont l'impunité est proportionnelle à l'irresponsabilité.
Le choc de confiance promis a laissé place à un choc de défiance, qui dégénère aujourd'hui en vent de révolte. Tout était possible, hier ; mais trop de temps et de fonds publics ont été gaspillés. L'urgence du pouvoir d'achat n'a pas été traitée, l'avenir n'a pas été préparé, la désinvolture publique a tenu lieu de morale politique.
Chacun a compris que le "paquet fiscal" n'avait pas fait frémir d'un dixième la croissance. Pourtant, avec 15 milliards d'euros dépensés chaque année, le budget des universités et des centres de recherche aurait pu être durablement multiplié par deux. La prime pour l'emploi aurait pu être également doublée, donnant à plus de huit millions de salariés français l'équivalent d'un treizième mois. Et avec 15 milliards d'euros, il y avait encore de quoi amorcer notre désendettement.
Quant aux réformes engagées, universités, retraites, marché du travail, elles sont toujours partielles, souvent injustes et à l'effet aléatoire. La réforme du marché du travail, par exemple, consacre la fusion entre ANPE et Unedic : pourquoi pas ? Mais les moyens en faveur d'un service public de l'emploi efficace et d'une véritable sécurité sociale professionnelle ne sont pas engagés.
Pour remplir les caisses qu'il a contribué à vider, Nicolas Sarkozy est devenu "monsieur taxes". Taxe sur la santé avec les franchises médicales, hausse du rendement de la TIPP et de la TVA, création d'un impôt sur les séjours hôteliers, taxation de la publicité, retour en clair-obscur de la TVA sociale : le gouvernement demande aux revenus moyens et modestes de rembourser un bouclier fiscal qui a notamment rapporté 350 millions d'euros à 16 000 contribuables privilégiés.
Il est donc plus que temps de remettre de l'ordre et de s'attaquer aux vrais problèmes. Aujourd'hui, ce n'est pas la quantité de travail des actifs occupés qui fait défaut en France, c'est le chômage des moins de 25 ans et celui des plus de 55 ans qui posent problème ; ce ne sont ni la durée ni le coût du travail qui pèsent sur la compétitivité et entraînent 40 milliards d'euros de déficit de la balance extérieure, mais les investissements en innovation des PME qui manquent.
L'époque des "trente glorieuses", marquée par la rigidité des entreprises et des marchés, est révolue. Innovation, concurrence et mobilité sont désormais la loi de l'époque, pour le meilleur ou pour le pire, selon ce que l'on en fera. Il ne s'agit pas simplement de nous adapter à cette nouvelle donne ! Il faut en être les pionniers vigoureux : le politique est là pour faire en sorte que chacun change, entrepreneurs comme salariés.
Or, c'est toujours aux mêmes qu'il est demandé de faire des efforts. Il y a les gagnants de la mondialisation, qui ont le pouvoir de s'inventer un futur. Il y a ceux qui rêvent au futur qu'ils pourraient avoir si on leur donnait leur chance. Et enfin, il y a ceux qui ne peuvent même plus rêver, parce qu'ils sont tenaillés par les soucis quotidiens.
Notre économie n'acceptera la mondialisation que si on donne à chacun la possibilité d'en être un acteur. Le creusement des inégalités ne fera que tirer la croissance vers le bas. Et si rien n'est fait pour construire la confiance, les injustices criantes déboucheront sur une violence ouverte. Il y a donc trois urgences pour répondre à ces défis et stopper la dangereuse spirale descendante.
La première, c'est réformer l'Etat. Pour transformer les nouveaux risques en forces d'émancipation, la puissance publique elle-même doit changer. D'un Etat qui s'efforce de corriger les inégalités, il faut passer à un Etat qui les attaque à la racine, un Etat qui encourage chaque talent à se développer et à innover par l'accompagnement personnalisé. C'est vrai pour l'école, c'est vrai pour les services publics en général.
La seconde, c'est faire de la sécurité professionnelle et de la hausse du pouvoir d'achat deux réalités indissociables. Il faut pour cela s'occuper des salariés avant la perte d'emploi et non après, quand dans bien des cas il est déjà trop tard. Nous devons mettre fin à l'éclatement des fonds de la formation professionnelle et les réunir dans un nouveau service public de l'emploi, comme réussissent déjà à le faire certaines régions. La formation et la mobilité professionnelle doivent offrir de vraies perspectives de carrière et des hausses de salaires.
