COMMENT REALISER LA PROMESSE REPUBLICAINE D’EGALITE EDUCATIVE ?
En cette fin d’année ou les agendas sont chargés, nous nous sommes retrouvés une petite dizaine pour plancher sur un thème qui, loin de fédérer, doit être un axe majeur stratégique à développer pendant et après la campagne électorale à venir.
En préambule, l’idée forte qui s’est dégagée est celle de la mission de la République d’éduquer nos enfants. L’égalité républicaine passe aussi par un maillage conséquent du territoire. La notion de proximité de l’école, près des lieux de vie est une condition sine qua non de l’application de cette égalité. L’Education Nationale est un service public ! On peut parler de coûts mais pas de gain de productivité. L’économie se doit d’être au service de l’enfance et pas l’inverse. Notre réflexion s’est orientée sur la tranche d’âge 6/16a, du primaire au collège. Toutes les communes ne sont pas dotées des mêmes moyens. Même si, dans chaque budget communal, la part réservée à l’éducation est importante elle reste encore insuffisante eu égard à l’échec scolaire qui reste un fléau pour notre société. Alors est-ce simplement une question d’argent ? Est-on certains qu’en augmentant la masse budgétaire on contribue à l’amélioration de l’apprentissage du savoir ? Pas si sûr…Un participant a évoqué l’idée d’une péréquation nationale en matière de dotation budgétaire. Mais pour la majorité du groupe il est urgent de diminuer les effectifs d’élèves en classe. Dans un premier temps un maximum de 22 élèves en classe semble être un bon début pour satisfaire à une véritable égalité éducative. Indépendamment de son milieu social chaque enfant doit aborder le passage en sixième dans les mêmes conditions. Mais nous sommes conscients aussi qu’intellectuellement nous ne sommes pas tous égaux ! Il faut donc renforcer l’aide aux devoirs, le soutien scolaire doit être véritablement au cœur du métier des enseignants. Cela passe peut-être par une modification des programmes scolaires. Il est commun d’entendre dire que les programmes sont bouclés aux forceps quand ils ne sont pas finis. Pour un enfant de sixième étudier la civilisation égyptienne, aussi riche soit-elle, cadre-t-il vraiment avec son mode de vie ? Pourquoi, par exemple, ne pas reprendre l’étude de ces civilisations anciennes un peu plus tard quand la structure intellectuelle de l’élève le permet ? En allégeant les programmes ou en mettant l’enfant au cœur de son époque on s’autorise à penser qu’il aura une meilleure approche de celle-ci. Ainsi les moyens dégagés en compréhension et en temps permettraient de donner plus d’amplitude au soutien scolaire. Mais nous pensons aussi que l’égalité éducative doit passer aussi par une autre façon d’enseigner. Une réflexion a porté sur le fait qu’un grand nombre de jeunes enseignants se voient attribuer des postes en zones sensibles sans aucune formation préalable. C’est aussi un échec scolaire !
Voilà un peu pêle-mêle la restitution de la cogitation de ce groupe. J’espère avoir été un rapporteur fidèle aux propos tenus !
Bien sûr nous avons aussi évoqué le rôle des parents. L’éveil à la citoyenneté. Le périscolaire dans son insuffisance en matière de place en crèche, en halte-garderie…
Mais pourquoi pas l’objet d’un autre débat ?
Bien cordialement, Patrick ABIVEN
Animateur du Comité DA du pays royannais