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Lundi 21 avril 2008

Juan fête à sa façon la 50e semaine d'existence de la Sarkofrance. Une semaine où, mises à part les robes de Carla Bruni, la droite a taillé dans tout : sécu, hôpitaux, chômage des seniors, allocations familiales…

L'expression est d'Eric Mainville. Après la présidence Bling Bling, Sarkozy a peut être inventé la droite "sniff sniff." Une droite qui taille dans les dépenses sociales et la solidarité nationale, encore un peu complexée par ces mauvaises actions, et qui pleure ses mauvais résultats économiques (son domaine de prédilection !). Cettedernière semaine, la 50ème depuis l'élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République, fut exemplaire.
Dérembourser les frais d'optique
Dimanche 13 avril, la ministre de la Santé délivrait son "couac" : elle expliquait sur RTL qu'il faudrait transférer le remboursement des frais d'optique sur les mutuelles et autres assurances complémentaires. Cinq millions de Français n'ont pas de mutuelle. Comme dirait CeeCee, "Roselyne a raison : il ne faut plus rembourser les lunettes. Les français commencent à voir trop clair dans notre jeu..."
Virer les chômeurs qui refusent deux propositions "valables" d'embauche
Laurent Wauquiez s'est énervé : "je resterai ferme sur les principes !" a-t-il expliqué après avoir proposé une définition des "offres d'embauches valables; : 70% du salaire précédent minimum et 2 heures de transport domicile-travail maximum. Laurent Wauquiez va en en vélo à son ministère.
Culpabiliser sur les niches fiscales
La culpabilité est forte. La député UMP Chantal Brunel a été ovationnée par la gauche à l'Assemblée Nationale quand elle a lancé une charge contre le bouclier fiscal et autres niches avantageuses. Christine Lagarde a dû promettre une étude. Il faut avouer que le gouvernement a dû cette semaine reconnaître que le déficit public (Etat, sécurité sociale et collectivités locales) s'était creusé au-delà de ses prévisions : 2,7% (et non 2,4%) en 2007, 2,5% (et non 2,3%) en 2008 et au moins 2% en 2009 (versus 1,7% prévu). Même la défiscalisation des heures supplémentaires ne sert à rien ! Et l'inflation atteint des sommets.
Radier les chômeurs de plus de 57 ans
Les gouvernements se sont engagés depuis plusieurs années à réduire les statistiques du chômage, et non pas le chômage lui-même. Sur ce terrain, l'équipe Sarkozy est très efficace. Cette semaine, Christine "Marie-Antoinette" Lagarde a ainsi annoncé qu'elle veut supprimer la dispense de recherche accordée aux chômeurs de plus de 57 ans et demi. Et après 2 offres "valables" d'emploi, ils seront radiés !
Licencier les fonctionnaires inaptes
Jeudi 17 avril, Eric Woerth recevait avec satisfaction un "livre blanc.; Blanc comme neige, le livre blanc est un exercice de déresponsabilisation politique : "ce n'est pas ma faute, ce sont les experts qui le recommandent !" Ce livre "Blanc" suggère de bonnes pistes (comme la mobilité des fonctionnaires, la simplification des modes de recrutement et des métiers) et annonce un drame : avec une formulation que même le secteur privé n'utilise pas, le rapport recommande d' "organiser la sortie de la fonction publique des agents devenus inemployables ou dont la valeur professionnelle est insuffisante."
Fermer les petits établissements hospitaliers
Le même jeudi 17 avril), Nicolas Sarkozy annonçait que 1) il n'y aurait aucune fermeture brutale d'hôpital suite à la réforme de la carte hospitalière, mais 2) les petits établissements seraient regroupés. Conséquence d'un autre rapport "d'expert", publié il y a quelques jours, la réforme de la carte hospitalière inquiète les villes déjà menacées de désertification économique par les fermetures de tribunaux et de casernes.
Réduire les allocations familiales
Mercredi 16 avril, on apprenait qu'un prochain décret réduira les allocations familiales des foyers avec adolescents : les bonifications accordées pour les adolescents ne seront plus versées dès les 11 ans, mais après 14 ans. Selon Le Monde, cela représente 600 euros de moins par enfant. Cette réforme a été votée à l'automne dernier. Il est temps de passer à la caisse !