La troisième urgence concerne l'université et la recherche. La loi d'autonomie ne résoudra rien tant que la question des moyens n'aura pas été résolue et que les universités ne seront pas soumises à évaluation. Notre enseignement supérieur est handicapé par le gouffre qui existe entre grandes écoles et universités : il est temps de créer des passerelles, généraliser les laboratoires conjoints et des diplômes communs. Il faut aussi revaloriser le métier de chercheur, créer une vraie complémentarité entre enseignement et recherche, faire du doctorat un passage obligé pour les étudiants prometteurs.
Aujourd'hui, l'alignement par le bas et la réduction des salaires tiennent lieu de politique économique. Mais cette spirale est dangereuse. La France doit s'engager sur une autre trajectoire, mobiliser sa créativité et transformer les risques de la mondialisation en potentiel de croissance. Si la dégradation continue, c'est la récession qui menace. Et parce que nous refusons cette triste perspective pour notre pays, je dis à Nicolas Sarkozy : il est encore temps.
Ségolène Royal
"Travailler sur nous-mêmes", "ne pas se replier dans le confort idéologique", "trouver des solutions neuves aux problèmes de notre temps" : à Boston, lundi soir 4 février, à l'invitation du Centre d'études européennes de l'Université Harvard, Ségolène Royal planchait devant une cinquantaine d'étudiants et quelques enseignants sur le thème "Refonder la gauche européenne". Ou, traduit par une auditrice démocrate fascinée par Barack Obama : "Comment redonner vie à un parti rigide et vieux jeu"…
Devant son auditoire américain, elle a fait sienne la "valorisation du capital humain" prônée par Robert Reich, l'ancien ministre du travail de Bill Clinton. "La question est moins : comment résister aux changements? que : comment diriger le changement pour le meilleur?" Autrement dit : comment "mettre les gens avant l'idéologie?" Mme Royal propose de suivre le célèbre précepte de Thomas Jefferson, selon lequel une société se bâtit "du bas vers le haut".
Pour redevenir attractif, le PS doit "se démocratiser, consulter régulièrement les adhérents, mais aussi les sympathisants", dit-elle. Il doit "cesser de faire de la politique à partir des livres" et n'avoir peur de s'approprier aucun sujet, a-t-elle martelé. Sécurité, efficacité économique, immigration, "identité nationale, patriotisme et même la religion sont au plus haut de nos préoccupations". Objectif : ne pas laisser le terrain à la droite. Pour renouveler les idées socialistes, Mme Royal attend beaucoup des think tanks, ces groupes intellectuels de réflexion qui, "aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, ont réalisé un travail formidable en aidant les partis de gauche à redessiner leurs politiques".
Sur le plan organisationnel, l'exemple italien, où plus d'un million de personnes ont participé à un vote sur les orientations du nouveau Parti démocrate, lui apparaît la voie à suivre. Elle rêve de "plusieurs millions de personnes qui tranchent les débats", car "plus la base d'un parti est étroite, plus il a de mal à remettre ses dogmes en cause".
Mieux, "un leader est plus légitimé à 5 millions de votants qu'avec 150 000" – le nombre des adhérents au Parti socialiste. Une fois sa mue réalisé, le PS sera alors en mesure de diriger une "large coalition" allant du centre gauche via le Modem aux altermondialistes, à l'instar des alliances qui se mettent en place pour les élections municipales.
Interrogée sur les problèmes ethniques et d'immigration, MmeRoyal a insisté sur le "refus du communautarisme". La grande majorité de l'auditoire, pour qui le terme de communauté est fondateur des identités "conjuguées" (africain-américain, italo-américain, hispano-américain, etc.), n'a pas saisi de quoi Mme Royal parlait.
Par Sylvain CYPEL - JOURNAL LE MONDE
En déplacement aux Etats-Unis dans la prestigieuse université d’Harvard (Massachusetts), Ségolène Royal a dénoncé « les dissensions » des membres du Parti socialiste sur la question européenne mises au grand jour lors du Congrès de Versailles.
Devant un parterre d’étudiants français et américains, la présidente de la région Poitou-Charentes a déploré l’indiscipline de ses pairs socialistes qui se sont illustrés lundi lors du vote sur la modification constitutionnelle préalable à la ratification du traité européen de Lisbonne.
