Texte Libre
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Ségolène Royal, la Rochelle Mai 2008 (Photo M.Marin)
Chères amies, Chers amis,
Je vous prie de trouver ci-joint l'initiative que nous prenons, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, utile aux Français. Le texte en a été publié aujourd'hui.
Je compte sur vous pour nous rejoindre et apporter vos idées sur le site qui sera spécialement créé pour vous accueillir. Elles nous permettront d'aboutir à une belle contribution dont nousseront toutes et tous coauteurs.
Amitiés

CONSULTATION PARTICIPATIVE :
COMMENT LE CONGRES DU PS PEUT-IL ETRE UTILE AUX FRANÇAIS ?

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Europe, déficit : tous des imbéciles... sauf nous
Comme il fallait s’y attendre, les dirigeants français ont accueilli avec froideur et condescendance les appels pressants de la Commission européenne et de l’Eurogroupe (réunion des ministres des finances des pays de la zone euro) au respect par la France de l’échéance de 2010 pour le retour à l’équilibre de ses comptes publics
Une nouvelle fois, la France réclame plus de souplesse de la part de ses partenaires et un report de cette échéance à 2012.
La ministre de l’Economie, des finances et de l’emploi, Christine Lagarde, a ainsi estimé que les commentaires de l’Eurogroupe sur l’absence de véritable rigueur de la politique budgétaire de la France manquaient de réalisme, car ils étaient basés sur les prévisions que le précédent gouvernement avait adressées en avril 2007 et que la situation économique avait évolué et s’était fortement tendue depuis lors.
Quel mépris à l’encontre de nos partenaires européens !!!
Comment un ministre des Finances peut-il sous-entendre que ses homologues européens sont des imbéciles, qui ne tiennent pas compte des évolutions du contexte économique international pour formuler leurs avis ?
Il serait sans aucun doute préférable, et plus efficace, de balayer devant notre porte avant de prétendre donner des leçons d’économie aux autres.
Si le président de l’Eurogroupe (le luxembourgeois Jean-Claude Juncker), le président de la Banque Centrale Européenne (le français Jean-Claude Trichet), le Commissaire européen aux affaires économiques (l’espagnol Joaquin Almunia), mais aussi les ministres des finances allemands, néerlandais et britanniques, plaident pour une accélération du rythme de la consolidation budgétaire en France, et le respect du calendrier prévu initialement, c’est précisément parce qu’ils craignent qu’un ralentissement de la croissance économique en Europe ne rende encore plus difficile le retour à l’équilibre budgétaire.
Ils savent en effet pertinemment que tout ralentissement économique servira de prétexte à un nouveau report…
Déjà la ministre de l’Economie, des finances et de l’emploi amorce discrètement une révision à la baisse des perspectives de croissance en 2008, en évoquant un chiffre « autour de 2% », alors même que la loi de finances pour 2008 a été bâtie sur une hypothèse de croissance de 2,25% (précisément au sein d’une fourchette de 2 à 2,5%).
Nul doute que dans quelques mois, lorsque le ralentissement de l’économie mondiale aura pleinement atteint l’Europe, sous l’effet notamment de la crise des « subprimes », la France annoncera une nouvelle révision à la baisse de sa croissance, qui justifiera un nouveau creusement de ses déficits publics.
Cette politique budgétaire peu responsable conduit incontestablement à discréditer la France sur la scène européenne, alors même qu’elle s’apprête à exercer la présidence de l’Union européenne au second semestre 2008.
Prétendre vouloir relancer l’Europe, c’est aussi tenir compte des opinions de ses partenaires pour mener une politique budgétaire rigoureuse et cohérente avec celle des autres pays européens.
BETAPOLITIQUE

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