La droite "snif snif" est donc à l'oeuvre. Et son président a effectivement changé. Désormais, Nicolas Sarkozy se cache.

Marianne tribune

par desirsdavenir17 publié dans : Qu'en pensez-vous ?
Lundi 7 avril 2008



Le président Nicolas Sarkozy a affirmé lundi que le candidat républicain à la Maison blanche John McCain était "quelqu'un de bien, très droit, très direct", avec "une bonne image", lors d'un petit-déjeuner avec des ministres, a rapporté l'un d'entre eux.

"Le président nous a dit que John McCain était quelqu'un de bien", un homme "très droit, très direct", qui a "une bonne image", a affirmé ce ministre.

Le chef de l'Etat, qui avait reçu M. McCain à l'Elysée le 21 mars, a également affirmé avoir senti chez le candidat républicain à la Maison Blanche "un fort écho" concernant les questions environnementales.

A l'Elysée, M. McCain avait évoqué avec M. Sarkozy "le changement climatique" ainsi que "notre lutte contre l'extrémisme radical islamiste". Il s'était félicité de l'"ère d'amitié et de coopération" entre la France et les Etats-Unis, qui, avait-il ajouté, va "continuer à s'améliorer".

Nicolas Sarkozy a partagé lundi un petit-déjeuner, organisé par le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux, avec une dizaine de ministres et secrétaires d'Etat, à qui il a demandé de communiquer de façon plus "harmonieuse".

par desirsdavenir17 publié dans : Qu'en pensez-vous ?
Samedi 5 avril 2008

 

 

 La bataille du congrès socialiste, qui se tiendra du 6 au 9 novembre, est ouverte. Ségolène Royal lance la première salve en présentant, vendredi 4 avril, aux 160 000 adhérents du PS, un texte intitulé "Comment le congrès du PS peut-il être utile aux Français ?".

L'ex-candidate à l'élection présidentielle n'a pas perdu de temps pour engager une démarche qui devra, in fine, porter sa candidature au poste de premier secrétaire, laissé vacant par François Hollande. Deux raisons l'ont incitée à presser le pas : la nécessité d'organiser l'action de ses partisans, qu'elle n'a, jusqu'alors, pas souhaité regrouper dans un courant classique même si elle dispose, à l'extérieur du parti, des réseaux Désirs d'avenir; et le souhait de tirer profit d'une popularité qui reste élevée. Le processus lancé vendredi aboutira, cet été, au dépôt d'une contribution puis d'une motion soumise au vote.

Mme Royal sait qu'elle prend le risque d'apparaître comme mettant à mal l'unité des socialistes. Au lendemain de son succès aux municipales et aux cantonales, le PS avait adopté un calendrier destiné à différer l'ouverture des hostilités : la révision des statuts, en juin, précédera l'ouverture officielle de la phase active du congrès.

Pour désamorcer ces accusations, la présidente de la région Poitou-Charentes a choisi une méthode – un questionnaire interactif – qui lui permet de se démarquer de la démarche pyramidale classique d'une contribution d'avant-congrès rédigée en petit comité. Cette "consultation participative" est fondée sur un texte volontairement court, qui prend soin de saluer les "forums de la rénovation" organisés fin 2007 par la direction du PS, met en évidence "les sources des inquiétudes des Français" et rappelle "les valeurs" du PS, avant de formuler "dix questions à trancher".

Cette base de discussion, présentée sous forme de questions, est appelée à être modifiée et complétée d'ici un mois à partir des propositions des militants. Un site Internet sera mis à leur disposition dans les prochains jours.

Les débats seront relayés dans les fédérations par les partisans de Mme Royal, qui trouve ainsi un moyen de mettre en mouvement ceux qui se reconnaissent à travers son action. Elle compte créer une dynamique comparable à celle qui, en 2006, avait fait basculer en sa faveur l'appareil du parti, lui permettant de remporter les primaires.

Pour y parvenir, la présidente de la région Poitou-Charentes devra s'assurer du soutien du plus grand nombre de fédérations, en particulier des plus puissantes comme celles du Nord, des Bouches-du-Rhône et de l'Hérault. "Ce n'est pas un courant mais un élan à vocation majoritaire", dit-on dans son entourage, où l'on refuse de se situer "dans une logique d'addition ou d'agrégats", c'est-à-dire de négociations entre courants.