Interrogée sur la question européenne par une trentaine d’étudiants tirés au sort, Ségolène Royal a dénoncé l’affrontement que se sont livrés les socialistes sans même prendre selon elle le temps de la concertation. « L’actualité donne en ce moment un spectacle assez spécial en France puisqu’il y a le Congrès ». « Au sein du Parti socialiste, il y a eu beaucoup de désaccords, de dissensions sur la question de la Constitution, sur la question de l’Europe ». « Aujourd’hui, c’est assez douloureux pour les socialistes d’assister de nouveau à ces tensions alors qu’il y a tellement à faire » citant notamment la question du pouvoir d’achat. « Il va falloir lors des prochaines échéances statutaires du parti trancher une bonne fois pour toute la question de l’Europe. Moi je défendrai l’idée de l’Europe, je suis très européenne mais pas pour n’importe quelle Europe. Une Europe par la preuve, une Europe qui prend a bras le corps les problèmes politiques posées »
Ségolène Royal est revenue sur les attaques formulées dans son propre camp. « Les membres d’un parti doivent comprendre que nous défendions tous ensemble des idées majeures, des propositions ». « Moi-même, j’ai énormément souffert d’un manque de discipline et d’unité du parti alors que j’avais été désignée par 60% dès le premier tour » de la primaire socialiste en novembre 2006.
Ségolène Royal devrait mettre cette semaine aux Etats Unis à profit pour s’exprimer sur de nombreuses questions de politique étrangère et d’autres plus économiques, entourée par des professeurs d’Harvard.
A Neuilly et Bondy, petit sondage de derrière les fagots.
Les Neuilléens, s’ils se montrent les plus aimables du monde avec le passant égaré, éprouvent une réticence à s’ouvrir à l’étranger incrusté dans la cité, surtout si celui-ci les assaille de questions. Ne désespérons pas pour autant de montrer au monde le visage authentique d’un Neuilly débarrassé de ses vieux poncifs.
On s’accroche donc, comme à l’occasion de ce petit sondage réalisé avec l’aide de quinze sympathiques Neuilléens qui ont accepté de répondre à ces questions : êtes-vous satisfait de votre existence ? Pensez vous qu’elle sera meilleure dans un an, ou pire ?
Trois jours ont été nécessaires pour réunir toutes les réponses, pas seulement à cause de la timidité des locaux. Il y a dans cette démarche un souci de ne pas cibler exclusivement les Neuilléens assujettis à l’ISF. Beaucoup de belles balades sous la pluie donc, pour trouver un peu de tout.
Sur quinze personnes sondées, cinq sont insatisfaites de leur existence à Neuilly. Parmi les trois individus interrogés en bas d’une résidence où logent les petits revenus de Neuilly, deux ont donné cette réponse. Des jeunes, qui voient dans leur travail à la voirie une situation temporaire.
Les trois autres insatisfaits sont : un lycéen qui angoisse pour son avenir, un publiciste qui s’apprête à déménager de Neuilly – « car la ville est très fermée sur elle-même et que c’est cher » – et un représentant des piliers de comptoir de la ville qui s'est fait larguer. Ces cinq-là ont tous l’espoir qu’il y aura du mieux dans leur existence, sauf le cœur d’ourson brisé par sa dulcinée.
Chez les bienheureux, un bon tiers table sur une stagnation de leur situation, un autre sur une amélioration, un dernier pense qu’ils devront se préparer à une récession économique susceptible de toucher leur secteur d’activité. Ce tiers restant représente la population commerçante du sondage ainsi qu’une personne qui affirme payer l’ISF, « pour le prochain coup de pompe du fisc, mais plus pour longtemps ».
Par souci de comparaison, le même sondage a été réalisé à Bondy, mais en beaucoup moins de temps, certainement parce que le Bondynois et la Bondynoise ont la réponse plus rapide, habitués aux sondeurs casse-pied de Carrefour.
Tout comme à Neuilly, un bon tiers des personnes interrogées se disent insatisfaits de leur existence, dont un lycéen de 17 ans qui se plaint de ne pas savoir encore ce que c’est qu’une fille. Deux reprochent à la ville d’être peu avenante et s’inquiètent de la situation de l’emploi. Une trentenaire caresse le rêve d’être parisienne et le dernier soumis à la question galère pour trouver du boulot.
Deux-tiers des satisfaits pensent que l’année sera moins joyeuse, les risques de récessions tempérant leur optimisme. Une personne est sûre que 2009 sera top, elle file en tour du monde. Le prochain cru aura meilleur goût, espèrent tous ceux qui ont décrété qu’ils ne seraient pas heureux cette année.
Un sondage annexe, avec seulement cinq individus, a été réalisé dans deux endroits emblématiques de Bondy et Neuilly. A Bondy Nord, les cités les plus glauques de la ville, personne n’est bien. A l’Ile de la Jatte, un des endroits réputés de la belle des Hauts-de-Seine, tous les sondés estiment que les oiseaux chantent.
Idir Hocini

Un grand coup de vent sur le conseil général de la Charente Maritime...
Ce matin Ségolène Royal est venue saluer nos amis Candidats et conseillers généraux autour d'un petit déjeuner juste avant le la session....

Pour contacter Ségolène, vous pouvez le faire par le biais du mail de son association "Désirs d'avenir" :