Merci à DESIRS D’AVENIR de THENAC d'apporter sa contribution au débat. Ils étaient plus de 50, rassemblés le 6 décembre pour enrichir notre réflexion.
Thème de la soirée : "Quel environnement socio-éducatif pour nos enfants ?"
Cadre du forum proposé :
Toutes les activités extra-scolaires, à savoir, le sport , les différentes formes de pratiques culturelles susceptibles de contribuer à l’épanouissement des enfants tant physique, que moral ou intellectuel et ce que cela coûte.
Facteurs inhibiteurs de l’accès à ces pratiques ?
· Problème financier
· Auto-exclusion des familles qui ne pensent pas être concernées par certaines pratiques socio-culturelles.
· Problème d’accessibilité pour cause d’éloignement ( urbain/rural).
Axes du forum :
· Qu’est-ce qui doit relever de la compétence exclusive ou partielle de l’Etat ?
· Les collectivités locales et EPCI doivent-ils agir et comment ?
· Est-il du ressort des politiques de promouvoir l’accès à ces activités auprès de tous ?
· Quelles infrastructures ou transports faut-il développer pour passer outre les inégalités territoriales ?
Constats
Devant la dégradation constante de la situation sociale et pécuniaire des familles les choix quant aux activités périscolaires des enfants sont réduits et pour certains disparaissent faute de moyens financiers.
Pour d’autres familles , c’est le temps de disponibilité des parents.
La jeunesse est un domaine très sensible et les élus quel que soit leur niveau de compétence doivent s’en préoccuper.
Les propositions faites se rejoignent toutes pour affirmer l’impérative nécessité d’un financement de l’Etat aux collectivités décidées à œuvrer en faveur de la jeunesse de leur commune ou village. Cela passe par un soutien financier très marqué soit par la participation au financement des licences sportives ou par une prise en charge complète. Pour palier les inégalités territoriales l’intervention de l’Etat apparaît comme étant la solution unique , laissant la liberté aux communes de faire ou pas un effort. Financer les communes par une dotation spécifique liée à la pratique culturelle et sportive. L’Etat venant aider les communes ou collectivités qui s’engageraient dans une politique d’aide aux jeunes.
Il est fréquemment évoqué la nécessité de décentraliser les activités dans les petites communes situées à la périphérie d’une ville plus importante équipée de toutes sortes d’équipements avec les éducateurs ad hoc. L’idée retenue est le déplacement des éducateurs plutôt que celui des enfants pour les activités pouvant être décentralisées.
Pour palier le manque de temps de certains parents il est proposé de développer les ateliers périscolaires pour la découverte d’activités uniquement puisque celles-ci ne peuvent pas être pérennes.
Des activités pourraient être proposées dans certains établissements scolaires et les enfants pourraient choisir les établissements en fonction des activités proposées. Cela est intéressant mais comporte des limites car les activités ne peuvent pas être suivies comme dans un club avec compétitions sportives ou examens de musique (c.f. : conservatoire).
Une amélioration importante pourrait se faire avec davantage de transversalité entre l’éducation nationale et le réseau associatif sportif ou autre. Il faut dépasser les frontières éducatif/périscolaire. (Ex : les animateurs culturels des lycées payés par la région Poitou-Charentes) La journée de l’enfant pourrait être pensée autrement , de façon plus globale avec les enseignements fondamentaux et ce qui vient s’agréger autour.
Certains insistent sur l’importance de l’autonomie des associations et de la nécessité de soutenir la fédération d’éducation populaire qui œuvre dans le sens de la participation citoyenne et démocratique. Il leur faut des moyens pour fonctionner , moyens qui ont été réduits drastiquement par la droite au pouvoir.
Dans l’Education Nationale on s’inquiète de la quasi disparition des CAPES sport et arts plastiques, qui remplacera les profs ? Pour favoriser la découverte des activités il faut les proposer au sein des écoles dès le primaire pour initier les enfants et leur donner envie de faire des choses.
L’implication des parents est apparue pour beaucoup indispensable pour mener des projets ou à tout le moins les accompagner. Un budget participatif pourrait être mis en place dans les villes pour gérer les activités périscolaires. Du côté des associations et de leurs dirigeants on se plaint de la lourdeur administrative des dossiers à remplir pour obtenir de petites subvention de l’Etat. Il faut simplifier au maximum, les associations sont pour la plupart dirigées par des bénévoles.
Un système de ramassage par mini bus des enfants éviterait aux parents de galoper partout le mercredi et cela devrait pouvoir être pris en charge. A Thénac la mairie finance les déplacements et les formations du chargé de mission bénévole d’une association.
Ce forum a été très apprécié par les participants venus nombreux les expériences des élus et militants associatifs ont permis de faire avancer grandement le débat.
Isabelle PICHARD-CHAUCHE