"DISCIPLINE COLLECTIVE"

Mme Royal revendique une "volonté d'élever le débat" en mettant en évidence, à travers les questions adressées aux militants, autant de "lignes de force qui préfigurent une ligne politique". Elle entend notamment "sortir du fossé entre un discours pseudo révolutionnaire dans l'opposition et un conformisme économique au pouvoir", promouvoir "le goût du risque et l'esprit d'entreprendre", et moderniser l'Etat-providence.

Pas question, toutefois, de cerner de trop près les sujets qui fâchent. Il n'est question ni des alliances, ni de l'organisation de "primaires" pour désigner le candidat à la présidentielle. Rien non plus sur la réforme des institutions, des 35 heures ou des retraites. Là n'est pas encore la question, considère Mme Royal. "C'est un premier pas; je ne contourne pas l'obstacle", assure-t-elle.

Le PS fait l'objet de la dixième question de ce premier document. La nécessité de "parvenir sereinement à décider efficacement, avec le sens de la discipline collective" est mise en exergue. Mme Royal a pris soin d'associer des "coauteurs" qui donnent à sa démarche une dimension collégiale et, surtout, politique.

Dans ce premier cercle figurent notamment le numéro deux du PS, François Rebsamen, les députés Manuel Valls, Michel Sapin et Pascal Terrasse, le député européen Vincent Peillon, mais aussi Gilles Pargneaux, premier secrétaire de la fédération du Nord, Jean Guerard, premier secrétaire de la fédération du Lot-et-Garonne, Guillaume Garot, nouveau maire de Laval, ainsi que les présidents de région Jean-Jacques Queyranne (Rhône-Alpes) et Jacques Auxiette (Pays de la Loire). Selon Mme Royal, cette première liste devrait vite s'étoffer.

Jean-Michel Normand - Le Monde

par desirsdavenir17 publié dans : Qu'en pensez-vous ?
Vendredi 4 avril 2008
Le retour dans le commandement militaire de l'OTAN, pour quoi faire ?

26 avril 2007 : le candidat Sarkozy estime que la présence à long terme des troupes françaises en Afghanistan n'est pas décisive. Il se déclare même prêt à poursuivre la politique de rapatriement de nos soldats, alors engagée par Jacques Chirac. 27 mars 2008, soit onze mois plus tard : en voyage officiel à Londres, Nicolas Sarkozy annonce l'envoi de 1 000 hommes supplémentaires à ceux qui sont déjà présents en Afghanistan.

Je me suis prononcée contre cette fuite en avant. Car les risques d'enlisement sont  trop forts ; car les objectifs n'en sont pas définis ; car on ne peut risquer la vie de nos soldats sans savoir quels sont les objectifs de leur mission ; car il faut en priorité donner au gouvernement d'Hamid Karzaï les moyens d'assurer la stabilité de l'Afghanistan.

Et puis Nicolas Sarkozy oublie sciemment qu'en 1991, François Mitterrand avait souhaité un vote du Parlement sur la présence des forces françaises en Irak… La réforme des institutions et le renforcement du rôle du Parlement promis par le candidat Sarkozy sont clairement jetés aux oubliettes.

Plus grave encore, lors du Sommet de Bucarest, Nicolas Sarkozy a fait prendre à la politique étrangère de la France un virage périlleux. En réintégrant le commandement militaire de l'OTAN, il prétend ainsi redéfinir notre rapport à l'Alliance atlantique et, en même temps, renforcer l'Europe de la défense.

Mais où est passé le « Livre blanc de la Défense », en préparation depuis plusieurs mois et qui devait être soumis au Parlement ? Personne ne l'a encore vu… et lorsqu'on débattra de ses orientations, il sera déjà trop tard. Car entre temps, c'est toute notre politique depuis 1966 qui aura été remise en cause.

Le degré de notre participation à l'Otan est une question fondamentale qui ne doit pas être taboue et dont nous pouvons tout à fait débattre. Mais la France a-t-elle intérêt à se ranger dans le camp atlantiste, sans garantie d'obtenir quelque chose en retour ? La France est-elle attendue et bienvenue dans un commandement militaire qui s'est fait sans nous depuis 42 ans ? Un retour actif à l'Otan permettra-t-il véritablement de renforcer la PESD ?

