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Texte Libre
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Ségolène Royal, la Rochelle Mai 2008 (Photo M.Marin)
Chères amies, Chers amis,
Je vous prie de trouver ci-joint l'initiative que nous prenons, en
vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un
débat de qualité, utile aux Français. Le texte en a été publié aujourd'hui.
Je compte sur vous pour nous rejoindre et apporter vos idées sur le
site qui sera spécialement créé pour vous accueillir. Elles nous permettront d'aboutir à une belle contribution dont nousseront toutes et tous coauteurs.
Amitiés

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CONSULTATION PARTICIPATIVE :
COMMENT LE CONGRES DU PS PEUT-IL ETRE UTILE AUX FRANÇAIS
?
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Si vous souhaitez adhérer en ligne à l'association Désirs d'avenir : http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=adhesion
Si vous souhaitez soutenir l'association Désirs d'avenir : http://www.desirsdavenir.org/pdf/bulletin.pdf
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SIGNEZ L'APPEL LAÏQUE EN CLIQUANT : http://www.appel-laique.org/
"Les 35 heures correspondent à un vrai besoin humain", a estimé mercredi Ségolène Royal, dénonçant "la provocation et l'improvisation" dont a fait preuve Nicolas Sarkozy en reconnaissant vouloir mettre fin aux 35 heures lors de sa conférence de presse à l'Elysée.
"S'il n'y a plus de durée légale du travail, à ce moment-là comment va-t-on mesurer les heures supplémentaires?". Elle a dénoncé une mesure "inapplicable" et "un coup porté aux salariés", provoquant "une grande déception, une grande colère" dans le pays. "Pourquoi brutaliser à la fois les salariés pour qui les 35 heures correspondent à un vrai besoin humain, celui de se reposer, de s'occuper de sa famille, et les entreprises qui ont eu beaucoup de mal à les mettre en place, qui aujourd'hui sont à peu près stables?". "A force de vivre comme un milliardaire et de se déplacer dans les jets privés de ses amis", Nicolas Sarkozy "ne se rend plus compte de la situation actuelle de la France, de l'angoisse des Français, de leurs inquiétudes, de leurs désillusions aussi". "Je pense qu'il faut qu'il redescende sur terre."
Le 8 janvier 2008
Chers Amis,
J'ai reçu la presse en réponse à la conférence de presse de Nicolas Sarkozy. À cette occasion, j'ai déploré le manque de propositions concrètes sur le pouvoir d'achat et j'ai avancé les propositions urgentes suivantes :
- Revenir sur le paquet fiscal afin de doubler la prime pour l'emploi, pour revaloriser le travail de salariés modestes et d'augmenter leur pouvoir d'achat,
- S'attaquer aux secteurs de la grande distribution en supprimant les ententes implicites entre les enseignes et les marges arrières,
- Réformer l'indice des prix,
- S'attaquer aux tarifications bancaires abusives (surendettement, crédit revolving, etc.)
J'ai montré à la presse le programme présidentiel de Nicolas Sarkozy et j'en ai relu les engagements dont on attend toujours la réalisation et notamment, je cite, page 9 : « J'augmenterai de 25% le minimum vieillesse et je revaloriserai les petites retraites ».
Compte-tenu de la situation de la France, nous attendions beaucoup de ces voeux. Le temps des illusions se termine, celui de l'inquiétude commence.
Le moral est au plus bas, les jeunes sont les plus pessimistes de l'ensemble des pays de l'OCDE, la désillusion fait place à l'inquiétude :
- la vie chère,
- les petites retraites,
- le prix excessif de l'alimentation et de l'énergie.
Je me suis étonné de l'absence de bilan de ces huit derniers mois. Nicolas Sarkozy s'est pourtant toujours revendiqué d'être « en première ligne ».
On a donc un président « commentateur » de son inaction, de la « commissionnite aiguë » (plus de 100 commissions ont été créées depuis son élection, tous ministères confondus), un président du commentaire de l'exaspération.
En réponse aux questions des journalistes :
- Sur la fin des 35 heures, en écho aux déclarations des organisations syndicales, j’y vois une “forme de provocation et une forme d'improvisation” : une forme de provocation parce que cela préfigure en fait la fin de la durée légale du travail, une forme d’improvisation parce que cela met par terre une de ses principales propositions
- Sur la suppression des recettes publicitaires pour l'audiovisuel public, j'ai constaté, suite à cette annonce, la hausse de 12% de l'action de TF1 à la bourse de Paris (puisque cela constitue une manne publicitaire supplémentaire pour les chaînes privées). Tout cela est-il bien moral ?
