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Mardi 12 février 2008

La cote de confiance de Nicolas Sarkozy est en chute libre. Comment l'expliquez-vous ?

Cette baisse est le symptôme d'une crise politique à la fois sociale et morale. Les Français sont angoissés par la baisse de leur pouvoir d'achat et la précarité. Petites retraites, éducation, santé, banlieues... nous constatons une absence de résultats alors que Nicolas Sarkozy a fait des monceaux de promesses. Aujourd'hui, elles lui reviennent comme un boomerang. Il y a aussi un problème de tenue, de comportement du chef de l'Etat. Sarkozy est en train de décrédibiliser la parole politique et la fonction présidentielle.

Mais François Fillon, lui, gagne des points...

Le Premier ministre profite du vide présidentiel. Les Français ont besoin de se raccrocher à quelque chose. Nicolas Sarkozy n'est élu que depuis huit mois et il reste encore plus de quatre ans de mandat ! Depuis son élection, le chef de l'Etat a créé six impôts nouveaux alors que la hausse des prix affecte le pouvoir d'achat : on nous occupe avec un feuilleton médiatique tandis qu'en profondeur les inégalités s'aggravent et la récession menace.

Que retenez-vous du retrait de David Martinon à Neuilly ?

Cette affaire est révélatrice d'une mauvaise conception de l'action politique. L'élection, c'est d'abord le respect des électeurs. Ce n'est pas le fait du prince. Le président est en pleine dérive monarchique en désignant qui est son successeur ou qui ne l'est pas, à quel moment on l'installe et à quel moment on le retire... Cette péripétie ridicule offre un spectacle affligeant de la morale politique.

Le PS est-il le favori des prochaines élections municipales ?

Ce scrutin peut permettre de sanctionner le président de la République afin qu'il se ressaisisse. Il y a une telle désillusion que les électeurs peuvent adresser un avertissement très fort. Mais c'est aussi l'occasion d'un vote de projets. Villes, départements et régions socialistes prouvent au quotidien qu'il y a d'autres façons de gérer l'argent public. En Poitou-Charentes par exemple, je conditionne l'obtention d'aides à l'interdiction de délocaliser quand les entreprises font des bénéfices.

Certains dirigeants socialistes évoquent un gain de 30 villes...

Méfions-nous des objectifs chiffrés. Les électeurs n'aiment pas du tout que l'on annonce des résultats avant même qu'ils ne se soient exprimés.

Etait-ce vraiment utile de passer cinq jours aux Etats-Unis comme vous venez de le faire ?

Oui. Je soutiens beaucoup de candidats aux municipales. En même temps, ma responsabilité est de continuer à travailler en profondeur. Dans cette optique, mes rencontres avec des chercheurs de la prestigieuse université Harvard ont été très fructueuses pour maintenir et attirer la recherche en France. Je travaille collectivement et sans tapage pour, en temps voulu, contribuer à l'élaboration d'un projet crédible.

Propos recueillis par Eric Hacquemand


par desirsdavenir17 publié dans : Qu'en pensez-vous ?
Mardi 12 février 2008

Blog suspendu, bouquin à venir

Chers lecteurs, chers camarades, chers amis,

Pardon d'avance pour l'impudeur de cette confession mais je suis au regret de vous informer que je suis aujourd'hui dans une situation catastrophique. Licencié il y a quelques années par le groupe de presse auquel j'appartenais, quand il a déposé le bilan, je ne vis que des piges que je parviens à vendre. Ces derniers mois, à la suite de la revente de titres qui m'employaient, j'ai perdu mes moyens de subsistance et ne touche plus aujourd'hui que 250 à 300 euros par mois (deux pages pour un magazine de la presse professionnelle), sans allocation ni aide d'aucune sorte. Je ne pourrai bientôt plus payer à la mère de mes deux enfants - qui touche le SMIG - leur pension alimentaire, ni le loyer de mon deux-pièces dans un village du Pays d'Aix où se loger est devenu hors de prix. Comme ces millions de Français qui ne parviennent plus à joindre les deux bouts. Un "intellectuel précaire", dit-on.

Lorsque j'ai créé Plume de presse, il y a bientôt deux ans (le 14 février), c'était pour ne pas rester inactif et verser dans l'auto-dévalorisation du chômeur de longue durée, pouvoir m'exprimer dans ce que je sais faire et produire même sans commande rémunérée. L'expérience s'avère éminemment positive. Ce blog est aujourd'hui classé 4ème de la catégorie politique par Wikio et vous êtes environ 4000 à venir le lire chaque jour. Une belle forme de reconnaissance, complétée par les référencements, au fil du temps et suivant les billets, par Rézo.net, Wikipédia, la revue de presse de Yahoo, De source sûre, Rue89, Politis.fr et Politis papier, l'Obs.com, Libération.fr et Libération papier, Acrimed, Bellaciao, Arrêt sur images ou encore le site de la Télé Suisse Romande. Las, tout cela ne me rapporte pas un centime. Il m'arrive fréquemment de passer quatre heures, entre la veille sur l'actualité, les recherches, la confrontation des sources et la rédaction, pour produire un billet quotidien. A cela s'ajoute la lecture des commentaires qui se doit d'être vigilante, puisque j'en assume la responsabilité juridique. Tenir ce blog est une vraie passion, mais elle est dévorante, et financièrement stérile.

