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Infos du jour

Jeudi 1 janvier 1970

Malgré le retour de Lionel Jospin sur le devant de la scène, Ségolène Royal reste la candidate préférée pour le PS en vue de l'élection présidentielle 2007 pour 42% des Français, devant l'ancien Premier ministre (22%), selon un sondage CSA pour "Le Parisien" et i-Télé, rendu public vendredi.
La présidente de la région Poitou-Charentes gagne un point par rapport à avril dernier, tout comme Lionel Jospin qui conserve sa deuxième place...

 

 

Par desirsdavenir17
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Lundi 15 mai 2006

Les nouveaux adhérents "soupçonnés" d'être majoritairement pro-Ségolène inquièteraient t-ils certaines fédérations ?

Je reçois quelques mails depuis plusieurs semaines, et on peut lire ici ou là sur nombre de forums (y compris sur le site du PS consacré aux adhésions) que nombre de nouveaux adhérents se plaignent de n'avoir toujours pas été contacté par leur fédération ou leurs sections locales, certains alors qu'ils ont adhéré en ligne depuis près de deux mois. Visiblement certaines fédérations départementales ou locales du PS traineraient des pieds pour accueillir et contacter les nouveaux adhérents, "soupçonnés" d'être majoritairement pro-Ségolène, et donc contraire à l'intérêt des responsables de ces fédérations-sections qui roulent pour les autres présidentiables connus du PS. Tout ceci met un climat un peu détestable au sein d'un Parti Socialiste qui essaie d'ouvrir ses portes, malheureusement sur le terrain, tous ne jouent pas le jeu !  Aux nouveaux adhérents et aux futurs nouveaux adhérents, courage ! Inscrits au PS avant le 1er juin, vous aurez quoi qu'il arrive votre mot à dire lors de la désignation du candidat ou de la candidate qui représentera le Parti Socialiste pour les prochaines présidentielles. Ségolène a besoin de nos soutiens internes, et le Parti Socialiste a besoin de cette ouverture et de ce renouvellement que nous pouvons apporter, pour un parti plus représentatif de la population et plus proche de nos préoccupations, que des querelles d'éléphants.

Par desirsdavenir17
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Lundi 15 mai 2006
 
 Ségolène Royal répond aux lecteurs de la Dépêche du Midi sur des sujets divers tels le mariage homosexuel ou la démocratie participative

TOULOUSE (AFP) - Ségolène Royal évoque son éventuelle candidature à l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle en déclarant "je me dois d'être prête" dans un entretien avec des lecteurs de la Dépêche du Midi publié lundi.

La présidente de la région Poitou-Charentes, répond à neuf lecteurs de la Dépêche sur des sujets divers comme la démocratie participative, Tony Blair, la réintroduction de l'ours ou encore le mariage homosexuel. La socialiste préférée des sondages, déclare aux lecteurs du quotidien toulousain que "l’hypothèse d’une candidature fait son chemin et je me dois d’être prête si la possibilité se présente".

"L’opinion trouve une simplicité, une cohérence dans ce que je dis et ce que je fais. Je n’ai pas le droit de décevoir" déclare-t-elle pour expliquer sa popularité. Ségolène Royale dit sa "confiance dans les militants socialistes pour choisir le ou la candidate la mieux à même de gagner. (...). Ils sauront empêcher les appareils de déclencher la machine à perdre par les divisions", assure-t-elle. La présidente de Poitou-Charentes met également en relief son goût pour la "démocratie participative". "Nous sommes à un tournant de la maturité citoyenne. Il y a un rejet des politiques et en même temps les gens continuent à s’intéresser à la vie publique (...) leur parole doit être aussi légitime que celle des experts professionnels", estime-t-elle. Elle envisage notamment que "demain toutes les collectivités soumettent au vote des citoyens une petite partie de leur budget dans des domaines comme la culture, l’enseignement, ou l’environnement".