Je serai jeudi et vendredi au contact de la population dans ma région, puis samedi à Saint-Brieuc pour soutenir Danielle Bousquet, candidate aux élections municipales, et enfin le 15 janvier à Strasbourg.
À très bientôt, Amicalement,
Ségolène Royal
PLUME DE PRESSE
Bruno Le Maire, ancien directeur de cabinet à Matignon de Dominique de Villepin et aujourd'hui député UMP de l'Eure, vient de publier Des hommes d'Etat, chronique au quotidien de trois années dans la coulisse du pouvoir. Ce qui nous intéresse ici dans son témoignage est ce qu'il révèle du cynisme de Nicolas Sarkozy, de la façon dont il manipule l'opinion, adoptant des positions non pas parce qu'il pense qu'elles sont bonnes pour la France mais simplement dans le but de se faire élire. Deux exemples très clairs sont livrés lorsque le futur Président affirme : "pour faire de la politique, il faut cliver. On a le texte sur l'immigration : je dis pas qu'il est parfait, mais au moins on clive, les socialistes sont mal à l'aise. Et puis on a la prévention de la délinquance : je dis pas que c'est bien ou pas, la prévention de la délinquance, je dis que les Français attendent ça, ils veulent qu'on soit ferme, et ils voient que les socialistes sont mal à l'aise. Alors qu'est-ce qu'on attend ? C'est que du bonheur, ça !" La définition que donne le Robert du verbe cliver est intéressante : "fendre (un corps minéral, un diamant) dans le sens naturel de ses couches". Ce qui donne dans le sens abstrait : "séparer par plans différents". Ce que Sarkozy veut cliver n'est pas un corps minéral ni un diamant mais le corps électoral. D'autres entretiennent l'ambition de rassembler, mais sa stratégie personnelle est justement inverse. Quant au "sens naturel de ses couches", de quoi s'agit-il concernant l'opinion? Il s'agit d'opposer gauche et droite, basiquement : progressisme et réaction, prévention et répression. Ses textes sur l'immigration ou la soi-disant prévention de la délinquance sont-ils utiles au pays ? Ce n'est pas le problème de Sarkozy. Il les justifie en se réjouissant qu'ils embêtent les socialistes et qu'ils correspondant à ce que "les Français attendent". Est-ce utile, pertinent, efficace de durcir la répression de l'immigration comme de la délinquance ? Peu importe : sondages en mains, il prend les mesures flattant l'opinion. Parfaite illustration de la démagogie et du populisme. Une enquête indiquerait que les Français sont favorables à la peine de mort qu'il proposerait son rétablissement. Autre exemple : "Moi, j'ai dit : il y a une crise morale en France et cette crise, c'est la crise du travail. Bon, je prétends pas que c'est génial, mais c'est un point de départ. Il y a autre chose : la France, c'est pas fini. C'est un thème qui marche bien aussi. Je l'ai vu à Charleville-Mézières, un beau déplacement. Lorsqu'on dit aux gens qui sont là-bas : la fonderie, l'industrie, Charleville-Mézières, c'est pas fini, ils accrochent, je vous garantis qu'ils accrochent". Trouver des thèmes qui plaisent à l'opinion, peu importe qu'ils soient bons ou mauvais. Et puisqu'il s'agit de cliver gauche et droite, quel meilleur moyen qu'adopter carrément les positions de l'extrême droite ? Une démarche consciente et volontaire : "Pour nous, l'élection de 2007 se jouera sur les électeurs de Le Pen. On les prend, on gagne. On les prend pas, on perd", annonce-t-il ainsi. Ce qui est corroboré par l'ouvrage de Yasmina Reza, L'aube le soir ou la nuit, qui rapporte le propos suivant : "Je vous dis une chose. Si on n’avait pas l’identité nationale, on serait derrière Ségolène. On est sur le premier tour, mes amis. Si je suis à 30%, c’est qu’on a les électeurs de Le Pen. Si les électeurs de Le Pen me quittent, on plonge". On y trouve aussi une illustration de la façon dont Sarkozy choisit et défend ses thèmes, dans la conversation suivante : "Nicolas : (répétant une phrase de son discours de Bercy) Entre Jules Ferry et 68, ils ont choisi 68… Bon, c’est limite mauvaise foi… Yasmina : Je suis contente de te l’entendre dire… Nicolas : (il rit) Oui. C’est même terrifiant de mauvaise foi, mais enfin, il faut y aller !"