Or mon seul projet concret aujourd'hui est l'écriture d'un livre. J'en ai trouvé l'éditeur, qui le présente comme suit sur son blog :
couv__bouquin_bonnet"L'écran de fumée créé par l'omniprésente communication présidentielle résiste mal à un travail de vérification journalistique point par point, jour après jour. Olivier Bonnet, auteur de "Plume de presse, le blog sabre-au-clair d'un journaliste engagé", se livre à cette dissection méthodique du discours et des actes, les remet en perspective et les confronte aux faits. Sous une plume acerbe et caustique, son analyse prend alors la forme d'une implacable démonstration : le "sarkozisme" repose avant tout sur une stratégie de l'imposture permanente."

J'essaie depuis plusieurs semaines, mais je ne parviens pas à avancer dans l'écriture tout en continuant à animer Plume. Voilà pourquoi la décision s'est imposée à moi de suspendre les publications sur ce blog, le temps d'achever l'ouvrage.

Il sera disponible dès ce mois d'avril 2008 au prix de vente public de 17,00 € + 2,90 (de port et d'emballage - au réel ). Pour le pré-commander dès maintenant, je vous invite à adresser votre chèque (19,90 €) à l'ordre de "Les Points sur les i" et au dos préciser "Olivier Bonnet" (pas de paiement en ligne puisque nous n'encaissons pas le chèque avant la parution du livre) aux : éditions les Points sur les i - BP 96 - 94 272 Le Kremlin-Bicêtre Cedex.

"Vous avez aimé le blog ? Vous aimerez le livre !"

Portez-vous bien en attendant. De mon côté, j'ai un gros travail à fournir.

Et merci encore de vos nombreux témoignages de sympathie et de vos encouragements constants, dans vos commentaires ou via les courriers électroniques que vous m'adressez. Ils me font chaud au coeur.

Olivier BONNET

par desirsdavenir17 publié dans : Qu'en pensez-vous ?
Mardi 12 février 2008

Les organisations et personnalités signataires rappellent solennellement que, selon l’article 1er de la Constitution, la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Ces quatre termes indissociables définissent des principes qui s’imposent à tous, au premier rang desquels le Président de la République. Or, les déclarations récentes de Monsieur Sarkozy, mêlant ses convictions personnelles et sa fonction présidentielle, portent atteinte à la laïcité de la République.
La mise en cause de ce principe constitutionnel indispensable à la paix civile est inacceptable. Depuis 1905, grâce à la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat, la République assure à chaque citoyen la liberté de conscience, garantit sa liberté de croire ou de ne pas croire et de pratiquer le culte de son choix, de n’en pratiquer aucun ou de pouvoir en changer. Elle permet ainsi de vivre ensemble, dans le respect de chacun, quels que soient ses origines, ses choix philosophiques  ou ses convictions religieuses.
Dans notre République et notre société multiculturelle, la diversité doit être richesse et non source de conflit. Pour cela, la laïcité, assurant l’égalité en droit des citoyens dans le respect des lois de la République, permet à la fois l’expression du pluralisme des convictions et la recherche de valeurs communes pour construire une communauté de destin.
Dans un monde aujourd’hui global et de plus en plus complexe, où se multiplient les voies d’accès à l’information et aux connaissances, et où explose la médiatisation  des événements et de la pluralité des représentations du monde, seule la laïcité permet l’émancipation de tous en favorisant le libre accès au savoir et à la culture et le discernement de chacun pour un libre choix de vie, par une démarche rationnelle et critique faisant toute  leur  place au doute, à l’imagination et à la créativité.
C’est pourquoi, les organisations et personnalités signataires s’opposeront à toute tentative qui mettrait, de fait, en cause la laïcité par une modification du contenu de la loi de 1905. A l’heure où nos concitoyens éprouvent des difficultés et des inquiétudes croissantes, elles les appellent à promouvoir la laïcité comme une exigence partagée avec la ferme volonté de bâtir ensemble une société où la justice sociale assurera, quotidiennement, pour toutes et pour tous, la liberté, l’égalité et la fraternité.

pour signer cet appel http://www.appel-laique.org/ 
par desirsdavenir17 publié dans : Qu'en pensez-vous ?
Mardi 12 février 2008
Lors de la présentation de son plan banlieues, Nicolas Sarkozy a annoncé la création d’écoles "de la deuxième chance", pour ceux qui ont abandonné leurs études trop tôt, se trouvant ainsi dans l’impasse. Certains remarquent que, dans un premier temps, il serait déjà bon de ne pas supprimer postes et moyens à l’éducation nationale.
par desirsdavenir17 publié dans : Qu'en pensez-vous ?
 
 
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