Pour "une représentation plus vraie", la responsable socialiste se dit en outre "favorable à une solution simple et radicale: l’obligation d’adhérer à un syndicat". Interrogée par ailleurs sur le mariage homosexuel, Mme Royal rappelle que "ce sera dans le projet du PS", tout en ajoutant: "reste la façon de l’envisager dans une réforme qui doit réunir une majorité de Français, respecter les opinions et ne pas faire l’objet d’une instrumentalisation politique". Sur sa sympathie pour le Premier ministre britannique, elle répond: "je dis qu’il faut reconnaître qu’il a remis son pays debout en faisant confiance aux jeunes sans mettre au rancart les plus anciens (...) Cela dit, je pense que Tony Blair a fait le mandat de trop".

Quant à la réintroduction de l'ours qui déchire les Pyrénées, la responsable socialiste déclare: "je suis favorable à ce que l’on reprenne le débat, que l’on fasse une pause dans le programme de réintroduction, (...) pour que la liberté des animaux sauvages s’organise dans la quiétude des bergers".

Par desirsdavenir17
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Jeudi 18 mai 2006

 Ségolène Royal continue de bénéficier d’une dynamique d’opinion favorable. Le Ministre de l’Intérieur gagne 3 points de popularité auprès des Français (58%) et 4 auprès des sympathisants de droite (90%). Les intentions de vote au premier tour en sa faveur progressent de deux points (35%). Et 25% des Français -et, on l’a vu 62% des électeurs UMP- se disent aujourd’hui certains de voter pour lui au premier tour. Pour l’opinion, Nicolas Sarkozy n’a plus de rival à droite. Il lui en reste toutefois une à gauche, qui elle aussi consolide ses positions. La popularité de Ségolène Royal progresse de 7 points auprès des Français (65%) et de 4 points auprès des électeurs de gauche (86%). Les intentions de vote en sa faveur sont en hausse de deux points (30%). De son côté, elle écrase la concurrence au sein de son camp : 41% des sympathisants PS déclarent aujourd’hui être certains de voter pour elle en 2007 quand Lionel Jospin ne réunit que 16% de sympathisants "sûrs", Jack Lang 12% et les autres moins de 10%.

source : lettre des amis de Ségolène - les élu(e)s avec Ségolène

Par desirsdavenir17
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Vendredi 19 mai 2006
Vendredi 19 Mai 2006
Plus de performance économique mais plus de justice sociale : c'est l'accord gagnant-gagnant entre les entreprises et la collectivité que prône Ségolène Royal. Pour « Les Echos », la « candidate probable » à l'investiture socialiste pour 2007 parle sans tabou de la flexibilité, des 35 heures, du coût du travail. Sa conviction : le vieil antagonisme capital/travail peut être dépassé.
Depuis 2002, les crises s'enchaînent : le 21 avril, le « non » au référendum, la crise des banlieues, le CPE, l'affaire Clear- stream. Ont-elles un point commun ?

Elles expriment toutes une forme de révolte, le sentiment que les politiques n'assument plus leurs responsabilités, qu'ils sont impuissants à donner des perspectives. C'est extrêmement dangereux. Quand il n'y a plus ce désir d'avenir, la machine à dépression économique s'installe.

Comment rétablir la confiance ?

En commençant par faire confiance à l'intelligence collective des citoyens et des territoires ! Et en ne leur infligeant pas le spectacle d'une fin de règne qui démoralise, abaisse l'image de la France et porte préjudice à son économie. L'optimisme individuel des Français s'accompagne d'un fort pessimisme collectif : ils doutent des capacités et du talent de leur pays.

Ces crises ne traduisent-elles pas la difficulté à accepter un monde qui change de plus en plus vite ?