Sous couvert de préparer la présidence française de l'Union européenne et d'amorcer le développement de la défense commune, Nicolas Sarkozy ne vise, en réalité, qu'une chose : réintégrer pleinement l'OTAN pour inscrire sans réserve notre pays dans «  le camp occidental » et satisfaire son « obsession atlantiste », comme l'a formulé Jean-Marc Ayrault, le 1er avril à l'Assemblée nationale. Une option idéologique dangereuse, selon moi, à l'heure où certains poussent au conflit des civilisations. Et alors que les Etats-Unis ne semblent pas disposés, en matière de défense, à déléguer leur autorité. Ce faisant, Nicolas Sarkozy affaiblit la position européenne au sein de l'Otan.

L'intérêt et la sécurité de la France passent sans conteste par la mise en œuvre d'une vraie PESD, tout en continuant de travailler étroitement avec nos alliés. Au sein de l'Alliance, lourde et grosse machine, la France seule ne pourra jamais peser sur les orientations et les décisions stratégiques. Nous devons donc absolument profiter de notre autonomie pour rassembler nos partenaires européens autour d'une Europe de la défense cohérente et efficace, et avoir ensuite voix au chapitre au sein de l'Otan.  À nous aussi de faire preuve d'exemplarité dans notre engagement en Europe, afin de vaincre les réticences de nos partenaires.



Ségolène Royal
par desirsdavenir17 publié dans : Qu'en pensez-vous ?
Jeudi 3 avril 2008

Le secrétaire national du PS à l'économie, Michel Sapin, a estimé jeudi que l'on était aujourd'hui dans "la rigueur extrême", avant même la prise en compte des "effets de la crise mondiale" qui se traduira "inévitablement par des prélèvements sur tout le monde".

La rigueur est là. Il n'y a plus besoin de l'annoncer, plus besoin de la nier. Aujourd'hui, elle se traduit simplement par de la rigueur budgétaire, mais de la rigueur extrême, des coupes claires dans les budgets de l'Etat (...)", a déclaré le député de l'Indre lors d'une conférence de presse.

M. Sapin a attribué cette situation, non pas à la crise mondiale, mais au "décalage" entre les hypothèses budgétaires pour 2008 (inflation, déficit budgétaire, croissance) et les prévisions révisées, qualifiant ce décalage d'"erreur volontaire", les prévisions initiales étant selon lui, irréalistes.

L'ancien ministre de l'Economie et des finances a rappelé le gel de 7 milliards d'euros de crédits par le gouvernement cette année - "jamais une somme aussi importante n'avait été gelée", a-t-il dit -, sans compter les économies toutes prochaines de plusieurs milliards d'euros dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques.

Encore n'est-ce "qu'une première étape", car l'affaissement de la croissance américaine "aura des conséquences lourdes pour notre économie", a affirmé M. Sapin.

"Les effets de la crise mondiale n'ont pas encore été intégrés dans les comptes publics, dans les décisions du gouvernement. Le jour où il devra prendre en compte cette réalité, il y aura une deuxième étape, et ce seront inévitablement des prélèvements sur tout le monde, pour financer en particulier les 15 milliards d'euros qui n'ont profité qu'à quelques-uns", a-t-il expliqué en se référant au "paquet fiscal" voté en juillet 2007 par le parlement.

Au chapitre des propositions, M. Sapin a estimé que, sur ces 15 mds, "12 peuvent être annulés sans conséquence négative pour l'économie". Seule serait maintenue la réduction d'intérêts versés pour l'achat de la résidence principale.

Cette somme serait affectée d'abord au désendettement de l'Etat puis au "soutien au pouvoir d'achat": + 50% à la prime pour l'emploi, doublement de l'allocation de rentrée scolaire, abaissement d'un demi-point du taux de TVA sur les produits de première nécessité.

Pour "restaurer la compétitivité des entreprises", le PS préconise une modulation de l'impôt sur les sociétés en fonction de l'investissement des entreprises, une refonte des aides directes et fiscales, un effort budgétaire pour l'innovation et la recherche.

Source : AFP


par desirsdavenir17 publié dans : Qu'en pensez-vous ?
 
 
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