Voilà donc clairement livrée la personnalité politique du Président : un homme qui est prêt à dire n'importe quoi - ce qu'il fait régulièrement (toujours ?) - pourvu que ça serve son ambition. Et qui, pour conquérir l'Elysée, a attiré vers lui les électeurs du Front national, flattant ainsi ce qu'il y a de plus bas dans l'âme humaine : la haine, l'exclusion, le repli sur soi, le racisme, la violence. Mais gare au retour de bâton : le Président du clivage pourrait devenir celui de la guerre civile.
Olivier BONNET

Nous apprenons par le journal Le Monde que le Premier ministre a confié à un cabinet privé la notation de ses ministres et l'évaluation de leurs résultats. Cette initiative est tout aussi grotesque que dangereuse.
Grotesque parce que l'on voit encore une fois poindre la seule intention pour le gouvernenement de réaliser un coup de communication en faisant miroiter aux Français l'image d'un gouvernement actif, seulement mobilisé sur les résultats. Tout le monde sait qu'il n'en est rien. Dangereuse parce que la politique n'est pas affaire de chiffres, de quotas et de rendement. Elle est une réponse qualitative aux aspirations, aux besoins, aux espoirs et inquiétudes des Français.
La politique est une aventure humaine. Ainsi, je trouve intolérable que le ministre de l'Identité nationale soit bien noté parce qu'il aura renvoyé assez d'immigrés clandestins. Tout aussi ridicule est d'évaluer la ministre de la Culture sur la fréquentation des musées, alors que la politique culturelle doit avant tout favoriser la création. Le ministre de l'Education n'ira pas au piquet si les enseignants ont fait assez d'heures supplémentaires! Rien, là-dessus, sur l'aspiration de ces mêmes enseignants à avoir les moyens de réaliser leur mission de services public.
Sous couvert de création, Nicolas Sarkozy et François Fillon transforment Matignon en un cabinet d'audit. Le chiffre donc, toujours le chiffre! Quelqu'un peut-il dire a Nicolas Sarkozy qu'on ne gère pas la France comme une entreprise de boulons? Quelqu'un peut il lui envoyer le DVD des "Temps modernes" de Charlie Chaplin?
Aurélie Filippetti

La socialiste met en garde "ceux qui s'amuseraient, une fois de plus, à se tirer une balle dans le pied", car "c'est le mouvement qui fera gagner des mairies supplémentaires".
La socialiste met en garde "ceux qui s'amuseraient, une fois de plus, à se tirer une balle dans le pied", car "c'est le mouvement qui fera gagner des mairies supplémentaires".
Ségolène Royal appelle au rassemblement des socialistes pour les municipales de mars prochain, et les met en garde contre les polémiques qui "nuiraient à la dynamique de la campagne", dans un entretien au quotidien Le Parisien - Aujourd'hui en France à paraître vendredi 4 janvier. "Ce sont les polémiques entre socialistes qui nuiraient à la dynamique de la campagne municipale", déclare-t-elle. "Et je mets en garde ceux qui s'amuseraient, une fois de plus, à se tirer une balle dans le pied", car "c'est le mouvement qui fera gagner des mairies supplémentaires", poursuit l'ancienne candidate à la présidentielle.
Forum sur la rénovation le 20 janvier
Interrogée sur son programme immédiat Ségolène Royal répond : "retravailler avec tous les socialistes, y compris ceux qui hier n'ont pas été à mes côtés, pour rassembler, réunir, consulter, discuter, proposer". Elle veut aussi "stimuler les forums participatifs dans le cadre des municipales. M'impliquer pleinement aux côtés des candidats aux municipales et cantonales qui me le demandent". "Et participer, le 20 janvier, au forum sur la rénovation du PS qui se tiendra à la Mutualité, à Paris", ajoute-t-elle. Interrogée sur l'éventualité de se rallier à un premier secrétaire qui ne serait pas elle, Ségolène Royal répond: "La question n'est pas d'actualité".
Le Nouvel Obs
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Adhérer

Quelques mots sur l'adhésion : DESIRS D'AVENIR se propose de fédérer toutes celles et tous ceux qui trouvent que notre société devrait aller mieux et qui veulent pour s'en donner les moyens débattre et construire ensemble des propositions. Elle s'est constituée autour d'un premier groupe de proches de SEGOLENE qui ont déjà travaillé ou milité avec elle, qui la connaissent et apprécient ses convictions et sa manière de se saisir à bras le corps des problèmes. Pour adhérer à DESIRS D'AVENIR il vous suffit de retourner le bulletin d'adhésion (cliquer sur ce lien).
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