Accepter n'est pas subir. Chaque révolution industrielle a fini, non sans luttes, par déboucher sur sa contrepartie sociale. Celle du charbon et de la machine à vapeur a apporté les premières lois sociales et la reconnaissance des syndicats. Celle de l'électricité et de l'automobile a conduit à un système global de protection sociale et à une amélioration du pouvoir d'achat des salariés. Nous vivons aujourd'hui la troisième, celle des technologies de l'information et de la communication sur fond de mondialisation accélérée : le vieux compromis fordien est mort mais aucun « bon deal », aucune « nouvelle donne », ne l'a encore remplacé. D'où ce déséquilibre ravageur entre le capital et le travail. Tant que nous n'aurons pas réussi à mettre en place les nouvelles sécurités adaptées aux mutations de notre monde, la peur et la méfiance l'emporteront. Le discours sur le CPE a été d'autant plus mal ressenti qu'il a été porté par ceux qui ne connaissent pas la précarité. Il faut arrêter de donner des leçons qu'on ne s'applique pas à soi-même ou dont on ne voudrait pas pour ses enfants. Sinon le gouffre entre gouvernants et gouvernés se creuse.

Pour préparer un « bon deal », il faut s'entendre sur le diagnostic. La gauche a du mal avec le libéralisme... Et vous ?

Si le libéralisme est ce que Maurice Allais, prix Nobel d'économie, a appelé en termes crus la « chienlit laisser-fairiste », je n'en veux pas. Il peut y avoir dans la libre concurrence des facteurs de progrès si elle est corrigée énergiquement dans ses effets pervers et régulée pour être mise au service du progrès. C'est la mission de la gauche.

Quelles formes doivent prendre les nouvelles sécurités dont vous parlez ?

Elles doivent conjuguer deux formes d'efficacité : économique et sociale. Les entreprises ont d'autant plus besoin d'agilité et de réactivité qu'elles sont directement exposées à la compétition internationale. Les salariés, eux, ont besoin que la transition d'un emploi à un autre soit correctement sécurisée sur le plan financier, avec des formations adaptées et un accompagnement personnalisé. Pourquoi les salariés scandinaves vivent-ils sans drame leur mobilité professionnelle ? Parce qu'ils ont confiance dans l'efficacité de leur service public de l'emploi. Plutôt que l'obsession de démanteler le droit du travail, voilà le type de nouvelle donne dont nous pourrions nous inspirer.

La discussion peut-elle porter sur le contrat de travail ?

A une condition : le CDI doit rester la base, car une société qui se précarise dans ses principes fondamentaux va à la dérive. Le CDI, c'est le droit - fondamental pour tout être humain - à la sécurité d'un salaire et à la dignité d'un métier. Il doit être la colonne vertébrale, et c'est par le dialogue social qu'il faut définir ce qui doit être assoupli, en tenant compte de manière équilibrée des besoins des entreprises, en particulier de celles qui innovent et prennent des risques, et de la dignité des salariés, qui ne sont pas une variable d'ajustement jetable.

Faut-il encourager ces entreprises par des mesures fiscales ?

La première mesure à prendre de manière massive, c'est un statut fiscal très incitatif pour les investissements dans la recherche et l'innovation. Et dans l'environnement, poour toutes les éco-industries.

Quand Peugeot a récemment annoncé la fermeture d'une usine de 2.300 salariés en Grande-Bretagne, Tony Blair n'a absolument rien dit...

Cette absence de réaction fait peur. La parole politique doit être utilisée : elle peut être dissuasive et préventive. Les entreprises ont une responsabilité à l'égard des territoires.

L'Etat doit-il défendre une entreprise lorsqu'elle est menacée ?

Oui. Les Etats-Unis ne s'en privent d'ailleurs pas. Mais il faut être honnête et ne pas interdire ce que nos entreprises s'autorisent à l'étranger. Une OPA peut être positive à condition de correspondre à une synergie et à un projet industriel cohérent.

Que pensez-vous du « patriotisme économique » ?

C'est le détournement d'un mot qui signifie aimer et servir son pays. Pour le gouvernement, qui ne s'alarme guère de la présence massive de fonds anglo-saxons au capital des entreprises françaises, c'est un gadget langagier qui couvre la privatisation de Gaz de France et tourne le dos à la constitution nécessaire de champions européens.

Faut-il s'opposer aux délocalisations ?

Il ne faut jamais s'y résigner.

Approuvez-vous l'attitude du député UDF Jean Lassalle qui a fait une grève de la faim pour empêcher une délocalisation à moins de 100 kilomètres de sa commune ?

Non. C'est un dévoiement de l'action parlementaire et le plus baroque, ce sont les ministres qui y cèdent, même si je ne mets pas en cause la sincérité de Jean Lassalle.

Comment lutter contre la sinistrose ?

Il faut réconcilier les Français avec l'entreprise, en finir avec l'archaïsme des relations sociales. Les entreprises qui défraient la chronique sont celles dont les patrons se comportent de façon scandaleuse. Et puis il y a une confusion malheureuse entre la financiarisation de l'économie et l'entreprise. Quand on parle aux Français des fonds de pension, des masses d'argent volatiles qui se déplacent à la recherche du profit maximum de façon totalement déconnectée de la vraie valeur de l'entreprise, c'est l'image de toutes les entreprises qui en souffre.

Vous pensez que les responsables d'entreprise sont trop payés ?

Il y a des excès, des dérives. Les Français sont choqués quand ils apprennent le montant des stock-options, des indemnités de départ et des retraites chapeaux de certains dirigeants. Ils découvrent qu'à une certaine altitude, l'échec paye, alors qu'ils peuvent, eux, perdre leur emploi sans avoir commis une faute.

Les 35 heures sont-elles pour quelque chose dans la dépréciation du travail ?

Ceux qui disent cela se trompent de diagnostic. Ce n'est pas un peu de temps libre en plus qui détourne du travail, mais plutôt un malaise au travail qui conduit à s'investir ailleurs. Voyez la démotivation des cadres. Elle est liée à l'instabilité, à la pression. La politique de la droite a été profondément destructrice de la valeur travail car elle a érigé en norme la précarité pour le plus grand nombre.

Faut-il assouplir encore les 35 heures pour redonner du pouvoir d'achat ?

Des assouplissements ont déjà été apportés. Peut-être faut-il aller au-delà pour que ceux qui veulent travailler plus puissent le faire, mais je trouve scandaleux les chantages à l'emploi auxquels des entreprises se livrent pour remettre en cause des accords de RTT. Le vrai sujet serait de pouvoir moduler le temps de travail selon les étapes de la vie. Je ne crois pas aux réponses rigides une fois pour toutes mais aux évolutions négociées.

Ce « deal », qui doit le passer ?

Les partenaires sociaux, avec l'aide de l'Etat, garant de l'intérêt général. Cela suppose une plus grande représentativité des organisations syndicales et patronales. Il faudra créer en France un syndicalisme de masse, pourquoi pas par une adhésion obligatoire au syndicat de son choix. Mais on pourrait aussi, selon les sujets, élargir le nombre des interlocuteurs.

Vous voulez passer par-dessus les corps intermédiaires ?

Non, car ils sont indispensables. Mais il faut pouvoir associer les citoyens aux grands choix qui les concernent. Je le fais en Poitou-Charentes lors de forums participatifs sur les grands problèmes de la région.

Les syndicats ne sont pas très chauds.

Ils se méfient du consensus à tout prix, c'est-à-dire souvent à bas prix. Moi aussi. Si je souhaite qu'un syndicalisme de masse se développe, c'est précisément pour rééquilibrer un rapport de forces aujourd'hui très défavorable aux salariés. Mais à une partie de l'antagonisme traditionnel entre le capital et le travail, je crois qu'il est possible de substituer un nouvel équilibre dynamique alliant la performance économique et la justice sociale. Je suis sûre qu'il existe un patronat éclairé prêt à accepter ça.

Laurence Parisot fait-elle partie de ce patronat éclairé ?

Je ne crois pas que le Medef ou la CGPME aient cette réputation ! Je vois beaucoup de chefs d'entreprise qui ne s'y reconnaissent pas. Ils ne font pas d'idéologie, ils se battent et ont compris que des salariés heureux sont productifs.

Y a-t-il un problème de coût du travail ?

Oui, mais pas à cause des salaires, à cause des charges. Il faudrait transférer les cotisations maladie et famille sur la fiscalité. Car la couverture de ces risques relève de la solidarité nationale.

Faut-il augmenter le SMIC ?

Je ne veux pas tomber dans la facilité du « demain, on rase gratis », mais la France des « mille euristes » a beaucoup de mal à joindre les deux bouts. Et avec la hausse des charges il y a de plus en plus de travailleurs pauvres et de familles surendettées. Donc oui, il faut le faire.

Vous avez dit récemment : « Personne ne doit être payé à ne rien faire. »

C'est une façon de rappeler que le travail est le facteur premier d'intégration sociale et qu'en être privé, c'est aussi perdre un sentiment fondamental d'appartenance et, parfois, jusqu'à l'estime de soi. Ceux qui se situent en bas de l'échelle des salaires ont souvent le sentiment qu'il n'est pas juste que d'autres touchent autant avec des revenus d'assistance ; cela nourrit le rejet de l'autre et la hantise du déclassement. Il ne faut pas ignorer cette question par angélisme. Il est exclu de revoir nos solidarités à la baisse ou de se résigner au nombre croissant de travailleurs pauvres, mais il faut dire clairement qu'en contrepartie de toute ressource, il y a un travail ou une formation utile, ce qui est d'ailleurs prévu dans les textes.

Dans votre région, vous conditionnez l'attribution d'aides publiques à divers critères comme la qualité de l'emploi. Cette logique est-elle transposable au niveau national ?

Lorsque je gère les impôts payés par les citoyens, j'ai le souci de ne pas gaspiller. Donc c'est une logique du gagnant pour l'entreprise-gagnant pour la région. Je constate qu'après une période d'étonnement les entreprises jouent le jeu. Au niveau national, c'est parfaitement transposable, cela fait partie de la bonne gouvernance.

D'autres économies sont-elles possibles, compte tenu du poids de la dette ?

Oui. La gauche doit se donner pour objectif de réduire les déficits. Une politique favorable à la croissance l'y aidera, mais l'Etat doit réduire son train de vie, ses gaspillages et ses doublons en misant notamment sur une vraie décentralisation. Un Etat fort qui organise la redistribution est parfaitement compatible avec une décentralisation qui va jusqu'au bout.

Le « royalisme », pour le moment, c'est davantage une méthode que des propositions précises.

Le « royalisme », franchement, ce n'est pas un slogan que je revendique. Je préfère parler de « ségolisme ». Mais chaque chose en son temps. Nous sommes en train de finaliser le projet des socialistes et je ne vois pas pourquoi je devrais aujourd'hui brandir mon propre catalogue. La méthode, c'est essentiel. Voyez le contre-exemple du CPE. Je crois à la nécessité d'un diagnostic partagé avec les Français : cela mérite du temps avant de décider et de passer à l'acte. Il faut ensuite évaluer lucidement, corriger au besoin, admettre qu'une décision politique interagit avec le corps social et que des ajustements sont nécessaires. La rigidité, c'est le meilleur moyen de ne rien changer.

Vos valeurs : travail, famille, patrie...

(Rires). L'association de ces trois mots est choquante et de sinistre mémoire ! Mais revaloriser le travail, défendre les familles dans leur diversité, nucléaire, recomposée, monoparentale, homoparentale, et savoir ce qui nous fait tenir debout dans une même nation, oui, c'est important. Plus la justice et les solidarités, tout se tient.

L'« ordre juste » que vous défendez n'est-il pas un thème de droite ?

Absolument pas. La droite, c'est l'autoritarisme, l'injustice et le désordre qui en résulte. Je défends, moi, un ordre qui procède de la justice et une autorité fondée sur des valeurs partageables. Les règles respectées sont les règles respectables : celles qui s'imposent à tous et pas seulement aux uns pendant que les autres s'en affranchissent.

Ordre juste, sécurité durable, Nicolas Sarkozy utilise les mêmes termes.

Pas vraiment ! Dans les cités où le désespoir et la colère s'accumulent, dans le monde du travail où règne la peur d'être débarqué du jour au lendemain, dans l'ensemble de la société où le « descenseur » social semble inexorablement en marche, à la tête de l'Etat : partout, la droite sème l'injustice et crée le désordre.
Par desirsdavenir17
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